FOCUS – Rdija Sahiri, élue d’opposition à la Ville de Grenoble, annonce quitter le groupe Réconcilier Grenoble pour siéger en tant que non-inscrite. La conseillère municipale dénonce la position métropolitaine adoptée par ses ex-colistiers Émilie Chalas et Pierre-Édouard Cardinal, qui ont choisi de rallier la majorité intercommunale. Mais aussi « des pressions » pour lui faire présenter des excuses après s’être exprimée publiquement sur la question. Et même un « mépris social« .
« Je suis très déçue. C’est triste quand on voit la campagne qu’on a menée. » Ainsi s’exprime Rdija Sahiri, élue grenobloise qui a annoncé quitter le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble. La conseillère municipale a ainsi fait savoir, lundi 11 mai 2026 par communiqué, qu’elle siégerait désormais en tant que non-inscrite, « Société civile sensibilité de gauche« . Un départ qui constitue une première anicroche dans l’unité affichée par Réconcilier Grenoble quelques semaines plus tôt.

Quand Rdija Sahiri (au premier rang) prenait la pose avec le sourire au sein du collectif pro-Carignon La Gauche qui agit. © Réconcilier Grenoble
Rdija Sahiri incarnait l’aile gauche de la liste menée par Alain Carignon durant les élections municipales de mars 2026, au sein d’un collectif créé pour l’occasion et baptisé La Gauche qui agit. Tout comme Anouchka Michard ou Hosny Ben Redjeb, la colistière se démarquait ainsi au sein d’un groupe dominé par des sensibilités du centre et de la droite. Rdija Sahiri avait, notamment, autrefois milité au sein de l’Alliance citoyenne, une organisation axée sur la défense des locataires des quartiers populaires avant de prendre un virage pro-burkini.
« J’ai refusé de me taire. J’ai refusé de m’excuser »
Le départ de l’élue n’est pas vraiment une surprise. Celle-ci avait déjà amèrement critiqué, auprès du Dauphiné libéré, les orientations prises par ses anciens colistiers Émilie Chalas et Pierre-Édouard Cardinal à la Métropole. À savoir, la création du groupe Alpes, figurant dans la majorité. Ce tandis que les autres élus métropolitains issus de Réconcilier Grenoble formaient un groupe du même nom, résolument inscrit dans l’opposition.
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