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Une bande cyclable s'arrête soudainement aux abords de l'une des entrées de Sassenage, une commune de la proche couronne de l'agglomération urbaine grenobloise © Philippe Descamps

Aménagements pour les vélos dans la région urbaine gre­no­bloise : est-on vrai­ment sur la bonne voie ?

Aménagements pour les vélos dans la région urbaine gre­no­bloise : est-on vrai­ment sur la bonne voie ?

DÉCRYPTAGE – Alors que la Fédération fran­çaise des usa­gers de la Bicyclette (Fub) s’est fixé l’ob­jec­tif d’une France cyclable pour 2030, qu’en est-il des moyens mis en œuvre dans la région urbaine gre­no­bloise pour déve­lop­per la pra­tique du vélo ? Les chro­no­vé­los ont fait décol­ler la pra­tique cycliste à Grenoble et dans la proche ban­lieue. Mais c’est un peu l’arbre qui cache la forêt, bro­cardent les élus éco­lo­gistes et les mili­tants pro-vélo. Pour eux, trop de conces­sions sont encore faites à la voi­ture, alors que l’en­jeu cli­ma­tique et socié­tale néces­site d’o­pé­rer des choix plus radicaux.

Depuis le début de l’an­née 2024, pas loin de 4 000 cyclistes en moyenne cir­culent chaque jour sur la chro­no­vélo 1, au niveau du cours Lafontaine de Grenoble, d’a­près le comp­teur ins­tallé par le Smmag1Syndicat mixte des mobi­li­tés de l’aire gre­no­bloise. Il s’a­git de l’un des endroits les plus fré­quen­tés à vélo sur tout le réseau des chro­no­vé­los, selon l’ob­ser­va­toire des mobi­li­tés.

Compteur de cyclistes sur le Cours Lafontaine à Grenoble, chronovélo 1, mars 2024 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Chronovélo 1, mars 2024. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Identifiées par les cyclistes, ces pistes larges sépa­rées des voi­tures ont sans aucun doute per­mis de faire décol­ler la pra­tique du vélo à Grenoble et ses envi­rons, depuis 2015. Reliant les com­munes péri­phé­riques en pas­sant par la ville-centre, les quatre chro­no­vé­los désor­mais en grande par­tie opé­ra­tion­nelles repré­sentent 34 km de pistes sur les 450 km d’itinéraires cyclables. Les 31 comp­teurs plan­tés sur le par­cours des chro­no­vé­los enre­gistrent ainsi des chiffres de fré­quen­ta­tion régu­liè­re­ment en hausse, confir­mant le suc­cès de ce type d’aménagement.

Néanmoins, pour peu qu’on élar­gisse le champ de vision, on s’a­per­çoit que la pra­tique du vélo reste limi­tée. Elle ne couvre, en réa­lité, que 8 % des dépla­ce­ments sur le centre urbain de la métro­pole et que 2 % sur la péri­phé­rie de l’aire gre­no­bloise, selon la der­nière enquête mobi­lité 2019 – 2020. De quoi gar­der les pieds sur terre.

Pour mémoire, l’ob­jec­tif natio­nal du plan Vélo du gou­ver­ne­ment, lancé en 2018, pré­co­nise d’at­teindre 12 % de part modale en vélo pour 2030. Par consé­quent, le Smmag22Syndicat mixte des mobi­li­tés de l’aire gre­no­bloise et les col­lec­ti­vi­tés qui le consti­tuent ont du pain sur la planche. Reste à savoir si le pro­gramme, la volonté poli­tique et les moyens affi­chés seront bien au ren­dez-vous. Ce dont un cer­tain nombre de mili­tants cyclistes ne sont pas vrai­ment convaincus.

