DECRYPTAGE – Si l’emploi du terme « islamophobie » pour désigner la haine ou l’hostilité envers les musulmans continue de faire débat, la Ville de Grenoble semble l’avoir pleinement intégré dans son vocabulaire. D’abord via l’adoption d’une délibération incluant le mot, sur la base d’un amendement LFI repris par la majorité. Ensuite avec l’organisation d’une conférence sur « L’Islamophobie en France« , à laquelle doit assister la maire Laurence Ruffin. Pour l’essayiste échirollois Naëm Bestandji, l’usage du mot, préalable au délit de blasphème, marque un parti-pris affiché de la municipalité en faveur « d’une interprétation de la religion ultra-conservatrice, patriarcale et misogyne« .
Islamophobie ou pas islamophobie, telle est la question. Alors que l’emploi du terme « islamophobie » pour désigner la haine envers les musulmans divise encore, celui-ci est aujourd’hui clairement intégré dans le vocabulaire de la Ville de Grenoble. En témoigne la conférence organisée le 19 mai 2026 à l’hôtel de Ville, baptisée « L’Islamophobie en France« , avec pour intervenante la sociologue Hanane Karimi.

La conférence organisée le 19 mai 2026 baptisée « Islamophobie en France » se tient sous l’égide de la sociologue Hanane Karimi. © Ville de Grenoble
« La France d’aujourd’hui fait face à une nouvelle forme de racisme, celle dirigée contre les personnes perçues comme étant d’obédience musulmane, voire plus généralement de culture musulmane. Cette islamophobie gagne du terrain avec une recrudescence d’actes racistes souvent passés sous silence. Être perçu-e comme musulman-e entraîne de multiples violences et discriminations« , indique la présentation de la conférence.
Le terme « islamophobie » s’est déjà invité dans une délibération
La notion d’islamophobie s’était déjà invitée au conseil municipal du 28 avril 2026, à l’occasion de l’adoption d’une « clause de résistance« par la Ville de Grenoble. Au travers d’un amendement déposé par le groupe La France insoumise, le terme « islamophobie » a été ajouté au texte, au rang des discriminations contre lesquelles la municipalité entend s’élever. Rien d’étonnant: le chef de file des Insoumis grenoblois, Allan Brunon, a volontiers pourfendu les « islamophobes » tout au long de sa campagne des municipales.
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8 réflexions sur « Délibération, conférence… ce que dit l’adoption du terme contesté d’ »islamophobie » par la Ville de Grenoble »
Le terme islamophobie, inventé pour proscrire toute critique de l’islam, est une des armes favorites de la nébuleuse fasciste des frères musulmans.
Ils ont trouvé en LFI des « idiots utiles », comme disait Lénine. Au lieu de les rejoindre comme elle le fait, L. ruFIn devrait méditer ces mots que le philosophe Henri Peña-Ruiz a dits à l’une de leurs universités d’été :
« On a le droit d’être athéophobe comme on a le droit d’être islamophobe. En revanche, on n’a pas le droit de rejeter des hommes ou des femmes parce qu’ils sont musulmans. Le racisme, et ne dévions jamais de cette définition sinon nous affaiblirons la lutte antiraciste, le racisme c’est la mise en cause d’un peuple ou d’un homme ou d’une femme comme tel. Le racisme antimusulman est un délit. La critique de l’islam, la critique du catholicisme, la critique de l’humanisme athée n’en est pas un. On a le droit d’être athéophobe, comme on a le droit d’être islamophobe, comme on a le droit d’être cathophobe. En revanche, on n’a pas le droit d’être homophobe, pourquoi ? Parce que le rejet des homosexuels vise les personnes. On rejette des gens pour ce qu’ils sont, et là on n’a pas le droit de le faire. Le rejet ne peut porter que sur ce qu’on fait et non pas sur ce qu’on est. »
Citation de Naëm Bestandji dans cet article : « Éric Piolle a défendu mordicus l’avilissement des femmes à travers le burkini »… la formulation est très étonnante. Il ne me semble pas que M. Piolle ni Mme.Ruffin ne souhaitent défendre mordicus l’avilissement des femmes ! 🤣
L’autorisation des maillots de bain couvrant ne concerne pas uniquement le burkini. Il n’y a pas que les femmes musulmanes qui pourrait être amené a utiliser des vêtements de bain couvrant (raisons médicales, pudeur). Concernant le port du voile imposé et l’avilissement patriarcale qu’il représente, exclure ces femmes ne les aide en rien. C’est seulement ajouter de l’exclusion à la contrainte.
Personnellement je ne crois pas qu’une plus grande latitude vestimentaire dans les piscines puisse être moteur d’avilissement de qui que ce soit, bien au contraire !
C’est le discours de la fausse « alliance citoyenne » et de ses membres, dont Antoine Gonthier qui a aussi été salarié de la mairie.
Les adjectifs islamique et musulman sont quasiment synonyme, le premier étant plutôt employé pour les choses tandis que le second est plutôt utilisé pour les personnes. Mais ce n’est pas une règle stricte, une « architecture musulmane » par exemple.
https://fr.wiktionary.org/wiki/musulman
« Peut-on réellement accorder plus d’importance au propos d’un blogueur qu’à ceux de chercheurs et chercheuses reconnus par leurs pairs ? » La rédaction de Place Grenette pourrait se sentir visée par cette interrogation…
Ci-dessous un article qui évoque le manque de rigueur de Naëm Bestandji et la dangerosité de ses concepts et résonements fallacieux :
https://blogs.mediapart.fr/alliance-citoyenne/blog/020721/limposture-naem-bestandji-blogueur-du-printemps-republicain-saison-1
Bonjour. Pour votre information, le lien vers ce billet de blog de l’Alliance Citoyenne est déjà présent dans notre article. Cordialement.
L’islamophobie a été initiée par le les frères musulmans via le CCIF … L’objectif est de judiciariser toute critique de l’islam et d’en faire une loi d’exception !… L’islamophobie serait donc considérée plus répréhensible que la christianophobie, la judeophobie ou la boudheophobie !!??…
Nous sommes non seulement en plein délire paranoïaque d’inversion victimaire de la stratégie de « coupeurs de langues » (interdiction de toute critique de l’islam), mais on crée une énorme entorse à la libre expression et la libre conscience chère à nos droits de l’homme en France…Il faut rappeler que dans notre pays, nous avons le droit de critiquer toute idéologie sans exception (religieuse, politique, intellectuelle, scientifique, artistique, etc…)…
L’islamophobie, comme la peur ou critique d’autres idéologies religieuses, n’a donc aucun caractère raciste ou personnel contre les musulmans ou contre d’autres croyants mais juste contre l’idéologie confessionnelle…
Donc, il ne devrait même pas y avoir de débat !…
Oh comme c’est étonnant !