FLASH INFO – Une vaste opération de police judiciaire menée les 5 et 6 octobre 2026 dans l’agglomération grenobloise a permis la saisie de près de 180 kg de stupéfiants, de doses de LSD et d’ecstasy, ainsi que l’interpellation de neuf personnes soupçonnées d’être liées au réseau « Mistral 38 ». Quatre suspects mis en examen ont fait l’objet d’un placement en détention provisoire. Le parquet de Grenoble annonce la poursuite des investigations.
C’est un coup de filet d’envergure contre le narcotrafic grenoblois. Les lundi 5 et mardi 6 octobre 2026, les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la police nationale de l’Isère ont mené une opération visant un réseau de trafiquants opérant sous le nom de « Mistral 38 ». Selon le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, les enquêteurs ont perquisitionné dix appartements et interpellé neuf personnes.
Les saisies sont particulièrement importantes : 118 kg de résine de cannabis, 41 kg d’herbe, 7,3 kg de cocaïne et 11 kg de drogues de synthèse, auxquels s’ajoutent 4 980 buvards de LSD, 238 comprimés d’ecstasy et 12 965 euros en espèces.

Des emballages de stupéfiants à l’effigie « Mistral 38 » avaient été interceptés à l’aéroport de Lyon par les douaniers en 2019. DR
Les investigations, conduites dans le cadre d’une commission rogatoire, avaient permis d’identifier un réseau de distribution reposant sur un système de livraisons. Les commandes transitaient par les messageries chiffrées Telegram et Signal.
Autre particularité : le réseau entreposait et conditionnait les produits dans des appartements dits « nourrices », à distance du quartier Mistral, notamment à Saint-Martin-le-Vinoux, Seyssinet-Pariset et Saint-Martin-d’Hères. Cette organisation était déjà opérationnelle lors d’une précédente opération, début juin, au cours de laquelle les enquêteurs grenoblois avaient saisi plus de 90 kg de stupéfiants dans plusieurs logements de l’agglomération.
Quatre suspects écroués, cinq autres condamnés
Parmi les neuf personnes interpellées, quatre hommes âgés de 23, 24, 27 et 30 ans, que le parquet considère comme « très impliqués dans le trafic », ont été mis en examen avant que la justice ne les place en détention provisoire. Les cinq autres, qui occupaient les appartements nourrices, ont fait l’objet de poursuites immédiates.
Le 7 octobre, dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), la justice a condamné l’un d’eux à 20 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis d’une interdiction de séjour.
Les quatre derniers ont comparu le 9 octobre. Ils ont écopé de peines de prison ferme, partiellement assorties de sursis probatoire, avec placement en détention pour certains et surveillance électronique à domicile pour d’autres.
L’enquête reste ouverte. Selon Étienne Manteaux, les investigations doivent désormais permettre « d’identifier les donneurs d’ordre des personnes mises en examen ».










