TRIBUNE LIBRE – Après avoir signé plusieurs tribunes sur le sujet, le collectif Grenoble à cœur livre un bilan du programme d’urbanisme métropolitain Cœur de ville, cœur de métropole (CVCM). Il considère que celui-ci n’a pas rempli ses objectifs affichés de diminution de la pollution, tout en s’avérant préjudiciable pour la vie économique grenobloise. À quelques mois des élections municipales, Grenoble à cœur remet en avant ses propositions et appelle à prendre en compte celle des unions de quartier.
C’est début 2016 qu’a été lancée l’opération « Cœur de ville, cœur de métropole » (CVCM), qui en seulement deux jours1Les 18 et 19 avril 2017. a fermé le boulevard Agutte-Sembat et rendu aberrant le plan de circulation du centre-ville de Grenoble. Un plan qui a été imposé hors concertation et en faisant délibérément l’impasse sur l’étude de l’impact environnemental prévue par la loi, par le biais d’une dispense… demandée et aussitôt obtenue en plein mois d’août 2016 !
Alors, quel bilan pour Grenoble après 10 ans de CVCM qui avait promis « un centre-ville attractif, apaisé et dynamique » en allant même jusqu’à le dire « dédié au commerce »?
Le dépassement du « niveau rouge d’alerte » au centre-ville
Grenoble avait en 2016 le 4e centre-ville le plus dynamique de France, selon Procos2La fédération représentative du commerce spécialisé.. Aujourd’hui, une association commerciale l’a dit, « Depuis plusieurs années, l’hyper-centre connaît une situation désastreuse : de nombreux commerces ferment leurs portes et l’activité commerciale s’effondre ».
Une dégringolade qui a commencé aussitôt après la fermeture du boulevard Agutte-Sembat, ainsi que l’a confirmé l’ex-président de Label Ville : « Du jour au lendemain, nous avons constaté une baisse de clientèle et du chiffre d’affaires. Des commerçants ont dû baisser le rideau ou déménager à cause de la baisse de fréquentation et de l’impossibilité pour leurs clients de venir chercher la marchandise ».
En deux ans seulement, le nombre de locaux vides a alors dépassé une première fois les 10 %, selon les chiffres mêmes de la Métro. Un taux dont la Métro avait dit qu’il était « le niveau rouge d’alerte » et qui dénote, selon une étude du Sénat, une « vacance très élevée, témoignant d’un déclin de la commercialité ».
Ce massacre, car c’en est un (pertes d’emplois et de l’offre commerciale, désolation des locaux vides), a ensuite été amplifié par l’agrandissement de Grand” Place, voté à l’unanimité du groupe politique d’Éric Piolle, puis par Neyrpic dont ils ont hypocritement refusé de demander la suspension.
Ainsi, avec 12 % de commerces vides, ce taux a atteint le double de celui de 2015. C’était il y a un an. La Métro ayant les données, pourrait-elle faire savoir de combien ça s’est encore aggravé depuis ?
Qui en profite, en dehors du blanchiment dont on ressent confusément mais nettement la progression ? Le fast-food, le CBD, les bars dont certains n’ouvrent même pas en journée, les activités débridées du discount et du jetable auxquelles il s’offre ainsi des opportunités d’emplacements premium à prix dévalorisé : Hema place Grenette, Normal rue de la République, Aldi à la place d’Habitat, Shein aux Galeries Lafayette.
Ce désastre étant évident et sous les yeux de tous, la mairie voudrait faire croire à ceux qui l’écoutent encore que c’est à Grenoble comme partout ailleurs, une tromperie qu’ils déclinent sur tous les sujets et à toutes les sauces.
Pour que « la répétition ne transforme pas un mensonge en vérité » 3Franklin Roosevelt., il suffit de lire cette tribune ou le rapport 2025 de Procos : « Les politiques des villes peuvent avoir des conséquences très destructives parce qu’elles sont excessives (trop grande difficulté d’accès avec des plans de circulation trop compliqués, mauvaise politique du stationnement, mise en œuvre de travaux de voirie sans planification tenant compte des impacts économiques…) ».
