TRIBUNE LIBRE – La réunion publique organisée le 18 octobre 2023, sur le prolongement de la Chronovélo de Grenoble à Fontaine, a donné lieu à des débats houleux. Le projet implique en effet la mise en sens unique du tronçon Jaurès-Estacade du cours Berriat, que contestent vivement les unions de quartier Berriat, centre-ville et Championnet. Mais au sein de la population, les propositions de ces dernières ne font pas l’unanimité. Parlons-Y Vélo, « collectif de citoyens et citoyennes du bassin de vie grenoblois » qui « utilisent le vélo au quotidien », a ainsi souhaité faire entendre une autre voix sur ce dossier si polémique, dans une tribune diffusée jeudi 26 octobre.
[Article publié le 26 octobre 2023 à 19 h 51 et mis à jour le 2 novembre 2023 à 17 h 23 avec rectificatif de « 60 millions de piétons » en encadré] Depuis fin 2022, la Métropole a lancé une concertation préalable, conformément au code de l’urbanisme, sur le projet de prolongement de la Chronovélo entre le cours Berriat à Grenoble et La Poya à Fontaine (tout le calendrier étant en ligne sur la plateforme participative de la Métropole de Grenoble). Le 18 octobre 2023, la Métropole a présenté une mise en débat de la synthèse de la concertation à la maison des habitants Chorier Berriat.

Des militants de Parlons-Y Vélo et d’Alternatiba/ ANVCop21 lors d’une opération de désobéissance civile non violente, organisée à Saint-Martin-d’Hères, en novembre 2022. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
Cette synthèse permettra par la suite le bilan de la concertation par les élus du conseil métropolitain en décembre 2023. Des membres de Parlons-Y Vélo étaient présent·e·s. Comme un grand nombre de participant.e.s, nous avons été surpris, voire choqués, par le ton annoncé et donné par certaines personnes présentes.
« Les ateliers s’étaient déroulés dans une relative bienveillance »
En effet, les ateliers auxquels Parlons-Y Vélo avaient participé s’étaient déroulés dans une relative bienveillance, avec le respect des opinions de chacun·e et dans le cadre fixé par les organisateurs. Nous avions ainsi pu exprimer nos attentes et nos craintes sur différents passages clés du tracé présenté et les aménagements associés. Il en ressortait majoritairement que cette piste cyclable était très attendue.
Les travaux menés sur l’autre portion du cours Berriat, entre Lafontaine et Jean-Jaurès, ont été jugés très qualitatifs, notamment la réalisation de la bande tampon entre la piste cyclable et le trottoir sud. Celle-ci permet en effet d’accueillir des bancs, des poubelles, des arceaux vélo… Ce qui libère le trottoir et la piste cyclable de ces objets ô combien utiles mais constituant si souvent des entraves à l’accessibilité. Le projet de remblayer une partie du passage sous la voie ferrée, afin d’éviter une pente trop forte pour la piste cyclable, a également été très apprécié.

Le projet de la Métropole et de la Ville sur le cours Berriat (entre le cours Jean-Jaurès et l’Estacade), avec un sens unique, une piste cyclable de 3,70 m, deux rangées d’arbres et des trottoirs élargis. DR
Nous avons également alerté sur les risques de conflits d’usage avec les piétons là où la piste cyclable ne serait pas assez large pour accueillir tout le flux de vélos, notamment entre le passage inférieur et la place Firmin-Gauthier.
« Nous avons été très déçus par la faiblesse des contre-propositions émanant des unions de quartier et de l’association 60 millions de piétons.«
Nous avons exprimé notre désaccord sur la largeur projetée de la piste sur la portion fontainoise : parfois 2,80 mètres, alors que le Cerema (rattaché au ministère de la Transition écologique) recommande un minimum de 3 mètres lorsque le flux de vélos reste inférieur à 1 500 cyclistes par jour, voire même 4 mètres quand le trafic souhaité dépasse les 3 000 cyclistes par jour – et c’est le cas sur Berriat.
Nous avons communiqué sur la piètre qualité des aménagements connexes à l’échangeur du Vercors, où les aménagement cycles et piétons sont conçus a minima. Nous le savons, ils seront rapidement saturés et les cyclistes se décaleront… sur le peu de trottoir restant sur le pont. Les conflits entre vélos et piétons sont prémédités, à côté de six voies routières très confortablement dimensionnées.

