FOCUS – Une nouvelle mobilisation des étudiants et des lycéens a donné de la voix dans les rues de Grenoble, en partant du campus de Saint-Martin-d’Hères, le jeudi 8 octobre 2026. Si les manifestations se suivent et se ressemblent, elles demeurent couronnées de succès, avec plusieurs milliers de jeunes dans le cortège appelant à donner plus de moyens à l’Éducation nationale, mais aussi se revendiquant antifascistes et exprimant leur hostilité vis-à-vis de la police.
La mobilisation des lycéens et des étudiants ne faiblit (presque) pas à Grenoble. Après le succès du mouvement du 6 octobre 2026, où les organisations de jeunesse avaient été rejointes par les syndicats professionnels et nombre de partis politiques de gauche, environ 3 000 personnes ont de nouveau battu le pavé le jeudi 8 octobre, depuis le campus de Saint-Martin-d’Hères jusque devant la préfecture de l’Isère, place Verdun, avec un passage devant le rectorat de Grenoble pour dire leur solidarité avec les enseignants.
Le rendez-vous avait été donné au niveau de l’arrêt de tramway Bibliothèques, sans bloquer cette fois la circulation des transports en commun. Les drapeaux des organisations habituelles étaient de sortie, de Solidaires étudiants à l’Unef, en passant par la Coordination étudiante, La France insoumise, ou encore le NPA Révolutionnaires. Malgré une pluie battante qui a accompagné quasiment tout le trajet du cortège, l’affluence était d’ores et déjà au rendez-vous, de même que la motivation.
Un (petit) tour du campus avant de rejoindre Grenoble
Avant de prendre le chemin de la préfecture, les étudiants ont effectué un tour rapide sur le campus. Quitte à s’amuser à traverser de bout en bout le bâtiment de Sciences Po Grenoble. Un défilé que les personnels de l’établissement ont regardé passer avec une curiosité relative. À commencer par son directeur, Simon Persico, qui a continué à manger sa salade, debout, sans manifester la moindre émotion visible au passage des manifestants. Lesquels se sont montrés pour leur part parfaitement paisibles.
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