Et comme si ça ne suffisait pas, la mairie veut maintenant fermer le cours Berriat dans le sens qui dessert le centre-ville !
Shein et « Cœur de ville, cœur de métropole »
L’installation de Shein est l’effet le plus récent du « Cœur de ville, cœur de métropole » de la mairie, dite écologiste (!), qui a mis les Galeries Lafayette en difficulté du fait d’une « accessibilité au centre-ville compliquée », selon la formule polie du directeur du magasin.
Au lieu de le conserver, comme ceux des villes où leurs établissements se portent bien4Biarritz, Bordeaux, Lieusaint, Marseille, Metz, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Saint Laurent du Var, Strasbourg, Toulouse. Ainsi que Annecy, Clermont-Ferrand et Lyon pour la région Auvergne-Rhône-Alpes., les Galeries Lafayette ont vendu celui de Grenoble à SGM. La (ex ?) capitale des Alpes s’est même alors tristement distinguée en étant la plus grande des onze villes de France que la maison mère a quittées, et cela malgré les 700 000 habitants de l’aire urbaine ! Mais pourquoi viendraient-ils puisqu’on les en empêche ?

Les Galeries Lafayette de Metz, non vendues à SGM malgré les 200 000 habitants de moins qu’à Grenoble métropole (source Google).
Plusieurs marques ont annoncé quitter le (ex) magasin des Galeries Lafayette. Où vont-elles aller ? En périphérie chez Neyrpic ou à Grand’ Place ? Et que deviendront leurs stands ? Vides ? Repris par Shein ?
Précisons ce qu’est l’ultra fast fashion de Shein. C’est un modèle économique prédateur basé sur le jetable5Des vêtements dont les matières et la fabrication ne permettent pas qu’ils soient portés plus de quelques fois, et qui sont non recyclables. à prix indécemment bas et sur l’hyper consommation. C’est pire que la fast fashion de Primark, dont on a vu qu’une foule monstre s’est rendue à Grand’ Place lors de l’inauguration et faire quarante-cinq minutes de queue pour ressortir des sacs pleins les deux mains. Le pouvoir d’achat a bon dos mais le rendre responsable de l’arrivée de Shein à Grenoble, comme le fait la mairie, est une duperie.
Les zones de rencontre
La mairie a ignoré la proposition innovante qu’avait faite Grenoble à cœur : transformer tout le quartier Notre Dame – Sainte Claire en zone de rencontre. Puis elle a adopté cette solution rue de Strasbourg. De deux choses l’une : soit la mairie peut le faire à Notre Dame – Sainte Claire comme c’est toujours possible, soit son plan si elle est réélue est de fermer la rue de Strasbourg.
Le centre-ville devait s’agrandir, il a rétréci
Le centre-ville a rétréci, à l’inverse de la promesse de « Cœur de ville, cœur de métropole » qui disait l’agrandir jusqu’au quartier Hoche. Enclavé par la fermeture de l’accès par le boulevard Maréchal Lyautey, il est devenu une zone idéale pour les trafics. La mairie avait pourtant reçu des alertes de toutes parts, des habitants, des commerçants, de Grenoble à cœur. Ignorante et méprisante, elle s’est contentée de mettre tout le monde devant le fait accompli. Avec l’effrayant résultat qu’on vit aujourd’hui.
Les embouteillages organisés
Les embouteillages ont-ils été cyniquement fabriqués pour faire fuir les automobilistes ? Beaucoup le pensent. Quoi qu’il en soit, l’objectif a été brillamment atteint ! Il a suffi d’une seule année après la fermeture d’Agutte-Sembat pour que Grenoble se propulse à la 4e place de France6Après avoir été 10e en 2016 selon Inrix et 7e selon Tom Tom. pour le temps perdu dans les bouchons7Paris 150 heures par an, Marseille et Bordeaux 146, Grenoble 143 en 2018.. Derrière Paris, Marseille et Bordeaux, trois métropoles pourtant beaucoup plus grandes !
Depuis, les gens se sont mis à éviter de venir, à moins d’y être obligés notamment pour aller-rentrer du travail et pour l’accès aux services administratifs. La congestion a ainsi peu à peu diminué. Mais, même dans ces conditions qui nuisent terriblement à l’activité de la ville, Grenoble détenait en 2024 le record de France des bouchons aux heures de pointe !