Michel Voilin, Bruno de Lescure et Jean-Pierre Gambotti, présidents des unions de quartier Championnet, Berriat et centre-ville, contestent la mise en sens unique du tronçon Estacade-Jaurès du cours Berriat, prélude à la prolongation de la Chronovélo n°1. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Nous avons été très déçus par la faiblesse des contre-propositions émanant des unions de quartier et de l’association 60 millions de piétons. Celles-ci visent uniquement à maintenir un double-sens automobile au détriment du confort des piétons et des capacités de la piste cyclable.
« En prétendant défendre les piétons et les commerces, mais en refusant les espaces nécessaires aux terrasses et les élargissements de trottoirs, c’est in fine la place de la voiture qu’ils cherchent à maintenir.«
Nous avons été très surpris d’entendre que les arbres étaient inutiles s’ils étaient plantés sur le flanc sud du cours Berriat, alors qu’ils sont une réserve d’humidité et donc de fraîcheur. De plus, d’autres arbres sont aussi prévus au nord et apporteront de l’ombre aux trottoirs. Et surtout, nous sommes outrés d’autant d’hypocrisie de leur part.

Le projet alternatif de l’union de quartier Berriat conserve le double-sens automobile en réduisant la Chronovélo à 3,05 m (sa largeur prévue rue du Vercors et à Fontaine) et en supprimant la rangée d’arbres côté sud. DR
En prétendant défendre les piétons et les commerces, mais en refusant les espaces nécessaires aux terrasses et les élargissements de trottoirs, c’est in fine la place de la voiture qu’ils cherchent à maintenir. C’est pourtant sa prédominance dans l’espace public qui génère les conflits d’usage, l’insécurité routière, les nuisances et les pollutions, et les travaux d’un nouvel axe structurant cyclable sont des opportunités de transformation des environnements urbains.
« À aucun moment, nous n’avons haussé le ton »
Mais surtout, à aucun moment, nous n’avons haussé le ton. À aucun moment, nous n’avons menacé de quitter les concertations, nous n’avons coupé la parole et nous n’avons avancé de faux chiffres. Nous avons joué dans les règles, et dans le respect. Ce qui n’a pas été le cas des opposants au projet lors de la réunion du 18 octobre, qui ont monopolisé la parole de manière intempestive.
Ainsi, nous invitons les élu·e·s et technicien·ne·s de Grenoble Alpes Métropole, Grenoble et Fontaine à faire preuve de discernement sur la synthèse de la concertation à venir. Nous leur demandons de regarder vers l’avenir, d’imaginer ces espaces publics dans les 20 ans qui viennent. Nous leur demandons d’être ambitieux pour les modes actifs et les transports collectifs, seuls capables de répondre à la crise climatique, aux enjeux de santé publique.
« Ne pas chercher des aménagements a minima (…) mais viser l’excellence »
Nous demandons que ces mobilités soient accessibles à toutes les classes sociales pour leurs déplacements du quotidien. Nous préconisons de ne pas chercher des aménagements a mimima pour convenir aux cyclistes d’aujourd’hui, mais de viser l’excellence dans les réalisations qui serviront à toutes et à tous à l’avenir.

Le collectif Parlons-Y Vélo prône une politique ambitieuse pour les Chronovélos, mais aussi plus globalement concernant l’ensemble des déplacements à vélo. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
Nous les prions de ne pas céder aux chants des sirènes, de ne pas écouter celui qui crie le plus fort et qui claque la porte d’une réunion publique. Les transitions ne se font pas sans conflits, mais face à ces comportements, une volonté politique forte en faveur de l’intérêt général et de l’apaisement doit être affichée.
Et surtout, rien ne sert de crier : que l’on soit cycliste ou non, le réseau Chronovélo doit apporter confort et sécurité à tous et toutes.
Parlons-Y Vélo
Droit de réponse de l’association 60 millions de piétons
Mise en cause dans la tribune du collectif Parlons-Y Vélo, l’association 60 millions de piétons a souhaité répondre à ces accusations. Voici son rectificatif, diffusé jeudi 2 novembre 2023.
« Contrairement à ce qui est allégué par le collectif de cyclistes Parlons-Y Vélo, notre association 60 millions de piétons ne s’est pas encore prononcée sur ce projet de Chronovélo et a fortiori n’a donc pas émis de « contre-proposition« .