Une métro­pole qui inves­tit pour le vélo et encore beau­coup pour la voiture

« On a un plan aujourd’hui qui est extrê­me­ment ambi­tieux », assure Sylvain Laval, vice-pré­sident en charge des infra­struc­tures cyclables de Grenoble-Alpes Métropole et du Smmag. Je rap­pelle que, par rap­port au man­dat pré­cé­dent, on a accé­léré la cadence en terme de bud­get. L’EPCI3éta­blis­se­ments publics de coopé­ra­tion inter­com­mu­nale [Grenoble Alpes Métropole, ndlr] va inves­tir 30 mil­lions d’eu­ros pour six ans pour l’a­mé­na­ge­ment des pistes cyclables. »

La troisième voie de l'A480 a ouvert ce mercredi 20 juillet 2022 sur une portion, dans le sens Grenoble-Lyon, et le lendemain dans le sens Lyon-Grenoble. © Jeremy Howlett - Place Gre'net

La troi­sième voie de l’A480 a ouvert mer­credi 20 juillet 2022 sur une por­tion, dans le sens Grenoble-Lyon, et le len­de­main dans le sens Lyon-Grenoble. © Jeremy Howlett – Place Gre’net

Observateur atten­tif des poli­tiques ayant trait aux mobi­li­tés dans l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise, Mehdi Tadjine, vice-pré­sident de l’ADTC – se dépla­cer autre­ment trouve l’ap­proche de la Métropole quelque peu ambi­va­lente. Les inves­tis­se­ments opé­rés, ces der­nières années, sont encore très favo­rables à l’essor de la voi­ture, déplore ainsi le mili­tant : « On n’est pas très convain­cus de la réelle volonté de réduire la voi­ture pré­do­mi­nante sur le ter­ri­toire quand on voit que le pro­jet phare des élus c’est l’élargissement de l’A480, pour lequel la Métro a investi 60 mil­lions sur un total de 350 mil­lions d’argent public. »

Une pro­gram­ma­tion « assez ambi­tieuse » mais « sans calen­drier » déplore l’ADTC

Si le mili­tant pro-vélo recon­naît des avan­cées dans les amé­na­ge­ments cyclables, il ne peut s’en satis­faire. Ainsi, la moi­tié des 450 km d’i­ti­né­raires cyclables du réseau de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise n’est pas sépa­rée du tra­fic moto­risé, sou­ligne Mehdi Tadjine. Ce qui consti­tue un frein pour atti­rer de nou­veaux pra­ti­quants, de l’a­vis du vice-pré­sident d’ADTC – se dépla­cer autrement.

« Aujourd’hui, ce qui retient cer­taines per­sonnes de faire du vélo, c’est la peur à vélo car le risque objec­tif n’est pas si élevé que cela à vélo en agglo­mé­ra­tion. Et la peur se réduit avec de bons amé­na­ge­ments sécu­ri­sés. Quand on fait des sépa­ra­tions des pistes, c’est ça qui fait mon­ter l’u­sage. »

Mehdi Tadjine, vice-président de l'ADTC- Se déplacer autrement © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Mehdi Tadjine, vice-pré­sident de l’ADTC – se dépla­cer autre­ment. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Mais ce sont aussi les pro­jets cyclables pour les pro­chaines années qui inquiètent le mili­tant. La pro­gram­ma­tion des futurs amé­na­ge­ments pré­vue par le Smmag laisse Mehdi Tadjine dubi­ta­tif. « Le schéma direc­teur qu’on nous a pré­senté incluant le Voironnais et le Grésivaudan a l’air assez ambi­tieux mais il ne fait appa­raître aucune date, aucun calen­drier, aucun moyen en face. Je ne vois pas com­ment on peut atteindre des objec­tifs sans indi­quer le che­min pour y arriver. »

« Politiquement, on est tous d’ac­cord sur ce qu’il faut faire. Maintenant, la ques­tion c’est « À quelle vitesse ? » Mais pour nous, ça ne va pas assez vite », déclare Lionel Coiffard, co-pré­sident du groupe Uma.