Entrée-sortie de Grenoble : la grosse charge ajoutée aux quais de l’Isère
En entrée de Grenoble, la rive gauche a vu CVCM faire grimper son trafic de 27 %8Décembre 2017 versus décembre 2016, hors vacances scolaires (+ 4 500 véhicules par jour !). Ainsi que le bruit monter à un niveau972 dB le jour et 63 dB la nuit fin 2017, valeurs dépassant significativement les seuils réglementaires. bien au-dessus de celui qui existait boulevard Agutte-Sembat, l’un des arguments utilisés pour le fermer !
La rive droite a vu CVCM accroître la circulation de 12 %10Avril 2018 versus avril 2017, hors vacances scolaires.. Sur cette voie unique, que CVCM a absurdement rendue de première nécessité pour pouvoir sortir de Grenoble, il converge le boulevard Maréchal Leclerc et la sortie de La Tronche. Tout le monde, dont les transports en commun, se retrouve coincé dans un embouteillage polluant jusqu’à péniblement réussir à atteindre le bout du quai pour enfin quitter Grenoble.
Ce chef d’œuvre d’urbanisme à la gribouille aura une suite si les génies qui l’ont pondu sont reconduits pour leur nouveau plan : faire pire, comme déjà vu sur les quais au sortir du Covid.
Les écoles sur-polluées du « Cœur de ville, cœur de métropole »
Atmo l’a écrit, CVCM a eu « des effets négatifs sur l’exposition au NO2 à proximité de certains axes du centre-ville, notamment en bordure du cours Gambetta ou de la rue Lesdiguières ». Ces « certains axes du centre-ville » sont ceux où il se surajoute depuis 2017, en plus de l’important trafic qu’ils connaissaient déjà, celui qui passait sur Agutte-Sembat. Ces « certains axes du centre-ville » où la circulation se retrouve donc concentrée sont aussi ceux où la majorité des écoles du secteur sont situées !
Parmi elles, sept11Les écoles maternelle et primaire Jean-Jaurès, le collège et le lycée Champollion, l’école élémentaire Marianne-Cohn, l’école maternelle Marceau, le collège de l’Aigle. sont aujourd’hui encore victimes chaque jour du plan de circulation aberrant de CVCM. Elles sont les plus polluées de Grenoble. De plus, le supplément de pollution qu’elles subissent ainsi fait qu’elles voient moins les effets de la tendance nationale de baisse du NO2, comparativement aux autres écoles du bassin grenoblois.
Créée en 2017, cette situation défavorable à la santé de 4 000 enfants et de milliers d’habitants est toujours là en 2025. Car la mairie a dit Niet à l’interpellation citoyenne des unions de quartier qui demandaient simplement, pour baisser l’ajout de trafic qui sur-pollue ces écoles, de rétablir la circulation vers l’Isère sur la voie de bus du boulevard Agutte-Sembat.
Pire, comme si 4 000 enfants étaient trop peu, la mairie projette d’en impacter 800 de plus en répétant la même absurdité sur la rue Nicolas-Chorier, la parallèle du cours Berriat, ignorant là encore la solution demandée par les unions de quartier !

La rue Nicolas-Chorier, où la Ville projette d’augmenter le trafic devant l’école (source Google).
Mais où est passée la station Atmo du boulevard Gambetta ?
Avant qu’en 2020 le confinement n’arrête la circulation, les relevés Atmo indiquaient12En observant la moyenne métropole par métropole de toutes les stations « urbaines / fond » existantes. que la tendance nationale de baisse du dioxyde d’azote13Essentiellement liée aux progrès des motorisations, les émissions ayant été divisées par 2,25 pour les nouveaux véhicules depuis 2015 (norme Euro 6). était moins visible à Grenoble que dans les trois autres métropoles d’Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis, l’une de ces stations s’est volatilisée14Elle était à la caserne de Bonne, à faible distance du boulevard Gambetta.. Laquelle ? Celle qui mesurait la pollution là où la fermeture d’Agutte-Sembat a concentré le trafic !
