FLASH INFO – La Ville de Grenoble annonce maintenir le dialogue avec les occupants de la Bobine, où se sont installés des activistes et des militants dans la foulée du mouvement social du 18 septembre 2025. Alors que des projets de reprise du lieu culturel sont à l’étude, la municipalité craint que ceux-ci ne soient menacés par l’occupation et propose de mettre à disposition d’autres lieux municipaux.
Ménager la chèvre et le chou? C’est l’exercice auquel se livre la Ville de Grenoble face à l’occupation de l’ancien site de la Bobine, au 42 boulevard Clemenceau, dans le parc Paul-Mistral. Dans la foulée du mouvement social du 18 septembre 2025, une assemblée générale s’était en effet déroulée au sein du local, menant à son occupation pure et simple. Cinq jours plus tard, la municipalité grenobloise rappelle que l’espace fait toujours l’objet de projets de reprise.
« La Ville de Grenoble a toujours privilégié le dialogue depuis l’occupation irrégulière du bâtiment », indique-t-elle par voie de communiqué. Dialogue dont l’objectif est de « trouver un débouché au besoin de débat exprimé par les occupant-es du lieu sans hypothéquer ni obérer l’avenir de ce lieu culturel, apprécié de nombreux-ses grenoblois-es ». Face à d’importantes difficultés financières, la Bobine, lieu culturel emblématique de Grenoble, a en effet fermé ses portes en juin 2025.

Les manifestants ont occupé l’espace de La Bobine pour y tenir une AG décidant des suites à donner au mouvement. © Mathilde Bouley – Place Gre’net
« Deux dossiers de reprise ont ainsi été déposés devant le tribunal de commerce ce lundi 22 septembre et seront étudiés dans les tous prochains jours. Si la procédure en cours ne permet pas de dévoiler l’identité des porteurs de projet, les éléments communiqués à la Ville sont rassurants quant à la dimension culturelle et coopérative des futurs projets », note encore la municipalité grenobloise. Pour qui l’occupation, elle, n’est pas « rassurante »: « Ce projet de reprise […] pourrait malheureusement être remis en question par l’actuelle occupation prolongée du lieu », précise-t-elle ainsi.
Des messages appelant à soutenir l’occupation du lieu circulent
C’est pourquoi la Ville indique avoir « fait part de cet enjeu aux actuel-les occupant-es », et ceci « sans préjuger des revendications du collectif ». Elle se dit par ailleurs « prête à étudier ensemble la poursuite de leur mobilisation dans un ou plusieurs autres lieux municipaux non concernés par un tel projet de reprise ». Une proposition qu’elle « réitère officiellement », afin « d’accompagner la mobilisation sociale tout en n’obérant pas l’avenir de ce lieu emblématique et la création d’emplois associée ».
Le dialogue pourra-t-il s’installer? En ligne, des messages appelant à soutenir l’occupation de La Bobine circulent. « Maintenir cette occupation est essentiel pour le mouvement. Autrement, comment se réunir, préparer les actions, programmer des événements politiques et culturels, cuisiner pour des centaines de personnes? », peut-on lire ainsi sur le site Squat.net.
Et les auteurs du texte d’ajouter: « Nous refusons de céder, au prétexte de faciliter des intérêts marchants, le QG de l’assemblée grenobloise du mouvement. […] le gouvernement a ses hôtels particuliers, notre mouvement a la Bobine occupée! »











4 réflexions sur « La Bobine occupée à Grenoble : la Ville appelle les occupants au dialogue, des projets de reprise étant à l’étude »
Encore un « emot icon » à poser, encore un manque à Gre’net.
NB: Pour ce qui est un autre lieu proposé 📁 … Les lieux vides ne manquent pas … mais pas un s’appelle « Embobine moi ».
« Occupé » L’un comme l’autre s’occupe …
Mais que faire avec ?
Dans un monde capitaloconsumériste , les vides ne pourront être occuper que par la nature : Les végétaux et les rats …
NB: Echange une bobine médiatique contre par ex: Le Fournil.
Le Fournil (= Bobine, Ils se valent. Et ce serait intéressant de voir une médiatisation changer de lieu (vide) sur Grenoble … Mais vous pouvez proposer bien d’autres lieux vides !!!
Ces squatteurs devraient se présenter à la prochaine élection pour devenir maire. Comment ? Ah ils y vont déjà ? Ah oui c’est Laurence Ruffin
Qui sont les mystérieux repreneurs de La Bobine ? Encore une fois des potes de Piolle-Ruffin comme ceux à qui la mairie avait donné le restaurant du musée et qui l’ont foutu en l’air ?
https://www.placegrenet.fr/2023/04/20/grenoble-mixlab-reprend-le-restaurant-du-musee-les-anciens-gerants-denoncent-un-coup-de-49-3-de-la-ville/600018