Le Smmag et la Métropole de Grenoble ne sont pas assez volon­ta­ristes en matière d’a­mé­na­ge­ments cyclables. Tel est éga­le­ment l’a­vis de Lionel Coiffard, co-pré­sident du groupe métro­po­li­tain Une Métropole d’a­vance (Uma). Un point de vue qui n’é­tonne guère de la part du groupe Uma. Ce der­nier compte en effet parmi ses 31 colis­tiers nombre d’é­lus éco­lo­gistes, dont le maire EELV de Grenoble Éric Piolle, l’élu gre­no­blois Yann Mongaburu, ex-pré­sident du Smmag, ou encore Gilles Namur, adjoint en charge des mobi­li­tés à Grenoble.

Les élus écologistes réclament des aménagements temporaires pour accélérer encore la pratique du vélo dans la région urbaine grenobloise © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Une par­tie des élus du groupe Uma au conseil métro­po­li­tain extra­or­di­naire de Grenoble-Alpes Métropole, ven­dredi 28 avril 2023. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

« Politiquement, on est tous d’ac­cord sur ce qu’il faut faire. Maintenant, la ques­tion c’est « À quelle vitesse ? » Mais pour nous, ça ne va pas assez vite. Il y a vrai­ment urgence à accé­lé­rer le déploie­ment des pistes cyclables », insiste Lionel Coiffard, lui aussi élu EELV.

Les rai­sons qui poussent à accé­lé­rer ? « Le chan­ge­ment cli­ma­tique impose aux gens de chan­ger plus vite de modes de mobi­lité que ce que nous pen­sions col­lec­ti­ve­ment, répond l’élu. Beaucoup de gens sont prêts. Il faut leur don­ner les moyens de le faire main­te­nant. »

Lionel Coiffard, Vice-président Métropole chargé de la prévention, de la collecte et de la valorisation des déchets. Lors du conseil métropolitain du 2 février 2023.

Lionel Coiffard, lors du conseil métro­po­li­tain, 3 février 2023. © Agathe Bréchemier, Place Gre’net.

Les voi­tures de Crit’air 3 n’au­ront, en outre, pas le droit de cir­cu­ler dans la Zone à faibles émis­sions (ZFE) de la Métropole de Grenoble à par­tir du 1er jan­vier 2025, argue Lionel Coiffard. Quelque 35 000 pro­prié­taires de véhi­cules de Crit’air 3 vont en effet devoir trou­ver un plan B. « Les gens ont des fins de mois dif­fi­ciles, et les prix ne vont pas des­cendre. Le vélo est aussi une réponse sociale, consi­dère Lionel Coiffard. On a éga­le­ment des aides. C’est pas mal fait. Le Smmag a fait évo­luer cer­tains cri­tères. »

Les éco­lo­gistes plaident pour la créa­tion de nou­velles « Tempo vélos »

Balayant les cri­tiques des éco­lo­gistes et mili­tants, Sylvain Laval fait mine de prendre de la hau­teur. « Cette impres­sion que ça ne va pas assez vite est inévi­table parce qu’il y a de plus en plus de gens qui pra­tiquent le vélo et veulent de plus en plus d’a­mé­na­ge­ments. C’est tout-à-fait nor­mal mais on ne peut pas aller plus vite que la musique. Développer de nou­veaux amé­na­ge­ments, ce n’est pas facile tech­ni­que­ment. C’est coû­teux et ça prend du temps, de l’ingénierie. »

Les élus écologistes réclament des aménagements temporaires pour accélérer encore la pratique du vélo dans la région urbaine grenobloise.

Sylvain Laval, pré­sident du Smmag, entouré de droite à gauche par Henri Baile, pré­sident de la com com du Grésivaudan et pre­mier vice-pré­sident du Smmag, Luc Rémond, vice-pré­sident (VP) de la com com du Pays voi­ron­nais et VP du Smmag, Philippe Lorimier, maire de Crolles, Coralie Bourdelain, VP du Smmag et VP de la com com du Grésivaudan, et Christophe Ferrari, pré­sident de la Métropole. © Smmag

Avec toute la bonne volonté du monde, bien malin qui pour­rait s’af­fran­chir, il est vrai, des contraintes admi­nis­tra­tives, tech­niques et bud­gé­taires qu’é­voque le pré­sident du Smmag. Lionel Coiffard ne nie tou­te­fois pas ces dif­fi­cul­tés. C’est pour­quoi son groupe pro­pose de déployer, sans attendre, des amé­na­ge­ments tem­po­raires, « comme on a su le faire pen­dant le covid avec les Tempo vélos pour que les gens puissent bas­cu­ler d’un uni­vers à un autre et faire leur expé­ri­men­ta­tion », étaye l’écologiste.

