FOCUS – Au lendemain de la clôture de la concertation publique sur les travaux de rénovation de la ligne Grenoble-Veynes, le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes a salué, vendredi 16 octobre 2026, les 118 millions d’euros d’investissements envisagés par SNCF Réseau. Mais le collectif réclame des garanties sur leur financement et sur l’avenir du service ferroviaire après les Jeux olympiques d’hiver de 2030.
Cent dix-huit millions d’euros pour rénover la ligne Grenoble-Veynes, avec une réalisation envisagée en 2028 et 2029, dans la perspective des Jeux olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises. Il s’agit d’une annonce de nature à réjouir les défenseurs de cette liaison ferroviaire, mobilisés depuis des années pour sa sauvegarde. Mais entre les intentions affichées par SNCF Réseau et leur concrétisation, le chemin pourrait être encore long.
C’est précisément ce qu’a voulu rappeler le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes (CEFV), vendredi 16 octobre 2026, sur le parvis de la gare de Grenoble, au lendemain de la clôture d’une concertation publique engagée le 15 septembre. À ses côtés, figuraient le sénateur écologiste Guillaume Gontard, le maire du Pont-de-Claix Christophe Ferrari, l’adjoint à la maire de Grenoble Gilles Namur et le conseiller départemental d’opposition Thierry Badouard.
Des 118 millions d’euros annoncés aux financements réellement engagés
« Il y a longtemps qu’on n’a pas eu sur cette ligne une annonce d’investissement à cette hauteur », reconnaît Éric Gilbert, membre du collectif. Mais le défenseur de la liaison ferroviaire garde en mémoire les précédents travaux, qui avaient permis de sauver temporairement la ligne sans lui assurer un avenir durable. « Ce que l’on craint, nous, c’est que, au-delà de cet effet d’annonce […] les travaux réellement financés dans les années à venir se montrent [bien] moindres que ce qui est effectivement annoncé dans un premier temps », prévient-il.

Des membres du collectif posent aux côtés d’élus mobilisés pour la défense de la ligne Grenoble-Veynes. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Et pour cause : le montant avancé par SNCF Réseau n’est pas encore définitivement arrêté. Les études de niveau projet doivent se poursuivre jusqu’au début de l’année 2027. Ce n’est qu’à leur issue que seront définis le programme technique et son coût définitif, avant l’établissement des conventions de financement entre SNCF Réseau, l’État et les Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
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