Quel contraste entre cette étrange disparition et Lisbonne « capitale verte » qui a, la même année, créé un réseau de 658 capteurs et 80 stations de mesures de la qualité de l’air, des nuisances sonores et des microclimats urbains…
Le double scandale politique et sanitaire du chauffage au bois
Pendant des années, et sans qu’Atmo ne démente, la mairie a exclusivement attaqué la voiture, en l’accusant de méfaits sur la santé qui viennent en réalité très majoritairement du chauffage au bois. Elle a en plus, dans ce même but, déployé une com’ permanente utilisant un deuxième mensonge lui servant à bâillonner toute contestation de sa politique : « un mort tous les trois jours à Grenoble ».
Pourquoi ne connaît-on personne qui ait vu l’un de ces « morts » dont on nous dit encore qu’ils trépassent en masse ? La réponse est dans ce démontage d’infox signé du professeur Bernard Meunier.
Pourquoi les Grenoblois n’ont-ils pas vu de vraie amélioration de la santé de leurs poumons ces dix dernières années ? Parce qu’il est établi que ce sont les particules fines PM2,5 qui nuisent le plus à la santé, et cela de très loin comparativement aux autres polluants dont le NO2. Or, à Grenoble, les émissions viennent à 61 % du chauffage au bois, et parfois même jusqu’à 90 %! Pas étonnant qu’il y ait peu ou pas de progrès puisque la mairie n’y a jamais mis de priorité et qu’elle a même voté contre.
Pire, les PM2,5 que produit la combustion du bois sont particulièrement nocives car leur potentiel oxydant est des plus élevés. Professeur mondialement reconnu, A. Nenes est clair : « Nous savons que [la fumée provenant] de la combustion du bois est beaucoup plus toxique que d’autres types de particules et les résultats mettent clairement en évidence la combustion du bois comme un facteur principal du risque cancérigène à long terme ».

Lors du confinement, avec l’arrêt du trafic, les PM2,5 n’ont baissé que de 7 % à Paris, et ont même augmenté en région grenobloise.
Le bilan des mobilités dites douces
Publiée fin 2021 et analysée ici, l’enquête décennale de la Métropole a donné l’ordre et l’importance des trois mobilités dites douces : la marche est n°1 (34 % des déplacements), suivie des transports en commun (16 %) et enfin du vélo (7 %).
Quel bilan pour la première de ces mobilités ? En 2024 comparativement à 2021, il est passé 8 % de piétons en moins dans la rue Lafayette du « Cœur de Ville, cœur de Métropole » 15Dauphiné libéré du 5 janvier 2025.. Au dernier baromètre des villes marchables, Grenoble a reçu la note misérable de 7,7÷20 et 82 % des répondants considèrent que les conflits entre piétons et “engins de déplacement personnel” (vélos, trottinettes électriques…) sont fréquents. Effectivement, « le concept d’autoroute à vélos existe bien au Danemark, mais pas au centre-ville », notamment car il est très évident qu’il y a alors inévitablement conflit avec les piétons ! Il est vrai aussi que le « niveau d’entretien faible » 16Dauphiné libéré du 19 octobre 2021. de la voirie depuis 2015, choquant au vu des énormes dépenses de CVCM et des autoroutes à vélos, s’est fait entre autres au détriment des trottoirs.
Quel bilan pour la deuxième de ces mobilités ? La fréquentation des transports en commun a baissé de 4,1% en 2023 comparativement à 2019, tandis qu’en 2022, elle était à 87 % de ce niveau. « Maintenant c’est super, je fais tout à vélo, j’ai laissé tomber le tram et le bus » avait confié un Grenoblois à France 3. Il n’est pas le seul, le vélo et les transports en commun étant des moyens de déplacement sur moyenne distance qui sont donc en compétition l’un avec l’autre.
Quel bilan pour la troisième et dernière de ces mobilités ? Par la mesure phare « d’aménager des autoroutes à vélos », la « délibération cadre relative à la politique cyclable de Grenoble Alpes Métropole » 17Le 19 décembre 2014, rapporteur Yann Mongaburu. avait promis de « tripler la part modale du vélo d’ici 2020″. On n’y est toujours pas fin 2025, presque en 2026.
