EN BREF – Les associations Mountain Wilderness et France nature environnement Isère ont déposé plainte, le 9 avril 2026, auprès du parquet de Grenoble contre des randonnées en motoneige proposées à l’Alpe d’Huez sur des itinéraires jugés non autorisés. Elles dénoncent une activité de loisir exercée hors cadre légal, pointent ses impacts sur la faune et les milieux naturels, ainsi que les risques pour les autres usagers, et entendent obtenir une réponse judiciaire face à ces pratiques persistantes en montagne.
À l’Alpe d’Huez, où une société propose « quotidiennement en hiver » des randonnées en motoneige « sur un itinéraire situé en dehors d’un terrain autorisé », les associations Mountain wilderness (MW) et France nature environnement (FNE) Isère ont décidé de saisir la justice.
En déposant plainte le 9 avril 2026 auprès du parquet de Grenoble, les défenseurs de l’environnement visent ces pratiques persistantes en montagne jugées illégales. Elles dénoncent à la fois leurs effets sur la nature sauvage, les risques pour les usagers et la répétition de ces activités, en dépit d’un cadre réglementaire strict.
Parmi les espèces dérangées, le tétras lyre, espèce « quasi menacée »
Les associations pointent du doigt une activité « dangereuse et préjudiciable pour l’environnement », en particulier l’hiver. « La pratique de ce sport motorisé en montagne perturbe la faune sauvage, dont certaines espèces particulièrement vulnérables en saison hivernale », écrivent-elles. Elles citent notamment le cas du tétras lyre, espèce « quasi menacée » qui creuse des loges dans la neige pour se protéger du froid et s’épuise en cas de dérangement, ce qui met sa vie en danger.

Les randonnées en motoneige en pleine nature sont« dangereuses et préjudiciables pour l’environnement » . © FNE Isère
Les organisations environnementales pointent également une pression accrue sur les milieux naturels : « cette activité de loisir pratiquée en dehors d’un terrain aménagé a pour effet d’augmenter la fréquentation des espaces naturels » et « affecte […] la quiétude pourtant nécessaire au bon accomplissement du cycle biologique des espèces », argumentent-elles. De plus, pratiquée la nuit, elle « compromet inéluctablement la tranquillité indispensable à la biodiversité », ajoutent MW et FNE.
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