FLASH INFO – Le PCF de l’Isère organise une journée de rencontres dédiée à l’industrie, le 17 mai 2025 dans ses locaux grenoblois. Des représentants syndicaux viendront participer à des temps d’échanges et tables rondes pour « construire les bases d’une autre politique industrielle pour notre pays ».
« Industrie: construire face aux défis d’aujourd’hui« . Tel est l’intitulé de la journée d’échanges organisée par le PCF Isère, le samedi 17 mai 2025 dans ses locaux grenoblois, avenue Émile-Gueymard. Avec pour objectifs « d’analyser ensemble et de construire les bases d’une autre politique industrielle pour notre pays, basée sur les besoins, les réalités du terrain et la créativité des salarié·e·s« , indique le parti dans les tracts, distribués (notamment) à l’occasion d’une opération devant le site de STMicroelectronics à Grenoble, le mardi 1er avril.
Les communistes posent un constat alarmant: « Les centaines de milliers de suppressions d’emplois qui s’annoncent menacent des territoires, des familles et des filières industrielles« . Et d’ajouter: « Depuis plusieurs décennies, nous assistons au démantèlement de l’appareil productif de notre pays. » Un démantèlement particulièrement redouté en région grenobloise, avec les (graves) difficultés rencontrées par les usines Vencorex et Arkema… ou les annonces de possibles suppressions d’emploi chez STMicroelectronics en Isère.

Jérémie Giono (à gauche), secrétaire départemental du PCF Isère, à l’occasion de l’opération de tractage devant le site de STMicro de Grenoble, pour informer sur la tenue d’une journée de rencontres dédiée à l’industrie. © PCF 38
Pour le PCF, la situation résulte de choix politiques. Et le parti de fustiger une « doctrine néolibérale […], à base d’augmentation de l’exploitation du travail et de subventions publiques massives au capital sans aucun contrôle, [qui] montre cruellement son véritable objectif au service des grandes fortunes, contre les intérêts fondamentaux du pays« . Contre ses intérêts… et sa souveraineté, ajoute-t-il, alors que, selon lui, « des monopoles transnationaux, le plus souvent sous contrôle états-uniens, s’accaparent ressources et savoir-faire« .
« Il nous faut analyser ensemble les dynamiques de fond à l’œuvre pour construire les bases d’une politique industrielle qui permette à notre pays de répondre aux besoins des populations et aux défis du siècle« , proclame dès lors la formation. Ce qu’il s’agisse du « défi écologique« , du « défi technologique« , du « défi de souveraineté » ou du « défi démocratique et social« . Autant de points qui seront abordés lors de la journée de rencontres dédiée à l’industrie, le 17 mai.
Le programme de la journée? De 9 h 30 à 11 heures, des représentants de l’industrie chimique et de Photowatt s’exprimeront sur le thème « Le capitalisme néolibéral contre le développement industriel« . De 11 heures à 12 h 30, une représentante syndicale de Thales-Trixell abordera le thème « Construire une industrie qui réponde aux besoins sociaux« . Enfin, de 14 heures à 15 h 30, une table-ronde « Souveraineté numérique: maîtriser toute la filière » réunira des syndicalistes de STMicroelectronics, Soitec et Atos.