Alors que ce collectif nous qualifie « d’hypocrites« , tout comme les trois unions de quartier, « en prétendant défendre les piétons« , nous tenons alors à rectifier les trois éléments suivants dans l’article :
1 – L’élargissement des trottoirs
Contrairement à ce qu’affirme Parlons-y Vélo – « En prétendant défendre les piétons et les commerces, mais en refusant les espaces nécessaires aux terrasses et les élargissements de trottoirs » -, notre association observe qu’aucun élargissement de trottoir n’est prévu dans le projet proposé par la Métropole et la Ville de Grenoble, tout comme dans la proposition des unions de quartier, excepté un élargissement totalement mineur de 5 cm du trottoir sud dans la proposition Métro-Ville. Les deux projets conservent les trottoirs dans leur largeur initiale actuelle à 5cm près, respectivement 3,15 et 3,2 m. Manifestement, le collectif a rédigé sa tribune sans avoir examiné le projet Métro-Ville, ni celui des unions de quartier.
À ce propos, nous rappelons notre scepticisme quant au « confort des piétons » au regard des terrasses, faute de contrôles effectués par la Ville de Grenoble.
2 – Au sujet des arbres
L’examen de la proposition des représentants des habitants montre que les arbres seront bien présents du côté ensoleillé du cours et produiront l’ombre nécessaire, ce qui constituera un bénéfice certain pour les piétons. Ce sera un réel progrès par rapport à l’aménagement Chronovélo précédent du cours Berriat entre le boulevard Gambetta et le cours Jean-Jaurès puisque, malgré les alertes des habitants à l’époque, les arbres ont été plantés du mauvais côté, c’est-à-dire du côté toujours dans l’ombre quelle que soit la saison ou l’heure, y compris en été.
3 – Concernant les nuisances
Il nous paraît particulièrement préjudiciable pour les piétons, notamment pour les personnes à mobilité réduite et les scolaires, de reporter la circulation automobile sur les rues alentour avec la mise en sens unique. Sur des axes routiers étroits, chaussées et trottoirs, notamment rues d’Alembert, Chorier, Condorcet, etc, « les conflits d’usage, l’insécurité routière, les nuisances et les pollutions » que veut éviter le collectif de cyclistes seront au contraire amplifiés.
Sans polémique inutile, tels sont alors nos réels propos sur ce projet, pour faciliter et promouvoir la marche tout en partageant au mieux l’espace public avec tous ses usagers. »
Michel Voilin, correspondant local « 60 Millions de Piétons » pour Grenoble et sa Métropole











16 réflexions sur « Tribune libre | « Liaison Chronovélo Grenoble – Fontaine : rien ne sert de crier », selon le collectif Parlons-Y Vélo »
Les defenseurs des bagnoles sont prêts à nier toutes les réalités. Leur vitesse réelle en ville est celle d’un vélo mais leur encombrement et danger sont dix fous pire !
Les personnes investies dans les unions de quartier sont agées et ne saisissent pas l’urgence à sortir du système voiture.
Le concept de chronovelo punitive, d’un sabottage des mesures de pollution, danger des bidirectionnelles… ces commentaires agressifs et plein de contre-vérités donnent raisons à la tribune pro velo !
Les écolos purs et durs veulent-ils vraiment la fermeture des usines Renault, Peugeot etc… ?
Qui peut croire que les commerces peuvent être livrés à vélo ?
Quand cessera-t-on de faire croire que tout le monde peut prendre un vélo pour aller n’importe où ?
Faut-il rappeler que la libre circulation est inscrite aux Droits de l’Homme ?
Bref, quand donc réfléchira-t-on calmement à un équilibre raisonnable entre automobiles et vélos ?
Oui, les Unions de Quartiers et les riverains doivent être écoutés. N’oublions pas le traffic de transit ainsi que les véhicules de sécurité alors qu’une obstruction peut avoir de lourdes conséquences.
voilà ce que dit carfree de l’asso 60 millions de piétons carfree.fr/index.php/2023/11/01/60-millions-dautomobilistes-a-pied/ dont le correspondant local à Grenoble s’oppose à de la végétalisation et à une piste cyclable capacitaire pour ne pas enlever de la place à la voiture !
