FLASH INFO – La députée LFI de l’Isère Sandrine Nosbé, soutenue par trois autres parlementaires isérois, dénonce un manquement au principe de neutralité des préfets. En cause? La décision de la préfète de l’Isère Catherine Seguin de quitter la tribune lors de sa prise de parole durant la Foire de Beaucroissant. Du côté de la préfecture, on fustige les propos « mettant gravement en cause le chef de l’État et le Premier ministre » qu’aurait tenus Sandrine Nosbé.
« Non, la neutralité des préfets et le respect de la parole des parlementaires ne sont pas dérogeables. » C’est par ces mots que quatre parlementaires de l’Isère commentent, dans un communiqué daté du 22 septembre 2025, un incident survenu lors de la dernière édition de la Foire de Beaucroissant. En l’occurrence, le choix de la préfète de l’Isère, Catherine Seguin, de quitter la tribune au moment où la députée LFI de la 9e circonscription de l’Isère Sandrine Nosbé faisait son discours.
Cette dernière, soutenue dans le communiqué par Cyrielle Chatelain (Écologistes) et Élisa Martin (LFI), respectivement députées des deuxième et troisième circonscriptions de l’Isère, ainsi que par le sénateur écologiste de l’Isère Guillaume Gontard, estime que « la réaction de madame la Préfète n’est pas un geste anodin qui dépasse le simple protocole, [et] traduit une prise de position politique, et est une véritable entorse aux principes de notre État de droit« .

La préfète de l’Isère Catherine Seguin assume d’avoir quitté la tribune lors de la prise de parole de Sandrine Nosbé, en considérant ses propos « inacceptables ». © Florent Mathieu – Place Gre’net
« Les préfets […] sont tenus de respect envers tous les membres de la représentation nationale. Nous dénonçons fermement ce geste et rappelons que le rôle du corps préfectoral est de garantir la neutralité et la continuité de l’État républicain« , expliquent encore les élus. Ce en considérant que les parlementaires « ont non seulement le droit, mais le devoir de pouvoir s’exprimer librement, y compris pour critiquer les institutions en place« . Et de conclure en « réaffirmant que le respect des élus est un principe intangible de la République« .
« Ces propos étaient inacceptables et hors contexte » selon la préfète
À l’origine de l’anicroche institutionnelle? La députée a notamment dit son opposition à l’abattage systématique des lots d’animaux touchés par la dermatose nodulaire contagieuse et reproché au gouvernement un manque d’anticipation sur la vaccination. Suffisant pour des élus comme Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère, ou Fabrice Pannekoucke, président de la Région Aura, pour quitter l’estrade, tout comme l’a fait la préfète de l’Isère.
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, Catherine Seguin a répondu aux élus, en dénonçant « des propos mettant gravement en cause le chef de l’État et le Premier ministre« . « Ces propos étaient inacceptables et hors contexte puisqu’il s’agissait d’une foire agricole. Je rappelle que représenter l’État impose aussi de savoir tracer la ligne qui sépare le jeu normal de l’expression démocratique de l’outrance et de l’outrage« , déclare-t-elle. Et tant pis pour le devoir de réserve et de neutralité des préfets?










4 réflexions sur « La députée Sandrine Nosbé accuse la préfète de l’Isère d’avoir dérogé à son devoir de neutralité »
La [modéré : propos diffamatoires] adepte de l’irrespect et du buzz, se prend un vent et se plaint! Trop drôle 😂
Personnellement, au-delà du comportement de Mme la préfète, j’y verrais plutôt une résurgence de l’ inné.
Donc je peux comprendre, comme sans doute l’aurait compris SF sans même allé jusqu’à l’interprétation d’un rêve.
NB: J’invite le lecteur à se mettre promptement à la lecture de livres plutôt que de téléphone.
« Les lettres de mon moulin » , (et pas seulement « La chèvre de M. Seguin ») me font quand même penser de le monde est en plein coup de vent.
Voulez-vous dire aussi que le comportement de la préfète a été conditionnée par son génome ?
NB: Si l’inné et l’acquis peuvent être éternellement discutés, je peux aussi imaginer, dans le cadre de l’éternité qu’elle a été bien inspirée par son ancêtre.
Les préfets sont au service des institutions nationales et n’ont pas à cautionner par leur présence l’irrespect envers celles-ci de certains, toujours les mêmes qui en font d’ailleurs profession. Mme Séguin a eu raison de le rappeler.