REPORTAGE – À l’occasion du vingtième anniversaire de la loi handicap, des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et leurs soutiens se sont rassemblés devant le rectorat de Grenoble, mardi 11 février 2025, afin de faire entendre leur colère et leurs revendications. Les moyens ne sont en effet clairement pas au rendez-vous, selon eux, pour permettre une bonne prise en charge des élèves en situation de handicap par l’Éducation nationale. Voire font de celle-ci une institution « maltraitante ».
Pour célébrer à leur manière le vingtième anniversaire de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) se sont donné rendez-vous devant le rectorat de Grenoble, mardi 11 février 2025 à midi. Avec le soutien des personnels de l’Éducation nationale, ils ont une nouvelle fois dénoncé leurs conditions de travail et les difficultés rencontrées pour mener à bien leurs missions.

Un gâteau d’anniversaire particulier pour fêter les 20 ans de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Malgré un temps maussade, une quarantaine de personnes ont donné de la voix devant les portes fermées du rectorat. Elles avaient, pour l’occasion, préparé un gâteau d’anniversaire pour le moins indigeste, puisque constitué de boîtes empilées symbolisant une « inclusion en carton ».
Dernière attention : les manifestants y avaient joint une enveloppe à l’intention de la rectrice, contenant leurs revendications. Celles-ci ne changent pas : les AESH réclament plus de moyens humains et matériels, un “vrai” statut au sein de la fonction publique, ou encore la fin des temps partiels imposés.
Entre 3 000 et 4 000 AESH manquants sur l’académie de Grenoble ?
« Si on est là, c’est pour rappeler que cette loi existe et alerter pour expliquer la réalité », indique Marie-Pierre Beaugendre, AESH et représentante syndicale FSU. La militante ne mâche pas ses mots concernant l’application de la loi handicap : « Cette loi très symbolique a permis, il y a vingt ans, la création de l’école inclusive et des AESH. Vingt ans après, le bilan est catastrophique. On constate que rien n’a été mis en œuvre ! », lance-t-elle.
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