L’enquête observe aussi que le vélo échoue à être inclusif car « dans les déplacements quotidiens, les usagers du vélo sont en premier lieu des hommes, actifs, qui se rendent au travail, sur des distances n’excédant généralement pas 5 km. La pratique du vélo est plus limitée chez les femmes et les jeunes » et évidemment aussi chez la majorité des personnes âgées.

À Utrecht (Hollande), on pédale plus qu’on ne marche et le vélo a cannibalisé les transports en commun.
Alors, bilan ou pas de bilan ?
Faire le bilan, c’est être responsable, c’est avoir l’honnêteté de s’interroger, c’est mettre sur la table et débattre avec les gens, c’est analyser pour arrêter ses erreurs et progresser.
Ne pas faire le bilan, c’est fuir ses responsabilités, c’est vouloir ignorer les questions difficiles et jouer la séduction par encore des promesses, c’est manquer de courage et d’ouverture, c’est ne pas savoir progresser.
Se présenter une troisième fois en camouflant son bilan et sans l’analyser dénote une démarche intellectuelle inacceptable, non conforme à l’esprit grenoblois rationnel et de progrès.
Rappel des propositions de Grenoble à cœur et de celles que nous soutenons
C’est à des sourds que nous l’avions dit au conseil municipal du 6 février 2017 : « Nous partageons totalement les bonnes intentions du projet CVCM. Mais les bonnes intentions ne suffisent pas et, en l’état actuel, CVCM produira les effets inverses aux intentions qu’il affiche ».
Nous avions malheureusement raison concernant les effets, mais concernant les intentions ? Tout le monde s’interroge : n’étaient-elles pas en fait de penser le vélo d’abord contre la voiture plutôt qu’au mieux pour les cyclistes ? En ignorant les avis des experts de la ville adaptée au vélo18Mikael Colville-Andersen : Yann Mongaburu veut « implanter des pistes bidirectionnelles sur des avenues comportant de nombreuses intersections. Or ces infrastructures sont bannies à Copenhague depuis plus de vingt ans »., mais en attribuant à lui seul tout l’investissement. En oubliant que chacun est aussi par moment automobiliste. En reléguant les piétons, les transports en commun, le commerce au rang de variables d’ajustement.

La désertification du centre-ville et le boulevard Édouard-Rey absurdement vide alors qu’en parallèle le boulevard Gambetta déborde.
La liste est longue de ce qui est nécessaire pour que Grenoble se reconstruise :
1. Audit du plan de circulation.
2. Soutien aux demandes des unions de quartiers :
- Rouvrir vers l’Isère la voie de bus sur Agutte-Sembat.
- En partie centrale du cours Berriat, faire la Chronovélo sans supprimer le double-sens automobile.
- Rive droite, la décharger en utilisant mieux la voie Corato et en mettant le pont de Chartreuse en double-sens.
- Rive gauche, construire une promenade piétonne suspendue au-dessus de la voie Corato (et ne pas recréer l’incroyable embolie déjà vue avec la réduction à une seule voie au sortir du Covid!).
- Entretenir les trottoirs.
- Sécuriser les lieux piétons vis-à-vis des deux roues.
3. Faire du quartier Notre-Dame – Sainte Claire une grande zone de rencontre.
4. Conserver une trentaine de places de stationnement place de Metz comme le demandent les commerçants.
5. Rouvrir la concertation sur l’avenue Jeanne d’Arc avec le quartier Abbaye-Jouhaux.
6. Geler les travaux à l’Esplanade tant que le parking silo promis en 2017 n’aura pas été construit.
7. Des parkings-relais et des navettes vers le centre-ville.
8. Des tarifs de stationnement incitatifs, au lieu des plus chers de France après Paris.
Rappel : Les tribunes publiées sur Place Gre’net ont pour vocation de nourrir le débat et de contribuer à un échange constructif entre citoyens d’opinions diverses. Les propos tenus dans ce cadre ne reflètent en aucune mesure les opinions des journalistes ou de la rédaction et n’engagent que leur auteur.
