FOCUS – Le Parlement a voté, le 14 avril 2026, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), un tournant dans la politique écologique du pays. Une décision perçue comme un « recul grave » pour Émilie Chalas, élue d’opposition à Grenoble, tout comme pour la maire Laurence Ruffin, qui insiste sur la nécessité de « continuer d’aller dans le sens » des ZFE. Mais Alain Freyssinet, ex-président de l’Automobile Club dauphinois, voit surtout dans cette suppression la reconnaissance d’une loi « mal pensée » et « absurde ».
Fin des ZFE en France. Le vote de l’Assemblée nationale le 14 avril 2026, suivi par celui du Sénat, a en effet acté la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), tout comme celle de la loi de zéro artificialisation nette (Zan). Cette mesure, inscrite dans le cadre de la loi Climat et Résilience de 2021, imposait aux métropoles dépassant les seuils de pollution de restreindre la circulation des véhicules les plus polluants. Les réactions spontanées n’ont pas tardé à Grenoble.

Panneau signalant une Zone à faibles émissions (ZFE) sur le pont du Vercors à Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Dans le bassin grenoblois, la ZFE avait été progressivement mise en place depuis 2019 pour les véhicules utilitaires et poids lourds, puis étendue aux voitures particulières en juillet 2023. Treize communes étaient concernées : Grenoble, Saint-Égrève, Saint-Martin-le-Vinoux, La Tronche, Meylan, Gières, Saint-Martin-d’Hères, Eybens, Le Pont-de-Claix, Échirolles, Seyssins, Seyssinet-Pariset et Fontaine.
La ZFE : une loi « absurde » et « mal pensée »
La nouvelle de la fin des ZFE réjouit en tout cas Alain Freyssinet. Pour l’ex-président de l’Automobile Club dauphinois désormais membre du conseil d’administration de l’association, il s’agissait de toute façon d’une loi « mal pensée qui ne [devait] pas exister ».
Ce défenseur des automobilistes prend l’exemple d’une Peugeot 206 : « Le véhicule sorti le 31 décembre 2005 possède une vignette critère 3 alors que celui mis en circulation le 2 janvier 2006 possède une critère 2. Mais que s’est-il passé dans la nuit ? », ironise-t-il, soulignant l’absurdité d’un système qui pénalise arbitrairement certains propriétaires de voitures.
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4 réflexions sur « Bassin grenoblois : la suppression de la ZFE consterne Chalas et Ruffin… mais réjouit l’Automobile Club »
Préserver notre atmosphère et préserver la vivabilité de notre environnement ne peut se faire
en s’agitant politiquement sur les émissions minoritaires au lieu de travailler à diminuer les très grosses… ça ne paraît pas si difficile à comprendre. Et les très grosses c’est le chauffage au bois.
https://france3-regions.franceinfo.fr/image/4TOFK387RDokjqtK_mAs2rAqhrY/0x0:887×419/0x0/filters:format(webp)/regions/2025/02/18/emissions-pm2-5-site-web-article-chauffage-v2023-0-67b4aaf35fadf181867455.png
Bravo ! Enfin un peu de bon sens !
Soit Laurence Ruffin est ignorante, soit elle fait exprès comme Piolle de fermer les yeux sur le fait que le gros problème majeur de pollution à Grenoble c’est pas la voiture, c’est le chauffage au bois.
https://www.revolution-energetique.com/actus/les-effets-sanitaires-du-chauffage-au-bois-en-france-a-nouveau-pointes-du-doigt/
Un extrait de la conclusion du rapport en question :
« D’une manière générale, l’agence rappelle l’importance d’améliorer la qualité de l’air afin de réduire l’exposition de la population à la pollution atmosphérique et de la protéger des effets sanitaires qui lui sont associés. En France, si le chauffage au bois est un contributeur important à la pollution atmosphérique, celle-ci est générée par de nombreuses autres sources anthropiques liées notamment au trafic routier, à la combustion de biomasse, de produits pétroliers ou de charbon, à l’agriculture »
Préserver notre atmosphère et préserver la vivabilité de notre environnement ne peut se limiter à un seul domaine d’action… ça ne paraît pas si difficile à comprendre.
D’ailleurs, réduire la pollution dû au chauffage bois fait également partie des plans de préservation de l’atmosphère.