FLASH INFO – Les syndicats Force ouvrière, Unsa, Solidaires et CFE-GCC de MTag annoncent avoir déposé une notification de préavis de grève. L’intersyndicale exige la révision de la négociation annuelle obligatoire, au regard de l’impact des événements internationaux sur le pouvoir d’achat des personnels de la société de transports en commun de l’agglomération grenobloise.
« Quand tout augmente, les salaires doivent augmenter aussi ! » Tel est le message porté par les syndicats Force ouvrière, Unsa, Solidaires et CFE-GCC de MTag, la société publique locale (SPL) en charge des transports en commun sur l’agglomération grenobloise, sous autorité du Smmag. L’intersyndicale a annoncé, vendredi 25 septembre 2026, avoir déposé une notification de préavis de grève, afin de mettre la pression sur la direction. Ceci alors que la nouvelle présidente de la société, Laura Siefert, a pris ses fonctions deux semaines auparavant.

Vers une nouvelle grève sur le réseau de transports en commun de Grenoble ? © Florent Mathieu – Place Gre’net
« Dans un contexte économique de plus en plus difficile, la question des salaires et du pouvoir d’achat doit redevenir une priorité absolue. […] Travailler dans des conditions dégradées pour voir son salaire partir dans le carburant et les factures n’est plus acceptable. Nos salaires doivent suivre la hausse des prix et nous permettre de vivre dignement de notre travail », estiment les syndicats.
Les syndicats veulent renégocier la NAO 2026
L’intersyndicale appelle à une révision de la NAO 2026, soit la négociation annuelle obligatoire qui fixe notamment les niveaux de rémunération. Une clause, inscrite à la demande des syndicats dans la NAO, prévoit en effet que celle-ci puisse être renégociée « si l’évolution du contexte économique global liée à la situation internationale engendre des changements économiques majeurs au cours de l’année ». Avec engagement de la direction à « ouvrir des discussions complémentaires afin d’adapter ou compléter, si nécessaires, les mesures arrêtées dans l’accord ».
« Cette clause n’a pas été obtenue pour faire bonne figure sur le papier, c’est précisément pour répondre à une situation comme celle que nous connaissons aujourd’hui. Il est donc temps de l’activer sérieusement », revendique l’intersyndicale. Qui entend obtenir une augmentation des salaires, une prime de 1 000 euros pour compenser la hausse des énergies, mais aussi une amélioration des conditions de travail. Une première réunion s’est tenue le lundi 28 septembre, que Force ouvrière résume en deux mots : « Aucune avancée ».
Au-delà des questions salariales, les syndicats sont toujours très remontés contre le nouveau contrat d’obligation de service public (OSP) signé entre le Smmag et MTag, avec à la clé une restructuration au sein de la société, jugée responsable d’une dégradation des conditions de travail notamment liée à des sous-effectifs. En 2025, une grève massive avait touché le réseau de transports en commun sur l’agglomération, le jour de la Fête de la musique.










