FLASH INFO – Jacques Leveugle, 79 ans, mis en examen notamment pour des viols et agressions sexuelles aggravés sur mineurs et détenu depuis février 2024, est décédé samedi 19 septembre 2026 des suites d’une maladie incurable, a indiqué le parquet de Grenoble. Sa mort éteint donc l’action publique alors qu’un procès était envisagé en 2027.
Jacques Leveugle ne sera finalement pas jugé. Le parquet de Grenoble a confirmé, lundi 21 septembre 2026, le décès en détention « des suites d’une maladie incurable » de cet homme de 79 ans, deux jours plus tôt. Mis en examen en février 2024 et placé en détention provisoire, il était soupçonné d’avoir commis pendant plusieurs décennies des viols et agressions sexuelles sur des garçons mineurs, en France et à l’étranger.
L’affaire avait débuté à l’automne 2023 après le signalement d’un neveu de Jacques Leveugle. Une clé USB remise aux enquêteurs contenait quinze tomes de mémoires autobiographiques. Leur exploitation avait conduit les enquêteurs à recenser 89 victimes mineures dans les écrits de l’intéressé. Interpellé en février 2024, Jacques Leveugle avait admis que ses récits correspondaient à la réalité. Il avait également reconnu avoir volontairement étouffé sa mère en 1974 et sa tante en 1992.

De nombreux journalistes avaient suivi l’appel à témoins du procureur Étienne Manteaux et du colonel de gendarmerie Serge Procédès concernant les faits reprochés à Jacques Leveugle. © Joël Kermabon – Place Gre’net
En février 2026, le parquet de Grenoble et la section de recherches de la gendarmerie avaient lancé un vaste appel à témoins afin de retrouver d’autres victimes et de compléter les investigations. Celui-ci avait permis de recueillir cinq nouvelles plaintes, portant leur nombre total à 24.
La mort du septuagénaire éteint l’action publique
Mais la prescription avait considérablement réduit les possibilités de poursuites. Au dernier bilan dressé le 24 juillet par le procureur de la République Étienne Manteaux, 79 mineurs avaient été identifiés comme victimes potentielles, dont 55 avaient été entendus. Seules deux victimes étaient toutefois encore concernées par des faits non prescrits.
Le parquet envisageait alors un renvoi de Jacques Leveugle devant la cour criminelle départementale de l’Isère, où les victimes de faits prescrits auraient pu être entendues comme témoins afin que la juridiction puisse prendre la mesure de l’ensemble des faits reprochés. Son décès éteint désormais l’action publique et met fin à cette perspective de procès.










