REPORTAGE VIDÉO - Près de 200 personnes ont manifesté, lundi 24 novembre 2025, en direction de la mairie de Grenoble pour réclamer des réquisitions de logements vacants. Ce alors qu'environ 180 sans-logis, pour beaucoup en situation irrégulière, occupent le siège de la Métropole depuis le 19 novembre. Une délégation a été reçue par la Ville. Deux jours plus tôt, le président de la Métro avait, pour sa part, interpellé la préfète de l'Isère pour que l’État fasse le nécessaire en matière d'hébergement d'urgence.
« Qu'est-ce qu'on veut ? Des logements ! Pour qui ? Pour tous ! Pour quand ? Maintenant ! », ont clamé sous la pluie près de 200 manifestants réunis lundi 24 novembre 2025 à 12 h 30 devant le siège de la Métropole. Des locaux en partie occupés depuis le 19 novembre par environ 180 sans-abris « jetés massivement à la rue » par le bailleur social Actis à la Villeneuve, selon l'association Droit au logement de l'Isère (Dal 38).
Plus précisément, ces expulsions ont concerné des occupants précaires jusqu’alors victimes de marchands de sommeil qui s’étaient accaparé des logements du bailleur social pour leur louer. Parmi eux, de nombreux livreurs à vélo en situation irrégulière, ainsi que des femmes et des enfants, qui se sont mis en marche en direction de l'hôtel de Ville de Grenoble.

Au nombre des manifestants devant le siège de la métropole, de nombreux livreurs à vélo. © Joël Kermabon - Place Gre'net
Leur objectif ? Toujours le même : réclamer l'application de la loi sur les réquisitions et demander une nouvelle fois à Éric Piolle, maire de Grenoble, d'appliquer ses engagements pris en mai 2025. Et donc de réquisitionner des logements vacants privés appartenant à des multipropriétaires.
Des promesses réitérées au début du mois de novembre. « Ça traîne beaucoup », regrette Raphaël Beth du Dal 38, qui demande également au maire la mise à disposition du patrimoine municipal vacant.
La Métro interpelle l'Etat, tout en recensant les bâtiments mobilisables
Deux jours plus tôt, une lettre cosignée par Christophe Ferrari, président de la Métropole, et Jérôme Rubes, son vice-président à l'Habitat, au Logement et à l'Hébergement, avait remis l'État au centre du jeu.
Dans ce courrier adressé le 22 novembre à la préfète Catherine Séguin, la Métropole indiquait accueillir « une soixantaine de personnes, au maximum de l’ordre de 1501Il y a, là, divergence car les occupants parlent, eux, de 180 personnes., notamment des enfants en bas-âge, des femmes enceintes et des travailleurs à vélo ». Ce alors que « le froid s’installe » et que des « situations inacceptables » ont été constatées lors de rencontres avec les occupants.
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Une réflexion sur « Les occupants du siège de la Métro réclament des réquisitions : la balle dans le camp de l’Etat »
Que fait le mentor de Laurence Ruffin pour les logements HLM inoccupés qui sont sous sa responsabilité, dont certains ont les portes condamnées par les dealers comme on l’a vu dans cette tour à Mistral où c’était le cas de 24 appartements sur 64 !
Cela concernant les personnes en situation régulière parce que pour les autres, le retour dans leur pays s’impose évidemment.
https://www.placegrenet.fr/2025/10/15/operation-xxl-quartier-mistral-a-grenoble-64-perquisitions-4-interpellations-et-11-kg-de-stupefiants-saisis/662358