FOCUS – À la suite de l’attaque à la voiture-bélier d’une de ses devantures en mai 2026 à Grenoble, le Chardon bleu a été placé en liquidation judiciaire. Outre cet établissement incendié rue de la République, le pâtissier chocolatier traiteur comptait cinq boutiques, dont deux autres à Grenoble et trois dans le Grésivaudan. Toutes affichent portes closes depuis le 5 octobre. Nicolas Giacometti, le directeur, explique qu’une succession de faits a fini par plomber l’entreprise, privée de son plus gros pourvoyeur de chiffre d’affaires.
« Cet incendie nous a mis à genoux et on ne s’en est pas remis. » Le directeur du Chardon bleu, Nicolas Giacometti, exprime sa tristesse et son amertume. Les six boutiques de la célèbre pâtisserie iséroise ont en effet gardé leurs rideaux baissés lundi 5 octobre 2026, après la décision de prononcer la liquidation judiciaire.
Des fermetures consécutives à l’incendie à la voiture-bélier qui avait dévasté le Chardon bleu République à Grenoble, dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 mai. L’attaque s’inscrivait dans une série de violences contre des commerces grenoblois, dont les motivations restent à déterminer.

Le Chardon bleu rue de la République à Grenoble a été détruit par une voiture-bélier à la fin du mois de mai 2026. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Outre celle de la rue de la République, Le Chardon bleu comptait deux autres boutiques à Grenoble, avenue Alsace-Lorraine et avenue Albert-1er-de-Belgique. Plus trois autres dans le Grésivaudan, à Biviers, au Touvet et au Versoud. Mais c’est l’établissement incendié en mai 2026 qui représentait la part la plus importante du chiffre d’affaires de la société, selon son directeur. Ce à raison de 50 000 euros mensuels, pouvant parfois aller jusqu’à 70 000. « C’était mon plus gros magasin. On a perdu 250 000 euros depuis l’incendie », résume-t-il. Trente salariés se retrouvent désormais sans emploi.
« Les charges, on a dû les assumer »
Quelques jours après l’attaque à la voiture-bélier, l’entreprise avait été placée en redressement judiciaire, explique Nicolas Giacometti. « C’est la meilleure décision que j’ai pu prendre en tant que chef d’entreprise. Socialement parlant, ça a protégé les équipes. Ça nous a ouvert plein de droits au conseil. Les juges ont vraiment été dans l’accompagnement », souligne le directeur. Le but était bien de sauver le Chardon bleu, insiste-t-il. Une audience au mois de juillet avait par ailleurs démontré que la société était sur une bonne trajectoire.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 56 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous







