FOCUS – Le Dal 38 a lancé un mouvement d’occupation du siège de la Métropole de Grenoble, mercredi 19 novembre 2025, pour dénoncer des expulsions réalisées par Actis dans le quartier de la Villeneuve. L’association accuse également le bailleur social de laisser des immeubles entiers se dégrader, suspectant un « mode opératoire » de la Ville et de la Métropole destiné à favoriser la « gentrification » des quartiers populaires. La municipalité, en retour, se dit « très préoccupée » par la situation.
L’association Droit au logement 38 (Dal) a lancé une opération d’occupation du siège de la Métropole de Grenoble, mercredi 19 novembre 2025 à partir de 14 heures. Soutenue par une trentaine de personnes, avec des mouvements de va-et-vient, l’occupation vise à dénoncer la politique du bailleur social public Actis, accusé de « jeter à la rue » des adultes et des enfants déjà victimes d’une « mafia » tirant profit du mal-logement.
Le Dal pointe du doigt des expulsions réalisées le 28 octobre puis le 18 novembre das le quartier Villeneuve, à Grenoble, au cours desquelles plusieurs dizaines de personnes auraient été mise dehors sans solutions de relogement. Autant de personnes qui étaient « logées » dans trois appartements vides appartenant au bailleur social et « confisqués par des marchands de sommeil« .
Des expulsions pour répondre à une « mafia »?
Le principe : le Dal décrit « une véritable mafia qui fait depuis des années son profit sur le dos de personnes sans-logis, les logeant dans des squats et n’hésitant pas à user d’intimidations violentes pour leur extorquer des loyers« . Un phénomène « d’emprise glaçante sur les logements vacants » bien connu, selon l’association, et qui concerne la Villeneuve comme d’autres quartiers populaires de Grenoble et de son agglomération.
« Sous prétexte de lutter contre ce fléau et afin de récupérer ses logements, Actis assume d’expulser à tour de bras les victimes des réseaux« , dénonce le Dal. Pour qui la méthode n’a rien d’efficace: « Le lendemain, les marchands de sommeil reprennent continuellement le contrôle de logements sociaux laissés vides pour y exploiter la misère des sans-logis. » Pour l’association, les 758 logements d’Actis laissés vides fin 2024 constituent la preuve de cet échec.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 61 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous













2 réflexions sur « Le Dal 38 occupe le siège de la Métropole de Grenoble pour dénoncer des expulsions sans relogement à la Villeneuve »
Ah oui, c’est vraiment énorme la gentrification de ces quartiers, il suffit de voir le nombre de grosses voitures très chères qu’il y a.
C’est la gentrification par qui ? Par les dealers, ces « copains d’en bas » dit la mairie qui ont soudé les portes de 24 appartements sur 64 dans l’une des tours de Mistral. Mais ça le DAL n’en parle surtout pas et le papa en PIollitique de Laurence Ruffin non plus.
https://www.placegrenet.fr/2025/10/15/operation-xxl-quartier-mistral-a-grenoble-64-perquisitions-4-interpellations-et-11-kg-de-stupefiants-saisis/662358
L’incendie du squat jouxtant l’entreprise Richardson, qui justement s’est propagée chez Richardson avec 3,1 millions d’euros de dédommagement payés par le contribuable grenoblois avec ses taxes foncières, illustre le rôle des organisations mafieuses dénoncées par le DAL.
Comme pour la Bobine, on assiste au débordement de l’extrême gauche municipale par son ultra-gauche…. à force de prôner l’accueil inconditionnel et de se déclarer qu’on est de la même famille qu l’ultra gauche et qu’on ne dit pas du mal de sa famille…avec la surenchère entre les partis de gauche qui se déchirent pour les élections municipales…..
Au secours ! Vite une liste pragmatique qui s’intéresse à Grenoble et au grenoblois sans dérives idéologiques.