FLASH INFO – L’intersyndicale de MTag, société de transports en commun de l’agglomération grenobloise, passe à la vitesse supérieure et dépose un préavis de grève valable à compter du lundi 12 octobre 2026… et jusqu’au 1er janvier 2027. Les syndicats dénoncent des discussions sans aucune avancée de la part de la direction, laquelle renverrait la balle vers le Smmag.
« La confiance est rompue, le préavis de grève s’impose. » Ainsi s’exprime l’intersyndicale de MTag, société de transports en commun de la région grenobloise, en annonçant lundi 5 octobre 2026 le dépôt d’un préavis à compter du lundi 12 suivant… et jusqu’au 1er janvier 2027. Force ouvrière, Solidaires, l’Unsa et la CFE-CGC affirment en effet n’avoir obtenu « aucune avancée ni aucune proposition de la part du directeur général » depuis le dépôt de leur notification de préavis de grève le 25 septembre.

Grève sur le réseau de transports de Grenoble au mois de juin 2025. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Les organisations syndicales exigent des hausses des rémunérations des agents MTag, au regard de la hausse des prix générale, notamment celle du carburant. Ceci en faisant valoir une clause au sein de la négociation annuelle obligatoire, qui prévoit la possibilité de rouvrir des « discussions complémentaires […] si l’évolution du contexte économique global liée à la situation internationale engendre des changements économiques majeurs au cours de l’année ».
La balle renvoyée au Smmag ?
« Plus inquiétant encore, le directeur général nous a indiqué que le blocage ne viendrait pas directement de MTag mais, selon ses dires, du Smmag, avec le consentement de la nouvelle présidente de MTag [Laura Siefert, ndlr]. Toujours selon lui, il ne disposerait donc d’aucune marge de manœuvre pour répondre, ne serait-ce qu’en partie, à nos revendications », dénonce l’intersyndicale. Pour qui « les salariés n’ont pas à subir un renvoi permanent des responsabilités vers le Smmag ou la Métropole ».
Les syndicats se disent toujours prêts à négocier. « Mais négocier suppose d’avoir face à nous des interlocuteurs capables de prendre des décisions et d’assumer leurs responsabilités. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il n’est pas acceptable qu’un directeur puisse signer des engagements pour, au final, nous expliquer que les décisions se prennent ailleurs et sans nous », protestent-ils encore.
Une rencontre avec la présidente de MTag Laura Siefert est prévue le vendredi 9 octobre, à laquelle les organisations demandent aux présidents du Smmag (Sylvain Laval) et de la Métropole (Guillaume Lissy) d’être également présents. « Cette prochaine rencontre devra permettre de savoir clairement qui est en capacité de prendre ses responsabilités et quelles réponses concrètes seront apportées », jugent-ils. Tout en mettant la pression avec un préavis courant sur une (très) longue période.
Sollicités par Place Gre’net, la direction et la présidence de MTag comme le Smmag n’avaient pas donné suite à notre demande de réaction au moment de la publication.










