REPORTAGE VIDÉO – Répondant à l’appel d’une large intersyndicale, plusieurs milliers de personnes ont manifesté, jeudi 18 septembre 2025 à Grenoble pour dénoncer les politiques d’économies jugées destructrices, notamment pour les services publics. Des lycéens avaient par ailleurs bloqué, tôt le matin, plusieurs établissements. La manifestation s’est prolongée par une assemblée générale organisée à l’initiative du mouvement citoyen Bloquons tout dans l’ex-lieu culturel La Bobine, depuis occupé.
Ils étaient 15 000 selon les syndicats, 9 500 pour les autorités : plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Grenoble, jeudi 18 septembre 2025, à l’appel unitaire d’une large intersyndicale 1CGT, FSU, Solidaires, FO, CFDT, Unsa, CFTC et CNT.. Une mobilisation en baisse par rapport à celle du 10 septembre, à l’initiative du mouvement Bloquons tout. Entre 11 000 et 30 000 personnes y avaient en effet pris part dans la capitale des Alpes.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Grenoble le 18 septembre 2025 pour dénoncer les mesures annoncées par le gouvernement concernant le budget 2026. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Parti à 10 h 30 du croisement de l’avenue Alsace-Lorraine et du cours Jean-Jaurès pour rallier la place de Verdun deux heures plus tard, le cortège a rassemblé des personnels de l’éducation (cf. encadré final), de la fonction publique, du privé, mais aussi des étudiants, des lycéens et nombre de quidams.
Sans surprise, les slogans syndicaux dénonçaient de concert les mesures du gouvernement concernant le budget 2026 et des politiques d’économies « qui sapent les services publics ». Les revendications couvraient ainsi un large registre allant de la casse du service public à l’érosion du pouvoir d’achat, en passant par la réforme des retraites. Avec une conviction commune : que les travailleurs précaires, les retraités et les malades subiraient de plein fouet ces mesures budgétaires.
« J’ai l’impression que les politiques ne sont là que pour les riches »
Parmi les manifestants, de nombreux jeunes : « C’est la première fois que je viens en manif », confie Nina, 28 ans, employée dans le secteur public qui explique avoir suivi des collègues syndiqués à la CGT. « J’ai très peur pour l’avenir. Depuis des années, je pense que le futur n’est pas en France. J’ai l’impression que les politiques ne sont là que pour les riches et qu’il n’y a plus rien pour le peuple », déplore-t-elle.
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