CHRONIQUE – Place Gre’net s’associe à la radio RCF Isère chaque lundi midi dans la chronique L’Écho des médias. Notre objectif? Revenir sur une actualité, décrypter une information… ou révéler les coulisses du traitement d’une nouvelle. Pour cette chronique n°143 du lundi 18 mai 2026, retour sur les divisions qui se font jour au sein du groupe d’opposition grenoblois Réconcilier Grenoble.
« Aujourd’hui, nous allons parler de l’opposition grenobloise. Et plus précisément du groupe d’opposition Réconcilier Grenoble, issu de la liste du même nom menée par Alain Carignon durant les municipales de mars 2026. Pour rappel, après sa défaite, Alain Carignon a fait savoir qu’il se retirait du conseil municipal. C’est donc son “dauphin” Clément Chappet qui préside le groupe, composé de douze membres… contre treize il y a encore quelques jours.
Le groupe a en effet enregistré son premier départ. Lundi 11 mai 2026, l’élue Rdija Sahiri a annoncé claquer la porte du groupe Réconcilier Grenoble pour siéger en tant que non-inscrite. La conseillère municipale dénonce des pressions à son encontre, après ses critiques sur le positionnement métropolitain de ses camarades de groupe, Pierre-Édouard Cardinal et Émilie Chalas.
Un paradoxe métropolitain
Pour contextualiser, ces deux élus centristes se sont inscrits dans un groupe politique faisant partie de la majorité métropolitaine. Alors que les autres membres de Réconcilier Grenoble élus à la Métropole ont fondé un groupe d’opposition.
On se retrouve ainsi avec un groupe Réconcilier Grenoble à la Ville comptant dans ses rangs deux élus qui siègent au sein de la majorité métropolitaine, aux côtés de la majorité grenobloise. Un paradoxe que Rdija Sahiri avait souligné avec sévérité.
Et l’élue continue de dénoncer des pressions. Elle siège au sein de la commission des finances de Grenoble, dont la présidence avait été promise durant l’entre-deux tours des municipales au LFI Allan Brunon. Or, le 13 mai 2026, Clément Chappet a également, et symboliquement, présenté sa candidature à la présidence de cette même commission. Et Rdija Sahiri a fait le choix de voter en faveur d’Allan Brunon.
Elle fait, depuis, l’objet d’accusations de trahison sur les réseaux sociaux. Certains l’ont même accusée d’avoir été un sous-marin insoumis. Le tout accompagné d’appels à la démission. En réponse, la conseillère municipale a nié rejoindre LFI ou appartenir au parti, et fait savoir qu’elle ne démissionnerait pas. Et même, qu’elle envisageait de porter plainte face à ces attaques.
Les fragilités de l’opposition après les municipales
Cet épisode est-il révélateur des fragilités de l’opposition? On peut le penser. Réconcilier Grenoble s’est construit avec des éléments disparates. Rdija Sahiri, de même qu’Anouchka Michard, se revendique ainsi de gauche. Quant à l’alliance avec le candidat Pierre-Édouard Cardinal, elle a fait entrer dans l’équation des mouvements centristes comme Renaissance ou le Modem. Ceci alors que la liste était tout de même identifiée à droite, avec notamment la présence de Clément Chappet ou de Nathalie Béranger.
Dès lors, le groupe peut encore continuer à s’effriter, particulièrement du fait de ce paradoxe métropolitain que nous évoquions. Il ne serait pas surprenant qu’à terme Pierre-Édouard Cardinal, Émilie Chalas et la Modem Delphine Bense partent fonder leur propre groupe d’opposition. Et d’autres départs sont encore possibles.
Reste à savoir si ces divisions pourraient profiter à la majorité grenobloise. Laquelle, rappelons-le, est assez restreinte, et repose elle aussi sur un socle relativement fragile. »
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2 réflexions sur « Chronique Place Gre’net – RCF : le groupe d’opposition de droite de Grenoble face à son premier départ »
Dur dur de casser les codes sans retourner sa veste…..
On se rappelle que l’ « ouverture à gauche » du temps de Nicolas Sarkozy n’avait pas été un franc succès…
https://www.lepoint.fr/societe/sarkozy-enterre-l-ouverture-a-gauche-sans-fleur-ni-couronne-15-11-2010-1262584_23.php