Sur l’a­ve­nue Gabriel-Péri, les voi­tures ont gagné la par­tie face à la Tempo vélo

Pas sûr, tou­te­fois, que les pistes de vélo pro­vi­soires soient tou­jours dans l’air du temps. Les Tempo vélos, comme elles ont été bap­ti­sées dans l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloises, sont nées dans un contexte très spé­ci­fique où les villes étaient au pied du mur.

Avec le retour de la cir­cu­la­tion rou­tière, à la fin du confi­ne­ment, cer­taines pistes pro­vi­soires ont été main­te­nues, là où des amé­na­ge­ments cyclables avaient été pré­vus à moyen terme. Par contre, les Tempo vélos, trop en avance sur leur temps, ont été déga­gées pour lais­ser la voi­ture reprendre sa place. Tel est le sort qu’a connu la Tempo vélo de l’a­ve­nue Gabriel-Péri qui tra­verse les com­munes de Grenoble et de Saint-Martin-d’Hères.

« La Tempo vélo occa­sion­nait une conges­tion insup­por­table sur l’avenue tous les jours », jus­ti­fie Christophe Bresson, adjoint aux mobi­li­tés de Saint-Martin‑d’Hères. À la place, la com­mune a, dans un pre­mier temps, envi­sagé « une bande cycle avec pote­let ». Après étude, la pro­po­si­tion a été écar­tée par les ser­vices de la Métropole, qui ont consi­déré l’a­mé­na­ge­ment trop dan­ge­reux. « Techniquement, ça parais­sait rela­ti­ve­ment facile, recon­naît l’ad­joint, mais la Métropole voyait mal com­ment sécu­ri­ser les cyclistes aux trois grands car­re­fours de l’avenue. »

Traçage d'une "pseudo" piste cyclable sur l'avenue Gabriel Péri à Saint-Martin-d'Hères, une opération de désobéissance civile non violente, organisée par Alternatiba/ ANVCop21 et Parlons-Y Vélo, samedi 26 novembre 2022 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Traçage d’une « pseudo » piste cyclable sur l’a­ve­nue Gabriel-Péri à Saint-Martin-d’Hères. Une opé­ra­tion de déso­béis­sance civile non vio­lente, orga­ni­sée par Alternatiba – ANV Cop 21 et Parlons‑Y Vélo, samedi 26 novembre 2022. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

La Tempo vélo était l’op­por­tu­nité de chan­ger le carac­tère auto­rou­tier de cette entrée de ville, se déso­lent de leur côté les mili­tants pro-vélo. « L’avenue Gabriel-Péri fait 43 mètres de large. On peut bien réduire la place de la voi­ture pour en redon­ner au cycle », mar­tèle Mehdi Tadjine. Et lais­ser les trot­toirs aux piétons…

« Ce qui est aussi très dan­ge­reux sur cette ave­nue, c’est la bande cyclable sur les trot­toirs, entre Grenoble et le domaine uni­ver­si­taire, sou­ligne en effet le vice-pré­sident de l’ADTC – se dépla­ce­ment autre­ment. En vélo, on passe par­fois à un mètre des gens qui sortent de chez eux et on se retrouve à proxi­mité des entrées de bou­tiques et des sor­ties de garages. »

Un pro­jet de bidi­rec­tion­nelle sur la chaus­sée serait semble-t-il dans les car­tons, dans le cadre d’un futur pro­jet de requa­li­fi­ca­tion de l’a­ve­nue. « Un pro­jet de longue haleine », sou­ligne l’adjoint, qui n’an­nonce tou­te­fois aucune date. Le mon­tant ne sera pas ano­din pour les finances de la com­mune, de l’ordre de « 15 à 20 mil­lions d’euros ».

