FOCUS – Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, association agréée pour mesurer la qualité de l’air qui s’apprête à fêter sa cinquantième année, dresse le bilan 2025 et des vingt dernières années. Si la situation s’améliore progressivement sur le territoire régional, la pollution reste supérieure aux préconisations de l’Organisation mondiale de la santé en matière d’exposition à des polluants comme les particules fines.
« Un vraie belle tendance sur vingt ans mais un essoufflement ». C’est ainsi qu’Éric Fournier, président d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, décrit l’évolution de la qualité de l’air sur le territoire régional. À l’occasion d’une présentation de son bilan 2025 organisée le 21 mai 2026, l’association qui va fêter son cinquantième anniversaire a, en effet, souhaité prendre du recul sur les vingt dernières années, motivée sans doute par l’application à venir de nouveaux seuils, suivant une directive européenne.
Organisme revendiquant son indépendance autant que sa transparence, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est agréé par le ministère de la Transition écologique pour procéder à des contrôles de la qualité de l’air à travers 81 stations réparties sur l’ensemble de la région.
Elle joue, dès lors, un rôle essentiel dans les prises de décision liées à la pollution atmosphérique, qu’il s’agisse des mesures ponctuelles face à un épisode élevé ou des plans sur le long terme. La structure elle-même revendique, parmi ses missions, « inciter à l’action en faveur d’une amélioration de la qualité de l’air ».
La qualité de l’air en région Aura s’améliore mais atteint un plancher
« Le bilan montre une évolution positive de la concentration des principaux polluants réglementés, [et] un respect des normes européennes actuellement en vigueur sur la quasi-totalité du territoire et sur la quasi-totalité des polluants », souligne Éric Fournier.
En revanche, ajoute le président d’Atmo Aura, les résultats sont bien différents si l’on se réfère aux normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), nettement plus sévères… et qui rappellent que l’exposition à des polluants n’est jamais anodine.
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2 réflexions sur « Auvergne-Rhône-Alpes : la qualité de l’air s’améliore mais reste très en-dessous des normes de l’OMS »
Je repose encore une fois la question des particules fines émises par les chaufferie industrielles au bois des métropoles pour alimenter les réseaux de chaleur. Pas de doute qu’elles utilisent les procédés les plus performants et les meilleurs systèmes de filtration disponibles, et que cela n’a absolument rien à voir avec les systèmes de chauffage au bois individuels. Mais comme on ne peut pas obtenir l’efficacité de 100 %, il y a donc un certain nombre de particules fines qui sont émises dans l’atmosphère. A-t-on déjà estimé la contribution de ces chaufferies à la pollution atmosphérique aux particules fines ?
Cette photo, qui vient à l’origine de la préfecture, montre à quel point la non réponse à votre question est totalement anormale.
https://www.rue89lyon.fr/wp-content/uploads/2016/12/Capture-d%E2%80%99e%CC%81cran-2016-12-12-a%CC%80-13.06.45.png
les centrales à biomasse polluent près de trois fois plus que celles à combustible fossile, disent des chercheurs américains ! Et même avec les poêles à granulés « la biomasse domestique produit toujours davantage de polluants que les chaudières au fioul ou au gaz ».
https://www.geo.fr/environnement/pourquoi-les-pellets-et-le-bois-sont-ils-tres-polluants-comparaison-centrales-combustibles-fossiles-particules-218836