FOCUS – Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble, et Catherine Séguin, préfète de l’Isère, ont présenté, mardi 23 septembre 2025, les premiers résultats de la stratégie de lutte contre la délinquance et le narcotrafic déployée sur le ressort de Grenoble. Vantant une offensive commune de la justice, de la police et de la gendarmerie, ils se sont félicités de résultats encourageants mais ont insisté sur la nécessité de poursuivre ces efforts avec « humilité et vigilance ».
Un sujet chasse l’autre au tribunal de Grenoble. Après avoir communiqué la veille sur la justice restaurative, Étienne Manteaux, procureur de la République, a présenté mardi 23 septembre 2025 les premiers résultats de la stratégie de lutte contre la délinquance et le narcotrafic. Une présentation faite de concert avec Catherine Séguin, préfète de l’Isère, Jérôme Chappa, directeur interdépartemental de la police nationale, et le général Frédéric Massip, commandant du groupement de gendarmerie de l’Isère.
D’entrée de jeu, Étienne Manteaux a rappelé que la stratégie évaluée, mise en place en janvier 2025, concernait le ressort du tribunal judiciaire de Grenoble, soit les deux tiers sud du département. Le procureur a tout particulièrement insisté sur l’originalité de la méthode : la création d’un état-major opérationnel mensuel, coprésidé par la préfète et associant police, gendarmerie et douanes.

Bruno Retailleau avait détaillé à Grenoble la nouvelle doctrine visant à lutter contre le narcotrafic. © Joël Kermabon – Place Gre’net
« C’est une nouvelle façon de travailler. Le travail en silo ne fonctionne pas aussi bien que la coordination d’actions », a expliqué le procureur. « Notre stratégie mêle l’action judiciaire et l’action administrative. C’est cette coopération qui produit des résultats », a confirmé pour sa part Catherine Séguin.
La préfète a en outre replacé cette démarche dans le « continuum de sécurité », décliné en Isère. Un concept qui vise à articuler tous les leviers disponibles : forces de l’ordre, justice, collectivités, bailleurs sociaux et services de l’État. « C’est ce maillage qui nous permet d’agir efficacement et de restaurer la sécurité du quotidien », a‑t-elle souligné.
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