Surtout ne pas toucher à l’espace dédié à la voiture !
» 60 Millions de Piétons
L’association comprend que certains mouvements expriment une certaine aversion envers l’automobile. Pour « 60 Millions de Piétons », nous estimons que toutes les mobilités ont leur place dans l’espace public, y compris la voiture dont tous, nous avons été à un moment ou un autre utilisateur et le seront probablement un jour. Nous ne nous opposons pas non plus, aux motocyclistes, aux EDPM, et bien sur nous sommes aux côtés de la mobilité cyclistes. Le choix d’une mobilité est souvent une question sociale. La seule chose que nous sommes sûrs est que toutes ces mobilités sont des véhicules et que dans l’avenir, il y aura probablement toujours des poids lourds, des voitures, des motos, des EDPM et des vélos et qu’ils seront tous devenus électriques. L’autre chose que nous (comme vous) sommes sûrs est que nous sommes tous piétons et qu’il peut arriver à tout moment un véhicule nous heurte.
Cela dit, les deux mobilités cyclables et piétonnes sont les deux mobilités actives par excellence et aussi les deux mobilité durables qu’ils faut encourager. Les deux s’affirment également comme deux mobilités douces.
Force est de constater qu’une nouvelle accidentalité est apparu depuis trois-quatre ans entre piétons et cyclistes. N’est-ce pas un comble qu’il convient de remédier ensemble ? Ne pas le reconnaitre serait une erreur stratégique de ceux qui pense carfree.
Le CA de 60MdP » en réponse à Carfree le 1er novembre 2023.
Ce site carfree semble être adepte de la provocation jusqu’à l’extrême.
https://carfree.fr/img/2018/02/letat-matraquant-la-liberte_liberty-down_fresque_polemique_goin_grenoble_france_2016-600×324.jpg
Bon, l’association de défense du vélo soutien la mairie écolo qui aménage des pistes cyclables… Où es l’intox là dedans?
Je ne vois pas comment ces militants pour le vélo pourraient être du côté de Carignon ou de Chalas! La position du complotiste est certes confortable, mais il s’agirait pas de s’y complaire.
je précise, je ne suis pas élu ou soutien de la majorité municipale. Bon j’avoue j’ai pas voté à droite lors des dernières municipales…
Il y a une différence entre soutien et compère en politique.
Il y a aussi une différence entre soutien et ami subventionné.
Crétinement jusqu’ici les voies pour les voitures
sont utilisés à des fins punitives envers les voies pour vélo et piéton . Les ayatollahs de la bagnole, dont toi pierrot, s’accrochent à leurs privilèges en toute mauvaise foie
C’est tellement simple de s’en prendre à la voiture, coupable tout désigné alors que:
Les pics de pollutions les plus nocives PM 10, PM 2.5 en Isère et à Grenoble, ce n’est pas la voiture, il faut changer d’Image et de musique avec ces fake-news!
En Isère (source Atmo) 2019
Transport routier : PM10 = 11% & PM2,5 = 11 %
Chauffage au bois PM10 = 56% & PM 2,5 = 71%
Quant aux véhicules diesel de dernières générations, il sont ultra-performant , encore plus que les véhicules essences.
Et puis l’affirmation par Gilles Namur que la pollution a baissé en ville est une fake puisqu’il n’y a pas de capteurs de pollution.
D’ailleurs lui et la municipalité ne retiennent rien, n’aprennent rien! Mettre en place le plan de circulation Cvcm + Chronovelo d’Avril 2017 a fait exploser les embouteillages et fait passer Grenoble de la 10ème à la 4ème place des villes les plus embouteillées de France.
Des axes roulant décidés au doigt mouillé car sans études d’impacts sur les reports de circulations, une réussite environnementale pour créer des embouteillages, pour notre santé avec des nuisances sonores et de pollutions, ainsi que pour le dynamisme commerciale avec de nombreuses affaires ruinées et disparues, Grenoble ou nous voyons toujours plus de rideaux baissés.
Continuer ces caprices et renouveler ces erreurs en supprimer un axe roulant cours Berriat qui créera de nouveaux embouteillages et de nouveaux reports de circulations, c’est une marque de fabrique !👎
Pour conclure, la municipalité a été élue avec seulement 16169 voix, soit a peine 10% des Grenoblois !
