FLASH INFO – « Des rustines, toujours pas de développement en vue« . C’est ainsi que le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes décrit l’état de la ligne Grenoble-Gap (et des autres), pour laquelle il milite activement. Dans un communiqué publié fin septembre 2023, les partisans du train expriment leur déception après une rencontre avec Frédéric Aguilera, vice-président aux Transports de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes n’était pas le seul à être présent à cette rencontre. Y participaient également d’autres collectifs d’usagers du train de Clermont-Ferrand, de Saint-Étienne, du Sud-Ardèche ou encore de l’Allier. Autant de militants qui ont, au moins, été rassurés d’entendre l’élu affirmer « que la Région refusera les fermetures de lignes« . Un discours différent avait été tenu en décembre 2022, affirme en effet le communiqué.
Frédéric Aguilera aurait également déclaré que la Région était « scandalisée de la proposition de financement de l’État de 54 millions d’euros pour les lignes de desserte fine du territoire alors que le besoin pour ne pas fermer ces lignes est de l’ordre de 200 à 300 millions d’euros« , indiquent les collectifs. De son côté, la collectivité « s’apprête à dépenser 2 milliards d’euros pour le matériel roulant jusqu’en 2035« , sans toutefois prévoir de réouverture de lignes, faute de financements suffisants.

Le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes juge les ambitions de la Région (et de l’État) très en-dessous des moyens nécessaires pour le ferroviaire au niveau régional. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Reste que pour le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes, les « 200 à 300 millions » jugés nécessaires par la Région – somme qu’elle essayerait de négocier auprès de l’État – sont encore largement insuffisants. Et de décrire « un montant […] dérisoire au regard des 100 millions d’euros nécessaires pour la pérennisation de la seule ligne Grenoble-Gap et des 1,8 milliard d’euros en cours de négociation par la Région Occitanie« . De quoi amener les participants à la réunion à solliciter une rencontre avec des représentants de l’État et du gouvernement.
« Plus de 50 collectivités ont adopté et émis le vœu pour une politique volontariste de la Région vis-à-vis du train et de son réseau ferroviaire, à l’agonie dans la région« , ont encore déclaré les participants à la réunion. Ces derniers estiment par ailleurs que « le service TER devrait constituer l’épine dorsale du réseau de mobilité » et que « le train devrait être la priorité au vu des bilans carbone des véhicules personnels, des bus et des avions« . De quoi amener Frédéric Aguilera à considérer ses interlocuteurs comme des « intégristes du train« , à en croire le communiqué.








