FLASH INFO – L’antenne grenobloise d’Extinction Rebellion a mené, samedi 26 septembre 2026, une action sur la passerelle Saint-Laurent, à Grenoble. Le mouvement de désobéissance civile entendait alerter sur les conséquences des canicules de l’été et réclamer au gouvernement des mesures d’adaptation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Une banderole portant les mots « casse sociale et climatique » suspendue à la passerelle Saint-Laurent, accompagnée d’une croix, d’un cercueil et de silhouettes d’animaux. Telle était la mise en scène choisie, samedi 26 septembre, par l’antenne grenobloise d’Extinction Rebellion pour symboliser les morts humaines et animales liées aux fortes chaleurs de l’été 2026. Une opération qui s’inscrivait dans le cadre d’un appel national à la mobilisation « pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ».
Extinction Rebellion rappelle que l’été 2026 a en effet été « le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1950 ». Le mouvement reprend le chiffre communiqué par Santé publique France de plus de 8 000 décès liés aux fortes chaleurs et évoque également les conséquences de la sécheresse sur la faune sauvage et l’agriculture.

La mise en scène choisie, samedi 26 septembre 2026 par l’antenne grenobloise d’Extinction Rebellion pour symboliser les morts humaines et animales liées aux fortes chaleurs de l’été 2026. © Extinction Rebellion
« Les choix politiques actuels détruisent notre futur et la solidarité entre les citoyennes et citoyens », dénonce Emma, militante d’Extinction Rebellion, qui dit vouloir opposer à cette perspective « un futur de solidarité citoyenne et de responsabilité humaine ». Le collectif attribue notamment à l’« inaction climatique » des gouvernements et à leurs « politiques inégalitaires » l’aggravation des effets des canicules sur les populations les plus vulnérables.
Plusieurs mesures réclamées au gouvernement
Face à ce constat, les activistes grenoblois réclament au gouvernement un plan d’adaptation d’urgence. Parmi leurs demandes, figurent un renforcement des moyens accordés à la sécurité civile et à l’hôpital, l’ouverture de lieux frais pour faire face aux fortes chaleurs, ainsi que l’attribution de moyens d’urgence aux exploitants agricoles durement touchés par l’été 2026.
Les militants demandent également un plan d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, l’arrêt des subventions aux énergies fossiles et aux « fausses alternatives », ainsi qu’une « transition rapide vers un système économique résilient, respectueux des humains et de leur environnement ». Enfin, le collectif réclame un plan d’adaptation à long terme, comprenant la rénovation thermique des bâtiments, la relocalisation des filières agricoles et une transition rapide vers l’agroécologie.
Extinction Rébellion, connue pour sa lutte contre le dérèglement climatique, s’était aussi récemment illustré par une action choc, jeudi 17 septembre 2026, sur les locaux de France 3 Alpes à Grenoble pour dénoncer le retrait du replay d’une émission de France 5, dans laquelle l’actrice Adèle Haenel avait déclaré « L’État d’Israël commet un génocide en Palestine et la France est complice ».










