FLASH INFO – Le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes salue le succès de son opération du « Train de la colère« , organisé vendredi 1er décembre 2023 en gare de Grenoble. Les défenseurs de la ligne ferroviaire Grenoble-Gap entendaient alors dénoncer les dysfonctionnements à répétition, en invitant les participants à monter dans le train sans ticket, mais en payant leur trajet à une caisse spécialement mise en place.
« Le train était à l’heure et à titre exceptionnel la SNCF avait mis en place deux rames« , note, non sans ironie, le Collectif… tout en signalant qu’un autre train Grenoble-Gap avait précédemment été annulé. « La SNCF, sans doute sur consigne de la Région Aura, avait visiblement pris toutes les précautions pour faire bonne figure devant la presse« , jugent les militants. Avec 150 manifestants au compteur, l’événement avait en effet de quoi attirer l’attention.
Finalement, ce sont 402,40 euros que le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes a récoltés. Non pour son usage personnel mais pour les remettre à la SNCF, à l’occasion du comité de mobilité Alpes-du-Sud qui s’est tenu à Grenoble le mardi 5 décembre. En plus de la somme collectée, les quatre représentants du collectif délégués spécialement pour cette action ont remis à la société ferroviaire… un essuie-glace.

Des membres du Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes se sont invités au comité de mobilité Alpes-du-Sud à Grenoble le 5 décembre 2023 pour remettre à la SNCF un chèque issu du « Train de la colère »… et un essuie-glace. © Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes
Pourquoi un cadeau aussi insolite? Parmi les motifs de retards ou d’annulations sur la ligne Grenoble-Gap, depuis sa remise en service au mois de décembre 2022, figurent des problèmes d’infiltration d’eau, des amortisseurs en panne, des fuites de gazole… et une défaillance d’essuie-glace sur un des véhicules. Une situation dont « les Régions Aura et Paca, et la SNCF, sont les premières responsables« , juge le Collectif.
« Les dysfonctionnements continus de la ligne liés au matériel roulant ne sont malheureusement pas les seules inquiétudes du collectif. L’infrastructure a de nouveau un avenir très incertain du fait de négociations chaotiques entre l’État et la Région Aura« , poursuit le collectif. Qui chiffre à 10 millions d’euros d’investissement la somme nécessaire pour pérenniser la ligne Grenoble-Gap… et fait savoir qu’il « n’a pas fini de se faire entendre« .








