FLASH INFO – Une attaque de loups a littéralement décimé un troupeau de brebis sur les hauteurs de Villard-de-Lans, dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 octobre 2026. Soixante-deux brebis sont mortes, dévorées ou par entassement après avoir pris la fuite. Une précédente attaque avait déjà causé la mort d’une soixantaine de bêtes à la fin du mois d’août, du côté drômois du Vercors.
Le troupeau de brebis a été littéralement décimé. Dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 octobre 2026, soixante-deux brebis ont été tuées par une attaque de loups dans le Vercors. Le troupeau pâturait au sein du Parc naturel régional du Vercors, sur les hauteurs de Villard-de-Lans. Au petit matin, leur propriétaire, une éleveuse de la Drôme, a découvert une véritable scène de carnage, comme l’a relaté Le Dauphiné libéré.
Les morsures des loups ne sont pas directement responsables de l’ensemble des morts parmi les brebis, précise Radio France. Si une quinzaine ont été tuées par la meute, les autres ont péri par entassement au fond d’une combe alors qu’elles essayaient de fuir les attaques. Les corps ont été retirés par hélitreuillage le lundi 12 octobre, notamment pour éviter que l’eau du ruisseau à proximité ne soit contaminée par les dépouilles.
Une attaque très meurtrière déjà à la fin du mois d’août
La responsabilité du loup ne fait guère de doute dans le cas présent. Comme l’indique encore l’éleveuse auprès du quotidien régional, un agent de l’Office français de la biodiversité (OFB) aurait en effet retrouvé un louveteau mort âgé d’environ six mois. La présence de louveteaux, par nature plus rapide et plus prompt à provoquer la panique parmi le troupeau, pourrait par ailleurs expliquer le bilan dramatique de l’attaque.
L’éleveuse explique encore ne pas avoir recours à des chiens pour garder ses bêtes, en raison de la fréquentation touristique du parc, mais utiliser des clôtures électrifiées ainsi que des dispositifs d’effarouchement, sonores ou lumineux. Si ceux-ci auraient été efficaces durant l’été, ils n’ont cependant pas empêché l’attaque, la pire que la Drômoise ait jamais connu, avec un important manque à gagner à la clé.
Cette attaque d’importance n’est pas la première dans le Vercors en 2026. Dans la nuit du 30 au 31 août 2026, une soixantaine de brebis avaient déjà été tuées dans un alpage, cette fois sur la partie drômoise du Vercors, dans les hauteurs de Bouvante, à une vingtaine de kilomètres (à vol d’oiseau) de Villard-de-Lans. Là encore, l’OFB, cité par La Montagne, estimait que ce bilan très lourd était dû à la présence de jeunes mâles dans la meute.











