Cherif Boutafa : ”Quand vous n’êtes pas issu du sérail, il est difficile de percer en politique !”

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TRIBUNE – Militant associatif, délégué syndical et cadre à Grenoble-Alpes Métropole, Cherif Boutafa revient sur les réactions qui ont suivi sa décision de briguer le poste de maire de Grenoble pour 2020… sous les couleurs d’En Marche. N’en déplaise à ses détracteurs, ce citoyen « non professionnel » de la politique, « hors du sérail », comme il se définit lui-même, se déclare prêt à rassembler « une équipe soudée de femmes et d’hommes volontaires, créatifs, confiants en un avenir meilleur ».

 

 

Cherif Boutafa, militant associatif, délégué syndical se présente pour les municipales 2020 à Grenoble. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Cherif Boutafa, militant associatif, délégué syndical se présente pour les municipales 2020 à Grenoble. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Quand votre journal a annoncé ma candidature pour les municipales de Grenoble, les réactions ont été diverses et variées. Toutefois, la tendance a été plutôt positive.

 

Néanmoins, nous pouvons dire, que quand vous n’êtes pas issu du sérail, il est difficile de percer en politique ! Alors que vous vous investissez simplement dans la « chose publique » locale (res publicae en latin) en tant que citoyen concerné, beaucoup s’acharnent à vous dénigrer !

 

 

« La démocratie locale est un champ accessible à tout citoyen »

 

Il est important de noter que j’ai annoncé une candidature et non une investiture par un appareil politique, ce qui me laisse tout loisir de débattre de la « res publicae » et de rencontrer nombre de personnes souhaitant partager leurs idées.

 

Cherif Boutafa, militant associatif, délégué syndical se présente pour les municipales 2020 à Grenoble. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Cherif Boutafa, candidat aux municipales de 2020 à Grenoble, devant la mairie. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

La démocratie locale est un champ accessible à tout citoyen désireux de s’investir. Malheureusement, seuls les professionnels de la politique se réservent l’accès à ce champ, prétendant représenter et comprendre les citoyens !

 

Ces professionnels forment un cercle restreint, confortés par leurs appareils politiques respectifs et ne laissent point de place à des candidats non « professionnels ».

 

Ainsi, ce cercle est essentiellement masculin, et comme nous pouvons le constater, les citoyennes et citoyens issus de quartiers populaires qui n’ont pu être adoubés, n’y ont pas leur place ! Le constat est réel, alors que Grenoble est une ville cosmopolite, composée de citoyens d’origine et de confessions diverses, voire laïcs.

 

Concernant ma candidature, les rares réactions négatives ne portaient pas tant sur la démarche ou la vision politique que j’ai que sur le choix du mouvement ou des associations investies : certains ont réclamé ma démission. Vous portez des idées novatrices pour engager un avenir meilleur dans votre ville et la réponse de certains est de vous rappeler d’où vous êtes issu !

 

Quand un citoyen non “professionnel”, soucieux de sa ville et désireux de s’engager, pourra-t-il se présenter, quelle que soit l’étiquette, sans susciter des jugements aussi hâtifs ?

 

 

« C’est en tant que citoyen, totalement investi, de Grenoble, que je m’exprime »

 

Grenoble est ma ville d’adoption, cœur incontournable du département : c’est dans cette ville que j’ai évolué tout jeune enfant, dans cette ville que je me suis émancipé humainement, professionnellement et sur le plan associatif.

 

Cherif Boutafa, militant associatif, délégué syndical se présente pour les municipales 2020 à Grenoble. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Cherif Boutafa. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

C’est à Grenoble que j’ai pu rencontrer et connaître des gens formidables, constructifs, tolérants et, parmi eux, je tiens à le souligner, certains élus, maires, députés de toutes tendances politiques !

 

C’est à Grenoble, par l’école et le collège de la République que j’ai pu m’instruire, et c’est encore à Grenoble que je me suis investi en tant que citoyen chez les pompiers (bonne école de la vie au demeurant), dans différentes associations et collectivités.

 

Je pense qu’il est important de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va : le philosophe Thalès avait écrit « Le temps met tout en lumière ». Il faut restaurer et redécouvrir la mémoire individuelle et collective de nos concitoyens afin de construire notre avenir commun. Depuis Joseph-Marie Barral (1790) à Eric Piolle (2014), en passant par Hubert Dubedout, Alain Carignon, et Michel Destot, chaque maire et son équipe ont façonné et marqué de leur empreinte notre belle ville et lui ont permis de rayonner.

 

C’est donc en tant que citoyen, totalement investi, de Grenoble, que je m’exprime et présente ce jour ma candidature, hors du sérail, sans lobby, ni appareil politique, mais avec une réelle volonté d’être accompagné d’une équipe soudée de femmes et d’hommes volontaires, créatifs, confiants en un avenir meilleur et surtout engagés collégialement dans la gestion de notre ville.

 

Cherif Boutafa

 

***

 

Rappel : Les tribunes publiées sur Place Gre’net ont pour vocation de nourrir le débat et de contribuer à un échange constructif entre citoyens d’opinions diverses. Les propos tenus dans ce cadre ne reflètent en aucune mesure les opinions des journalistes ou de la rédaction et n’engagent que leur auteur.  

 

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Commentaires 1
  1. Dites Place Gre’net, les tribunes c’est fait pour faire sa com’ politique ou bien parler de choses sérieuses, de présenter des opinions sur des sujets de fonds et d’intérêt général?

    Qu’il est drôle ce M. Boutafa, à venir pleurer comme ça et faire sa propre pub pour rentrer en politique! On dirait du Gemmani! La foire aux égos.

    Vu les résultats exceptionnels qu’il obtient comme syndicaliste, qui veut de lui en politique? Il y a tellement de chose à dire qu’on ne sait pas par où commencer…
    Le mélange des genre « militants associatif » – syndicaliste – cadre territorial est nocif et c’est justement ce que personne ne veut en politique car ça, si c’est pas du sérail…

    Si M. Boutafa veut rentrer en politique, c’est simple: il suffit d’adhérer à un parti politique et pas exiger l’investiture LREM ou partir en solo, parce que pour être candidat à la Mairie de Grenoble il faut être à la tête d’une liste de 56 personnes! Que M. Boutafa montre donc cette liste, et il pourra alors être candidat.
    Ce qu’il fait là c’est essayer de parasiter et d’obtenir un passe droit dans une liste en cours de constitution, ce qui est un procédé plus que douteux.

    Le comportement de M. Boutafa démontre qu’il n’est pas apte à être candidat et encore moins à être Maire.

    « C’est à Grenoble, par l’école et le collège de la République que j’ai pu m’instruire »: comme tout le monde M. Boutafa, comme tout le monde…

    Alors soyez sérieux deux minutes, merci!

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