FLASH INFO – Dix-huit jours après le début du mouvement social engagé le 24 mars 2026 à la MC2 de Grenoble, le conflit entre le Synptac-CGT et la direction demeure sans issue. Le syndicat dénonce l’absence de « proposition concrète de sortie de grève » et maintient ses revendications, liées à la « dénonciation unilatérale » des accords encadrant le comité social et économique (CSE), dans un contexte de tensions et de difficultés financières au sein de l’établissement.
Engagée depuis le 24 mars 2026 à l’initiative du syndicat Synptac-CGT1Syndicat national des professionnels du théâtre et des activités culturelles., la grève à la MC2 de Grenoble se poursuit sans avancée notable. Selon un communiqué diffusé vendredi 10 avril 2026 par l’organisation syndicale, la mobilisation totalise désormais « 18 jours de grève », sans qu’une issue au conflit ne se profile à ce stade.
À la genèse du mouvement ? La décision de la direction de dénoncer les accords encadrant le fonctionnement du comité social et économique (CSE) de l’établissement culturel. Ce conflit fait ainsi suite à la « dénonciation unilatérale par la direction des accords et usages encadrant le fonctionnement du CSE », indique le syndicat.

Après 18 jours de grève, le conflit avec la direction pourrait désormais avoir des conséquences sur la programmation de la MC2. © Martin de Kerimel – Place Gre’net
Dans ce contexte, le Synptac-CGT demande la suspension de cette décision afin de maintenir les moyens du CSE et de permettre l’ouverture de discussions. Des réunions ont bien eu lieu avec la direction, représentée notamment par le directeur des ressources humaines et la directrice générale des services. Mais, selon le syndicat, celles-ci n’ont pas permis d’aboutir.
Le mouvement pourrait encore avoir des conséquences sur la programmation
La direction de la MC2 a « confirmé le maintien de la dénonciation des accords » et proposé « un calendrier de travail jusqu’au 1er juin pour la rédaction d’un nouvel accord, sans mesure immédiate permettant une sortie du conflit », déplore la CGT. En effet, la direction a refusé les propositions syndicales, dont « la suspension de la dénonciation pour une durée de 18 mois », rapporte le syndicat. « À ce stade, aucune proposition concrète de sortie de grève n’a été formulée par la direction », regrette-t-il.
Alors que plusieurs spectacles ont déjà été annulés, le mouvement pourrait encore avoir des conséquences sur la programmation. Le Synptac-CGT évoque ainsi des « risques immédiats sur l’activité artistique de l’établissement », notamment à l’approche d’une résidence artistique nécessitant des moyens techniques importants. Face à cette situation, le syndicat « réaffirme sa disponibilité pour une négociation immédiate permettant de trouver une sortie du conflit ». Contactée par Place Gre’net, la direction n’a pas donné suite.