Dans l’im­mé­diat, les cyclistes devront se conten­ter d’une piste bidi­rec­tion­nelle sur la rue des Glairons. « Ce n’est pas sur Péri, mais 50 mètres en paral­lèle et on répond au besoin de tra­ver­ser de Saint-Martin‑d’Hères sur l’axe Est-Ouest », résume l’adjoint. Les tra­vaux sont annon­cés pour 2025.

LE VÉLOTAFF POUR LES CYCLISTES AGUERRIS 

Daniel Farge par­court tous les jours Claix – Grenoble en vélo élec­trique pour se rendre au tra­vail, soit un tra­jet d’une tren­taine de minutes qu’il effec­tue dans les deux sens. « Ce sont des com­munes comme Claix, où il y a des réser­voirs de cyclistes. Seulement, il manque 2 km d’a­mé­na­ge­ment cyclables pour que ce soit plus attrac­tif pour une grande majo­rité de per­sonnes », déplore le “vélo­taf­feur”.

Comme Daniel, ils sont un cer­tain nombre de véto­taf­feurs aguer­ris à effec­tuer ce tra­jet. Sans une forte convic­tion éco­lo­giste et une cer­taine aisance en vélo, il aurait, pour sa part, pro­ba­ble­ment jeté l’éponge. « J’ai failli avoir deux acci­dents et je me suis fait agres­ser plu­sieurs fois par des auto­mo­bi­listes », témoigne-t-il. Emaillé de plu­sieurs zones acci­den­to­gènes, son par­cours n’a en effet rien d’une siné­cure. Les points cri­tiques sont prin­ci­pa­le­ment situés entre Claix et Pont-de-Claix et varient, bien sûr, à l’aller et au retour.

Espérant faire un tant soit peu bou­ger les lignes en par­ta­geant son exper­tise d’u­sa­ger, Daniel Farge a pré­paré en 2019 un docu­ment détaillé avec des pho­tos anno­tées et com­men­tées, qu’il a adressé aux élus de Claix.

Daniel pratique le vélotaf. Chaque jour, il effectue le trajet en vélo Claix Grenoble pour se rendre à son travail. Un parcours semé d'embûches...

Les élus lui ont pro­posé une ren­contre. Lors du ren­dez-vous, ces der­niers ont reconnu les dif­fi­cul­tés ren­con­trées par le cycliste mais se sont dits au regret de ne pou­voir remé­dier à la plu­part d’entre elles. On lui a alors sug­géré de s’a­dres­ser à la Métropole de Grenoble, com­pé­tente en la matière.

Daniel Farge s’est exé­cuté. Résultat ? Aucun retour ne lui a jamais été fait. « Je n’ai jamais réussi à savoir où en était le ticket reçu, suite à mon envoi ! », s’é­tonne-t-il. Cinq ans plus tard, son par­cours n’a pas évo­lué d’un iota, à l’ex­cep­tion d’a­mé­na­ge­ments cyclables réa­li­sés sur Pont-de-Claix, hélas, très déce­vants, selon lui.

« Ils ont fait une espèce de coupe-gorge devant la mai­rie de Pont-de-Claix. Tous les cyclistes que je connais ont été sur­pris. Autant leur amé­na­ge­ment sont top entre Grenoble et Pont-de-Claix, mais arrivé à Pont-de-Claix, c’est n’im­porte quoi !»

Séverine Cattiaux

Auteur

5 réflexions sur « Aménagements pour les vélos dans la région urbaine gre­no­bloise : est-on vrai­ment sur la bonne voie ? »

  1. Bonjour,
    Quand je lis les com­men­taires pré­cé­dents, je me dit que cer­tains ne font pas leur devoir de s’in­for­mer sur les sujets dont ils parlent…
    Pour ne pas leur gas­piller d’a­van­tage de temps, je bas­cule au sujet suivant.