Qui est représentatif des habitants? Les unions de quartiers qui les défendent évidemment ! 👍
Et sinon sur la place disproportionné de la voiture ville VS piéton et vélo un avis ? Parceque bon pour leiur en redonner à part prendre sur celle des voitures …
« Et puis l’affirmation par Gilles Namur que la pollution a baissé en ville est une fake puisqu’il n’y a pas de capteurs de pollution. »
Revoyez l’étude Respire, qui a mesuré l’évolution du taux de pollution aux abords des établissements scolaires, et sur laquelle s’appuient les Unions de Quartiers dans certaines de leurs interventions. Cette étude montre une nette baisse des taux de concentration des PM10 et PM2.5 depuis 2015.
De mon côté, comme personne habitant Grenoble non associée à des partis, je trouve que cet article est assez éclairant.
L’argument principal est de penser à une vision d’une ville future en lien avec une vision écologique globale. J’entends que pour l’auteur, dans un futur écologique désirable, la voiture doit avoir moins de place et il propose de construire l’espace publique en lien avec ça.
Il reproche aux parties qui ont d’autres avis de ne pas porter une alternative étayée.
J’aimerai, dans les commentaires des personnes opposées, lire des arguments en lien avec leur vision de leur futur désirable. Pour l’instant on est plutôt dans une rhétorique de jeux politiques qui me laissent un peu en frustration sur le fond.
A vos plumes !
Lisez Philippe Descamps, journaliste, cycliste et admirateur à juste titre de ce qui se fait Copenhague contrairement aux absurdités grenobloise :
« Pour s’inspirer d’une politique, encore faut-il la comprendre. Et l’une de mes grandes surprises, ça a été de constater que les hommes et les femmes politiques français qui avaient fait le voyage [à Copenhague] n’avaient pas compris pourquoi cela marchait.
Je parle de Yann Mongaburu, à l’époque président du SMTC [ex-Smmag], qui n’avait absolument pas compris ce qui se passait à Copenhague.
J’ai fait un entretien avec Yann Mongaburu, j’étais sidéré ! J’avais affaire à quelqu’un qui ne connaissait rien à rien. Il était déjà dans son projet d’Agutte-Sembat.
Je lui ai expliqué pourquoi c’était dangereux, il n’a pas entendu. J’ai découvert qu’il ne connaissait pas la littérature sur la dangerosité des bidirectionnelles. »
https://www.placegrenet.fr/2023/04/30/comment-le-velo-redessine-la-ville-a-copenhague-et-a-grenoble-le-regard-du-journaliste-philippe-descamps/601450
Cette soit-disant tribune ou plutôt ce courrier visant à détailler différents points de ce projet, ressemble étrangement dans la forme et le style, à une note préparée par un conseiller municipal de la municipalité qu’à autre chose, personnne passée maître dans la manipulation afin de décrédibiliser les unions de quartiers. J’ai une bonne idée de qui!
Pour ma part, et sans aucune affiliation politique ni associative, je me reconnais tout à fait dans cette tribune qui vous déplaît, et suis satisfait de voir ce point de vue différent du votre s’exprimer publiquement.
J’ai en particulier pu assister à une opposition systématique de l’union de quartier chorrier-berriat à toute initiative touchant de près ou de loin la position dominante de la voiture dans le quartier, depuis 10 ans que je l’habite.
Les autoroutes à vélo, c’est bien, que cela soit crétinement utilisé à des fins punitives envers les automobilistes, beaucoup moins!
Est-ce une bonne chose de tenter de monter les Grenoblois les uns contre d’autres comme ici sans respects pour les unions de quartiers et donc pour les habitants qu’elles représentent,? Ceci en tentant de les décrédibiliser avec des arguments de pures mauvaises fois, méthode bien connue des ayatollahs de la pédales que sont l’ADTC et Parlons-y-Vélos, soutiens de la municipalité rappelons le?
Alors que de tout faire, afin que toutes et tous puissent partager l’espace publique serait la meilleure des décisions, sans oublier en conséquences ceux qui vivent à Grenoble et qui subissent les reports de circulations des chronovélos, reports causés par l’absence d’etudes d’impacts et par le refus total d’écouter les unions de quartier et toute co-construction!
Sacrifier des rues voir des pans de quartiers avec leurs habitants, afin de satisfaire des caprices politiques, c’est tout sauf responsable!