FOCUS – Jérôme Aubreton, président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers de l’Isère (Unpi 38), dénonce les montants de la taxe foncière à Grenoble, un impôt qu’il juge « inégalitaire ». L’association appelle les propriétaires à exiger leur fiche d’évaluation cadastrale pour prendre connaissance des bases de calcul de la taxe et à les contester si elles sont obsolètes et éloignées de la réalité des valeurs locatives des biens. Mais surtout, l’Unpi entend lutter contre l’idée que le propriétaire est forcément « riche », quand certains ont du mal à faire face aux taxes qu’ils doivent payer.
« On est sur un impôt injuste : une partie de la population finance l’équipement collectif, le fonctionnement et le développement des collectivités locales. L’autre non. C’est une situation que je trouve inadmissible ». À l’occasion d’un entretien organisé le jeudi 15 octobre 2026, Jérôme Aubreton, président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers de l’Isère, a tapé du poing sur la table. Dans le viseur ? La taxe foncière, devenue à ses yeux « insoutenable et inéquitable ».

Les propriétaires grenoblois tapent du poing sur la table contre la taxe foncière. © Agathe Bréchemier – Place Gre’net.
« Nous ne sommes pas là pour faire de la politique, [ni] pour critiquer les politiques de la Ville de Grenoble. Notre sujet, c’est d’attirer l’attention sur un dysfonctionnement fiscal lié à la taxe foncière », a ajouté le président de l’Unpi 38.
Ce dernier a toutefois fait remarquer qu’en matière de taux de taxe foncière, la capitale des Alpes se plaçait en première position des 50 villes les plus peuplées de France, selon un rapport établi par l’Union nationale des propriétaires elle-même, notamment basé sur des données de 2023.
Une hausse de la taxe foncière de 100 % en vingt ans à Grenoble
L’évolution de cette même taxe foncière à Grenoble inquiète Jérôme Aubreton. En vingt ans, celle-ci aurait augmenté de 100 %, avec notamment une dernière hausse remarquable et controversée de 25 % votée en 2023.
« D’autres villes nous ont battus mais elles partaient de plus loin ! », ajoute le président de l’Unpi 38. Exemple : l’augmentation de 200 % à Paris en vingt ans aurait été beaucoup plus « indolore » pour les propriétaires.
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