Des activistes de Fridays for future Grenoble dénoncent les projets « inutiles et écocides » de la Métropole

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REPORTAGE VIDÉO – Des activistes grenoblois de Fridays for future ont investi le siège de la Métropole ce vendredi 25 septembre 2020. Organisée dans le cadre de la journée mondiale d’action pour le climat, cette action de désobéissance civile visait à interpeller les élus métropolitains. Dans la ligne de mire des militants, les grands projets « inutiles, polluants et écocides » en cours sur l’agglomération dont ils souhaitent que la Métro se désengage.

 

 

Les activistes de Fridays for future Grenoble ont investi le hall du siège de la Métro. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Les acti­vistes de Fridays for future Grenoble ont investi le hall du siège de la Métro. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Ce ven­dredi 25 sep­tembre 2020 mar­quait la Journée mon­diale d’ac­tion pour le cli­mat du mou­ve­ment inter­na­tio­nal Youth for cli­mate (YFC).

 

Sous son impul­sion, des jeunes du monde entier ont tenu des ras­sem­ble­ments ou mené des actions pour pro­tes­ter contre l’inaction des gou­ver­nants face au dérè­gle­ment cli­ma­tique.

 

En se mobi­li­sant ainsi, la « géné­ra­tion cli­mat » vou­lait démon­trer qu’elle était tou­jours vigi­lante. « La pan­dé­mie n’a éclipsé ni la crise cli­ma­tique ni notre com­bat pour son ave­nir », clament-ils. À Grenoble, une tren­taine de jeunes acti­viste du mou­ve­ment Fridays for future Grenoble (FFF Grenoble) ont investi le hall du siège de la Métropole en milieu d’a­près-midi. L’objectif ? Interpeller les élus métro­po­li­tains quant à leurs actions en faveur du cli­mat.

 

 

Une action de désobéissance civile de Fridays for future menée dans le calme

 

« Nous sommes là pour dénon­cer les agis­se­ments irres­pon­sables de Grenoble-Alpes Métropole et rap­pe­ler aux élus que la situa­tion est urgente », lance au porte-voix l’un des défen­seurs du cli­mat. Sauf qu’en l’oc­cur­rence aucun élu – à moins qu’il n’ait l’ouïe vrai­ment très affu­tée – n’a pu les entendre, le conseil métro­po­li­tain se dérou­lant à quelques kilo­mètres de là, à Alpexpo.

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Raté donc pour l’in­ter­pel­la­tion des élus en plein conseil métro­po­li­tain, mais le petit groupe a pu dérou­ler tout son dis­cours et ses reven­di­ca­tions sans être inter­rompu un seul ins­tant. Et ce sous la sur­veillance osten­ta­toire d’un équi­page de la bri­gade anti-cri­mi­na­lité posté tout près du bâti­ment de la Métro.

 

 

« Impulser des changements en profondeur à l’échelle locale »

 

Après plus d’un an et demi de grèves sco­laires et d’ac­tions diverses, les jeunes acti­vistes  entendent désor­mais « impul­ser des chan­ge­ments en pro­fon­deur à l’é­chelle locale ». Ainsi, une ving­taine de minutes durant, ont-ils exposé et motivé leurs griefs envers la Métropole. Autant qu’ils ont fus­tigé les grands pro­jets jugés « inutiles, pol­luants et éco­cides » en cours dans l’ag­glo­mé­ra­tion.

 

Le sou­hait des mili­tants pour le cli­mat ? Ni plus, ni moins que la Métro s’en désen­gage au plus vite. Dans leur ligne de mire ? Le centre com­mer­cial Neyrpic et l’é­lar­gis­se­ment de l’A480. Sans oublier l’o­pé­ra­tion immo­bi­lière ris­quant « d’ar­ti­fi­cia­li­ser » les Jardins de la Buisserate, craignent les acti­vistes.

 

Retour sur cette action pré­fi­gu­rant de futures mobi­li­sa­tions et qui s’est dérou­lée dans le plus grand calme.

 

 

 

La pandémie « avant-goût de futures catastrophes » climatiques, écologiques et sociales

 

Si la pan­dé­mie a porté un rude coup au mou­ve­ment, relé­guant la lutte pour le cli­mat au second plan, les acti­vistes ne baissent pas les bras. « Selon les scien­ti­fiques […], la pan­dé­mie n’é­tait qu’un avant-goût de ce que pro­vo­que­ront les catas­trophes cli­ma­tiques, éco­lo­giques et sociales à venir », augurent-ils. « A la dif­fé­rence près, que toutes pour­raient sur­ve­nir quasi simul­ta­né­ment : incen­dies, cani­cules infer­nales, inon­da­tions, tem­pêtes… »

 

D’ailleurs, rap­pellent les défen­seurs du cli­mat, Greta Thunberg, la mili­tante sué­doise égé­rie du mou­ve­ment, n’a-t-elle pas invité à conti­nuer le com­bat ? « Nous n’avons pas le choix ! C’est une ques­tion de vie ou de mort pour trop de gens », avait-elle ainsi déclaré, jugeant les adultes « irres­pon­sables ».

 

Joël Kermabon

 

MC2 - La morsure de l
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Commentaires 3
  1. sep article
  2. Ping : Revue de presse 28 Septembre – Se Fédérer

  3. les petits chiens aboient, la cara­vane passe. L” ave­nir d’un monde ? D’un monde de glan­deurs illet­trés et égoïstes, peut-être

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