FOCUS – Le courrier a fuité : le président d’Araymond s’est adressé au mois d’août 2026 à celui de la Métropole de Grenoble Guillaume Lissy pour s’inquiéter des aménagements prévus sur le cours Berriat. Alors que de premiers aménagements ont, selon Julien Valero, d’ores et déjà entraîné un « impact direct » sur la productivité de son entreprise experte mondiale des solutions de fixation et d’assemblage, celui-ci a annoncé soutenir le projet alternatif porté par un collectif d’habitants et de commerçants. Sans avoir visiblement obtenu de réponse.
Le courrier n’aurait obtenu aucune réponse… et a fini par fuiter. Le 10 août 2026, la société Araymond, important acteur économique grenoblois d’envergure internationale, s’adressait par la voix de son président Julien Valero à Guillaume Lissy, (autre) président de la Métropole de Grenoble.Objet de la missive ? Les travaux en cours sur le cours Berriat, prévoyant la mise en place d’une circulation à sens unique au profit d’une chronovélo, au grand dam d’un collectif d’habitants et de commerçants porteur d’une proposition alternative.

Travaux de réaménagement du cours Berriat à Grenoble pour la Chronovélo, en octobre 2026. © Muriel Beaudoing – Placegrenet.fr
« Le lancement des travaux sur le cours Berriat, entre la voie ferrée et le cours Jean-Jaurès, va entraîner un report du trafic de véhicules légers et de véhicules de livraison dans le sens ouest-est vers la rue d’Alembert et / ou l’avenue de Vizille », avertissait pour commencer Araymond dans son courrier.
Un « impact direct » sur la productivité de l’entreprise
« Cette modification va impacter une nouvelle fois de manière significative les déplacements quotidiens d’un grand nombre de nos collaborateurs« , ajoutait l’entreprise experte des solutions de fixation et d’assemblage. Une nouvelle fois ? Julien Valero revient en effet sur de précédents travaux en lien avec la réalisation d’une chronovélo.
Les services métropolitains lui avaient alors notamment assuré que les modifications au niveau du carrefour pont du Vercors – rue Diderot – rue du Vercors auraient un impact limité sur le site industriel. « Dans les faits, nous constatons aujourd’hui un allongement sensible des temps de trajet aux heures de pointe », affirme le président d’Araymond dans le courrier. Non sans fustiger les moyennes journalières, qui « ne reflètent pas toujours la réalité vécue par les usagers ».
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