FLASH INFO – Le syndicat Solidaires Isère maintient la pression sur l’Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) alors qu’une procédure de licenciement a été lancée contre deux salariés syndiqués et membres du comité social et économique. L’organisation syndicale, qui a fait savoir via une lettre ouverte qu’elle saisissait la justice, appelle à un nouveau rassemblement le lundi 1er décembre 2025.
La grogne persiste au sein de l’Apajh de l’Isère. Après plusieurs rassemblements organisés au mois de septembre 2025, le syndicat Solidaires Isère appelle de nouveau les salariés à manifester le lundi 1er décembre à partir de 17 heures, moment où se tiendra le conseil d’administration de l’Association pour adultes et jeunes handicapés.
En cause ? Une procédure de licenciement initiée à l’encontre de deux membres du personnel, syndiqués Solidaires et membres du comité social et économique (CSE) de l’Apajh. Les deux salariés avaient en effet été mis à pied en septembre, en raison de « faits d’une particulière gravité », avait indiqué l’association à Place Gre’net, sans préciser la nature des faits. Mais pour Solidaires, la procédure relève purement et simplement de la « répression syndicale ».

Le visuel très “comics” de Solidaire Isère pour annoncer le rassemblement du lundi 1er décembre à l’occasion du conseil d’administration de l’Apajh. © Solidaires Isère – Facebook
Le syndicat l’a redit le 17 novembre dans une lettre ouverte à l’intention de la présidente de l’Apajh Isère. Solidaires y évoque notamment « un manque de fondement réel et sérieux » de la procédure mise en place, selon l’avis même de l’inspection du travail. Le tout sur fond « d’accusation fallacieuses à charge », de refus de transmettre des informations au CSE ou même d’en « museler » les membres.
Un « climat social profondément dégradé »
Solidaires fait aussi état de « comportements perçus comme relevant de pressions [et de] mises à l’écart ou d’entraves à l’activité syndicale, ciblant notamment des salarié·es engagés dans la défense collective de leurs droits ». Sans oublier un « climat social profondément dégradé » au sein de l’Apajh, lequel s’inscrirait dans une situation « structurelle et dangereuse pour les salarié·es comme pour la crédibilité de l association ».
« Au regard de la gravité des faits rapportés, nous vous informons que Solidaires 38 va déposer plainte afin que l’ensemble des éléments portés à notre attention soient examinés par les autorités compétentes », annonce enfin le syndicat à la présidence de l’association. Non sans demander la réintégration des salariés, ainsi que la tenue d’un rendez-vous en urgence… Ce qui n’a pour l’heure donné lieu à aucune réponse.


