Les occupants de la Métropole de Grenoble dénoncent l'inaction des institutions face à leur condition de vie et de travail. © Maureen Dufournet - Place Gren'et

« On fait tourner Grenoble, mais on n’a même pas de quoi se loger » se plaignent les livreurs à vélo au siège de la Métropole

« On fait tourner Grenoble, mais on n’a même pas de quoi se loger » se plaignent les livreurs à vélo au siège de la Métropole

REPORTAGE – Depuis bientôt 150 jours, 150 livreurs à vélo et leurs familles occupent le siège de la Métropole de Grenoble. Expulsés de leurs logements insalubres à la Villeneuve en novembre 2025, ils réclament l’application de la loi de réquisition pour accéder à des logements publics vides. Réunis devant la métropole, vendredi 10 avril 2026, ils ont dénoncé l’inaction des institutions face à leurs conditions de vie et de travail.

« Un toit, c’est un droit ! Un toit, c’est la loi ! » Les slogans, scandés en chœur, résonnent ce vendredi 10 avril 2026 devant le siège de la métropole de Grenoble. Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour dénoncer leurs conditions de vie et de travail. Depuis bientôt 150 jours, ces travailleurs, majoritairement des livreurs à vélo et leurs familles, occupent une partie du bâtiment public, après avoir été expulsés de leurs logements insalubres à la Villeneuve.

« On nous a jetés comme des malpropres, mais on ne partira pas sans solution », déclare un livreur. « On fait tourner Grenoble, on livre vos repas et, pourtant, on n’a même pas de quoi se loger ! » Les manifestants, soutenus par le Dal 38, la CGT et Médecins du Monde, réclament ainsi l’application immédiate de la loi de réquisition pour accéder à des logements publics vides.

« 142 jours à attendre, à négocier, à manifester »

Sur les 150 personnes occupant la Métropole depuis novembre, « il y en a 70 qui ont été relogées dans des bâtiments publics vides, mais il en reste encore 80 sans solution. Et ça fait 142 jours qu’on attend », précise Raphaël Beth, militant au Dal 38 (Droit au logement). « 142 jours à attendre, à négocier, à manifester. Et pour quoi ? Pour qu’on nous promette des logements qui n’arrivent jamais. »

Les occupants de la Métropole de Grenoble dénoncent l'inaction des institutions face à leur condition de vie et de travail. © Maureen Dufournet - Place Gren'et

Les occupants de la Métropole de Grenoble demandent la réquisition des logements vides. © Maureen Dufournet – Place Gren’et

Selon les militants, « les communes de la métropole disposent de beaucoup de bâtiments publics vides, qui ne servent à rien. Grenoble, la ville-centre, n’a relogé que 25 personnes en février », indiquent-ils. « C’est aussi une ville particulière en termes d’engagement des maires. Eric Piolle avait promis l’application de la loi de réquisition, il y a 10 ans. Laurence Ruffin a mis ça en avant dans sa campagne. On attend des actes », fait savoir Raphaël Beth.

Poursuivez votre lecture

Il vous reste 65 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.

Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous

Maureen Dufournet

Auteur

2 réflexions sur « « On fait tourner Grenoble, mais on n’a même pas de quoi se loger » se plaignent les livreurs à vélo au siège de la Métropole »

  1. sep article
  2. Eh bien moi je n’ai jamais eu recours à des livraisons à vélo et je vais continuer comme ça, en utilisant mes deux jambes.

    sep article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

A lire aussi sur Place Gre'net

Les occupants du siège de la Métropole se rendent en cortège à l'hôtel de Ville de Grenoble. © Joël Kermabon - Place Gre'net
Les occupants du siège de la Métropole accusent Actis de « mensonges » et réclament d’urgence un relogement

FOCUS - Des occupants du siège de la Métropole de Grenoble ont tenu une conférence de presse, vendredi 30 janvier 2026, devant les locaux d’Actis, Lire plus

Près de 150 personnes occupent la métropole pour dénoncer dénoncer les expulsions sans relogement dans le quartier de la Villeneuve. © Maureen Dufournet - Place Gre’net
Relogement des occupants de la Métropole : les premières familles installées à Pont-de-Claix

FOCUS - Après plus d’un mois d’occupation du siège de Grenoble-Alpes Métropole par 150 personnes en situation de grande précarité, les premières familles ont commencé Lire plus

Les occupants du siège de la Métropole se rendent en cortège à l'hôtel de Ville de Grenoble. © Joël Kermabon - Place Gre'net
Les occupants du siège de la Métro réclament des réquisitions : la balle dans le camp de l’Etat

REPORTAGE VIDÉO - Près de 200 personnes ont manifesté, lundi 24 novembre 2025, en direction de la mairie de Grenoble pour réclamer des réquisitions de Lire plus

Deux mois à la Métropole, les occupants demandent des hébergements d'urgence. ©Maureen Dufournet - Pace Gre'net
Nouvelle mobilisation après deux mois d’occupation du siège de la Métropole de Grenoble

REPORTAGE VIDEO - Depuis le 19 novembre 2025, le siège de la Métropole de Grenoble est occupé par environ 150 personnes, principalement des livreurs à Lire plus

Pour garantir le droit au logement, Laurence Ruffin va notamment lancer une brigade pour procéder à des réquisitions à Grenoble. Karim Sellami, élu de la majorité et Laurence Ruffin, maire, lors du conseil municipal d'installation, 27 mars 2026. © Maureen Dufournet - Place Gre'net
A Grenoble, Laurence Ruffin va lancer une brigade municipale de réquisition des logements

FOCUS – La fin de la trêve hivernale a sonné comme un coup de semonce pour les  ménages en difficulté. Alors que les expulsions ont Lire plus

Flash Info

|

16/10

14h56

|

|

13/10

19h16

|

|

13/10

13h13

|

|

12/10

20h45

|

|

09/10

10h24

|

|

08/10

11h32

|

|

05/10

23h27

|

|

30/09

10h54

|

|

28/09

19h21

|

|

26/09

23h48

|

Les plus lus

A écouter| Chronique Place Gre’net – RCF : L’affaire Guizmaths à Grenoble prend une tournure politique

A écouter| Chronique Place Gre’net – RCF : Une imposante manifestation à Grenoble aux messages multiples… mais très anti-police

Économie| « L’incendie nous a mis a genoux » : Le Chardon bleu ferme ses six boutiques, à Grenoble et dans le Grésivaudan

Agenda

Je partage !