FLASH INFO – La police nationale indique, mercredi 21 décembre 2022, avoir démantelé « un important réseau de prostitution » qui opérait sur les régions parisienne, lyonnaise et grenobloise. Sont notamment concernés plusieurs salons de massages chinois, où des actes sexuels étaient pratiqués contre rémunération.
C’est au printemps 2022 que les enquêteurs ont identifié la piste du réseau de prostitution, après la découverte d’activités illégales au sein d’un salon de massage du sixième arrondissement de Lyon, relate le site de Lyon Capitale. Au total, six salons de ce type – cinq à Lyon et un à Grenoble – se sont révélés être des lieux de prostitution où opéraient des femmes d’origine chinoise recrutées en Île-de-France via un site Internet.
Les femmes en question, pour la plupart en situation irrégulière, étaient logées dans les salons et payaient même un loyer. Les salons dégageaient un revenu mensuel compris entre 30 000 et 40 000 euros par mois, dont une faible partie était reversée aux personnes prostituées. Entendues par les enquêteurs suite au démantèlement du réseau de proxénétisme, celles-ci ont confirmé que des prestations sexuelles leur étaient demandées.
[#ContreLesTrafics] La #PoliceNationale démantèle un important réseau de proxénétisme en Ile-de-France, à #Lyon et #Grenoble.
✅11 interpellationsSaisies importantes :
➡️+ de 136 000€ sur un compte en banque
➡️76 000€ en liquide
➡Véhicules, bijoux et maroquinerie de luxe pic.twitter.com/Adt25NrJ15— Police nationale (@PoliceNationale) December 21, 2022
Suite à une opération coordonnée, indique France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, onze personnes ont été interpellées en région parisienne, à Lyon et à Grenoble, les lundi 5 et mardi 6 décembre 2022. Dans un message posté sur Twitter mercredi 21 décembre (ci-dessus), la police précise également avoir saisi plus de 136 000 euros sur un compte en banque, 76 000 euros en liquide, ainsi que des bijoux, des véhicules et de la maroquinerie de luxe.
Ce n’est pas la première fois que des établissements “asiatiques” font l’objet d’activités illégales sur Lyon et Grenoble. En décembre 2021, des peines de prison ferme avaient ainsi été prononcées pour cause de travail illégal dans des restaurants. Avec des conditions de travail et d’hébergement de personnes sans-papiers décrites comme très insalubres. L’accusation de « traite d’êtres humains » n’avait cependant pas été retenue par la justice.