    Je suis en recherche d’un autre emploi, afin d’a­mé­lio­rer mes condi­tions de vie quotidienne.
    Afin de ne pas pas­ser du temps dans les bou­chons et arri­ver énervé au bureau, la proxi­mité de l’en­tre­prise avec une chro­no­velo pour aller chez moi est un cri­tère que je prends en compte…
    Avis aux employeurs, et avis au déve­lop­pe­ment de nou­velles chrono vélo.
    Bonne journée

    sep article
  2. sep article
  3. G. Namur n’a pas compris…
    Le vélo n’est pas QUE le seul moyen de locomotion.
    Despotisme, sec­ta­risme, anti démo­crate , les SEULES « qua­li­tés » de ce Môssieur.
    Les verts. minent la vie au quo­ti­dien des uti­li­sa­teurs de voi­tures, de véhi­cules de livraison..etc..

    sep article
  4. 1 / il n’y a pas 4000 cyclistes qui passent devant le comp­teur Lafontaine car nombre très impor­tants de plu­sieurs pas­sages par jour par livreurs qui pul­lulent en ville. 

    2 / La voi­ture n’est pas res­pon­sable des varia­tions du cli­mat, s’il faut dési­gner d’hy­po­the­tiques res­pon­sable (car le cli­mat est par défi­ni­tion chan­geant depuis son appa­ri­tion sur terre) regar­dez plu­tôt ailleurs s’il faut trou­ver des res­pon­sables : aérien, mari­time, vol­cans, feux, pro­grammes spa­ciaux, chauf­fage au bois, cen­trales au char­bon, extrac­tions minières, com­bus­tion des cen­trales à déchets et de chauf­fage urbain, etc 

    3 / Même si nombre de ronds points res­semblent à des usines à Gaz et sont à revoir, il fau­drait des car­re­fours à la Hollandaise ? Grenoble res­semble-elle à Amsterdam que ce soit topo­gra­phi­que­ment ou du point de vue de la den­sité des habi­tants ? Grenoble 1600 habi­tants / km2 , Amsterdam 1100 ! 

    4 / Ce n’est pas parce que des Grenoblois sont eco anxieux à l’i­mage de Medhi Tadjine, que nous avons à sup­por­ter leur trouille et stress, leur désir de punir tout ceux qui ne pensent pas comme eux et qui n’ont pas le pri­vi­lège de pou­voir cir­cu­ler en vélo quotidiennement.

    5 / Gilles Namur fait par­tie de ces culpa­bi­li­sa­teurs, mon­trant au doigts les auto­mo­bi­listes, cela ne l’empêche pas de mili­ter (en par­ti­ci­pant à la mani­pu­lant les chiffres pour mini­mi­ser les impacts) pour la sup­pres­sion de la cir­cu­la­tion du cours Berriat, qui induira de nou­veaux reports de cir­cu­la­tions, nui­sances et pol­lu­tions sup­ple­men­taires pour tou­jours plus de Grenoblois.

    sep article
    • Rien à voir avec de l’an­xiété pour ma part, juste du plai­sir à rou­ler, bcp moins de stress qu’en voi­ture car on ne se sent pas coincés.

      Je me gare la ou je veux, en une petite minute.

      Beaucoup de plai­sir à éco­no­mi­ser aussi un plein par mois, soit 120 euros pour moi qui ait un utilitaire.

      Bref, tous les tra­jets ne se font pas en vélo, mais les tra­jets urbains sont beau­coup plus pra­tique en vélo, et le vélo coûte bcp moins cher en infra­struc­tures que la voi­ture, donc poten­tiel­le­ment moins d’im­pôts locaux ou plus de services.

      Dans tous les cas, toute la métro est en zone 30, donc le gain de temps voi­ture est sou­vent minime ou absent .

      sep article

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