ÉVÉNEMENT – Le XV de France féminin ouvre son Tournoi des Six Nations au Stade des Alpes, samedi 11 avril à 13 h 25. Il affronte en effet l’Italie à Grenoble pour le premier match du Tournoi. Avec quatre joueuses du FCG Amazones dans le groupe et une équipe renouvelée, les Bleues visent un titre qui leur échappe depuis 2018. Le match se tiendra en présence de Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, et de Camille Galliard-minier, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées.
Et si le rugby français réussissait le doublé ? Après les hommes, c’est au tour des femmes de prendre part au tournoi des Six Nations. Samedi 11 avril à 13 h 25, le Stade des Alpes accueillera le match d’ouverture du tournoi, opposant le XV de France à l’Italie. Une rencontre qui marque le début d’une campagne ambitieuse pour les Bleues, déterminées à briser la série de six deuxièmes places consécutives derrière l’Angleterre.
Une équipe renouvelée et motivée
Depuis 2018 et leur dernier titre, les Bleues enchaînent les podiums sans parvenir à déloger l’Angleterre, sacrée six fois de suite. En 2025, malgré une quatrième place à la Coupe du monde, l’équipe a montré une progression constante, avec un jeu de plus en plus structuré et une défense solide. Le nouveau sélectionneur, François Ratier, arrive avec une mission claire : redonner à la France son statut de prétendant au titre.

Images de la rencontre entre l’équipe de France et l’Angleterre en novembre 2018, au stade des Alpes. © Laurent Genin
Pour cela, il mise sur un mélange d’expérience et de jeunesse. Six joueuses feront leurs débuts internationaux lors de ce match : Pauline Barrat (arrière), Mathilde Lazarko (talonneuse) et Anaïs Grando (ailière) seront titulaires, tandis que Siobhan Soqeta (19 ans), Cloé Correa (22 ans) et Aubane Rousset (22 ans) découvriront le niveau international en commençant comme remplaçantes.
Du côté des joueuses attendues, la capitaine Manae Feleu, repositionnée en troisième ligne, évoluera aux côtés de Léa Champon, titularisée en n°8. Ces deux Grenobloises, avec Elisa Riffonneau et Siobhan Soqeta, incarnent la forte présence des Amazones du FCG dans cette équipe.
Un défi italien à ne pas sous-estimer
L’adversaire du jour n’est pas à sous-estimer. L’Italie, quatrième en 2025 avec deux victoires, a battu la France en 2023 (22-21) et compte bien rééditer l’exploit. Les Transalpines, en progression constante, représenteront un adversaire exigeant pour des Bleues favorites sur le papier. La chaleur inhabituelle annoncée pour un mois d’avril (27 °C) au stade des Alpes ajoutera une dimension physique supplémentaire à ce match, obligeant les deux équipes à gérer leur effort avec rigueur.

Alexandra Chambon et Manae Feleu (ici avec Emeline Gros) font partie des quatre Grenobloises sélectionnées pour le Tournoi des Six Nations 2026. © FCG
Après cette rencontre, les Bleues enchaîneront avec un déplacement au Pays de Galles (18 avril), puis un choc contre l’Irlande à Clermont-Ferrand (25 avril). Le Tournoi des Six Nations s’achèvera par un déplacement en Écosse (9 mai) et un Crunch final contre l’Angleterre à Bordeaux (17 mai), où se jouera peut-être le titre.
Deux ministres en déplacement à Grenoble pour l’occasion
Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, et Camille Galliard-minier, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, se rendront à Grenoble ce samedi 11 avril à l’occasion du match France-Italie, en ouverture du Tournoi des Six Nations 2026.
« L’avant-match sera marqué par une séquence mettant à l’honneur les 19 joueuses de
l’Équipe de France de rugby 1982, année de naissance du XV de France féminin, précise la préfecture de l’Isère. « Ces pionnières, qui évoluaient sans pouvoir porter le blason officiel arborant le coq, se verront remettre un maillot floqué de cet emblème. Une reconnaissance forte et symbolique de leur engagement pour le rugby féminin français. »Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative fait par ailleurs savoir que « ce déplacement s’inscrit dans la mobilisation pleine et entière de l’État en faveur du développement du sport féminin, et de l’égal accès de toutes et tous à la pratique sportive« . Par leur présence, les ministres tiennent ainsi à « réaffirmer l’ambition du gouvernement de faire du sport un levier de cohésion et d’émancipation« .





