FOCUS – La fin de la trêve hivernale a sonné comme un coup de semonce pour les ménages en difficulté. Alors que les expulsions ont bondi de 27 % en un an en France, la maire de Grenoble Laurence Ruffin fait part de « sa vive préoccupation ». Elle entend ainsi renforcer la coordination institutionnelle, l’hébergement d’urgence et mise sur une brigade spéciale pour réquisitionner des logements vacants. Une initiative vivement critiquée par le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble.
La trêve hivernale, qui suspend les expulsions locatives, a pris fin mardi 31 mars 2026. Comme chaque année, cette date marque le retour possible des expulsions pour des milliers de ménages en France. À Grenoble, Laurence Ruffin appelle à une mobilisation renforcée des acteurs institutionnels, afin de garantir le droit au logement pour tous. Et mise aussi sur le lancement d’une brigade spéciale…
Il faut dire que la pression est forte dans la capitale des Alpes. Alors que la maire de Grenoble a pris ses fonctions le vendredi 27 mars, près de 300 personnes ont défilé dans les rues dès le lendemain à l’appel de l’association Droit au logement (Dal 38). Ils entendaient ainsi dénoncer la reprise des expulsions et alerter sur la crise du logement.

Au 21 novembre 2025, près de 150 personnes occupaient la métropole de Grenoble pour dénoncer les expulsions sans relogement dans le quartier de la Villeneuve. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Selon les données citées par la Ville, 30 500 expulsions locatives ont été enregistrées en France en 2025, soit 27 % de plus en un an. Une hausse qu’elle attribue à l’application de la loi Kasabarian-Bergé, qui ferait courir un risque accru aux ménages en difficulté.
« Prévenir une expulsion est moins coûteux que d’en gérer les conséquences »
« Garantir un logement est le premier des droits, permettant une sécurité de base nécessaire pour étudier, travailler ou fonder une famille », affirme Laurence Ruffin. Qui insiste sur la nécessité d’une approche sociale et préventive, en coordination avec la préfecture, les associations spécialisées, l’Agence départementale d’information sur le logement et les équipes mobiles de prévention des expulsions.
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6 réflexions sur « A Grenoble, Laurence Ruffin va lancer une brigade municipale de réquisition des logements »
C’est extra que les logements vides soient réquisitionnés pour des personnes qui en ont besoin. C’est simplement du bon sens. Et le sens du partage. Ça ne nuit à personne et ça aide incroyablement des familles, des jeunes, des personnes qui manquent d’argent.
Moi aussi je manque d’argent et je vais aller le prendre à ceux qui en ont. On en connais beaucoup il suffit de les voler tous et tout le monde sera heureux…..vive le socialo communisme qui a très bien réussi partout oú il a été instauré.
A fuera
PZ en tant que médiateur se pose la question:
« La brigade rouge » ? (est-elle à l’ OUEST ?…?….?)
Finalement ça ne vaut pas le coup d’être prioritaire avec un petit salaire à Grenoble, on est là vache à lait alors que d’autres auront des logements sans les impôts qui vont avec
Laurence Ruffin est bien partie pour que son équipe soit le groupe NPA de la métropole.
Elle pourra y compter sur son président des finances de Grenoble, Allan Brunon, ami de Raphaël Arnault et futur chef du groupe LFI à la métropole.
Amandine Germain n’a pas vendu le PS grenoblois aux Verts, elle l’a dissous dans l’extrême gauche ADES NPA LFI.
Le communisme en marche !