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7 réflexions sur « Tribune libre de Grenoble à cœur : « Après 10 ans de CVCM, un centre-ville ni attractif, ni apaisé, ni dynamique » »
Et une fermeture de plus. Cette fois c’est One Step, sur le cours Berriat et sa merveilleuse autoroute à vélos si bonne pour les commerçants …
https://www.ledauphine.com/economie/2025/12/10/cette-enseigne-de-pret-a-porter-du-cours-berriat-va-baisser-le-rideau-on-s-y-attendait-mais-pas-aussi-rapidement
Pendant que Grenoble s’est enfoncée avec 12% de commerces vides (en 2024, et combien de plus maintenant ?), des villes se sont améliorées.
Les cinq au-dessus de 100 000 habitants qui ont le mieux progressé sont à 6,7% en moyenne. Toutes sont pourtant des métropoles plus petites que Grenoble, donc avec moins de clients potentiels pour leurs centres villes !
https://drive.google.com/file/d/1k8-uxsnVcgRIyiexOfZaa5d_OASng0xw/view?usp=sharing
Elles se distinguent par « une politique de stationnement et d’accessibilité au centre-ville équilibrée, l’embellissement et la mise en valeur du patrimoine, l’attention portée à la propreté, la sécurité, le retour d’activités tertiaires et d’habitants en centre-ville ou la mise en place d’événements culturels ou de programmation festive. »
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/commerces-37-des-villes-francaises-ont-reussi-a-reduire-le-nombre-de-magasins-inoccupes-depuis-2019 – 9918072
https://www.placegrenet.fr/2025/05/07/tribune-libre-de-grenoble-a-coeur-pour-qui-la-medaille-de-plomb-des-12-de-commerces-fermes-a-grenoble/651807
Rappel de chiffres que nous avons donnés dans cette précédente tribune :
Nantes compte 5,8% de commerces vides, contre 12% à Grenoble il y a un an et ça s’est aggravé depuis !
Si l’écart par rapport à la moyenne régionale était le même à Grenoble qu’à Nantes, comme ça devrait être le cas pour la ville centre d’une grande métropole et d’une aire urbaine de 700 000 habitants, Grenoble aurait 6,35% de commerces vides. C’est à dire DEUX FOIS MOINS.
Toujours les mêmes qui font des articles truffés de biais et de causalités hasardeuses… Et je suis d’accord avec eux que la dynamique commerciale n’est pas top en ce moment mais on pourrait citer beaucoup plus de raisons réelles que la politique de la ville,comme : des centres commerciaux de plus en plus gros en extérieur, une féroce compétition d’internet, de nouveaux modes de consommation depuis le covid ou encore la crise économique pour tous. Bref, il y a bien plus d’arguments réels et factuels que ces arguments politiques de la part de Grenoble à Coeur 😉
Un seul exemple de faits ignoré et de biais argumentaire à propos du traffic. D’après TomTom traffic index, Grenoble est 24ème côté bouchons en france en 2024 – source https://www.tomtom.com/traffic-index/ranking/?country=FR
Les LFIcolos de Piolle-Ruffin ont appauvri tout le monde, habitants et commerçants, et détruit Grenoble. Même Starbucks a foutu le camp, c’est dire.
https://www.ledauphine.com/economie/2025/11/28/claire-s-et-starbucks-deux-nouveaux-magasins-ferment-dans-le-centre-ville-de-grenoble
Bravo pour cette analyse complète et édifiante des retombées de la politique autophobe imposée par les lficolos depuis leur arrivée !
À rajouter que l’installation de Neyrpic et de Grand Place étaient voulues par la municipalité Piolle afin de refouler les clients vers l’extérieur.
Ainsi que la décongestion de Grenoble par l’a480 et la rocade ne se fera pas, puisque les élus de la majorité Piolle (ville+ sa majorité métropolitaine +smtc) ont tout fait pour tortiller d’avance le projet, avec des aberrations d’aménagements que tous peuvent constater en se retrouvant, 150 millions plus tard et des centaines d’arbres abbatus, dans les mêmes ou pires embouteillages qu’auparavant.
Les pauvres biquets arque-boutés sur leurs convictions du XXème siècle. A fuera comme ils disent en Argentine !