FOCUS – À Grenoble, la scolarité des enfants neuroatypiques reste un parcours semé d’embûches. Malgré des dispositifs innovants aux résultats encourageants, les solutions restent insuffisantes face à la demande. Le manque criant d’AESH et le défaut de formation des enseignants freinent encore l’inclusion de ces enfants. Entre listes d’attente interminables, adaptations au cas par cas et manque de moyens, l’école inclusive, bien que promue, peine à devenir une réalité pour toutes les familles.
« On se bat pour que nos enfants aient leur place à l’école mais c’est un parcours du combattant. » Lucile se souvient encore de ces matins où son fils, alors en maternelle, s’accrochait au portail de l’école en pleurs. « Il dormait trois heures l’après-midi, épuisé par l’effort de tenir en classe. La maîtresse me disait qu’il était ingérable, qu’elle ne pouvait pas s’occuper d’enfants neuroatypiques »
Aujourd’hui, son garçon de 9 ans, à qui l’on a diagnostiqué des troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) puis du spectre de l’autisme (TSA), est en CM1. « Un jour, il a fait une crise si violente que la directrice et la maîtresse ont dû s’enfermer dans le bureau avec lui. J’ai dû appeler le 15 pour qu’ils m’aident à le calmer », témoigne-t-elle
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 85 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous








