FOCUS – Nouvel espoir pour les anciens salariés de Vencorex : Olivier Six, PDG de l’entreprise industrielle iséroise CIC Orio, a dévoilé, lundi 7 juillet 2025 sur la plateforme chimique du Pont-de-Claix, le projet de reprise baptisé Exalia. Cette nouvelle société nécessitera dans un premier temps un investissement de près de 60 millions d’euros dont 20 provenant de fonds privés. De quoi permettre de recruter 250 personnes d’ici 2027 pour faire d’Exalia une usine à la pointe de « la chimie de demain ».
« Nous vous avons réunis aujourd’hui pour annoncer une bonne nouvelle pour le territoire, pour la filière chimie et pour l’avenir industriel de notre pays, a lancé d’entrée Christophe Ferrari, président de la Métropole de Grenoble. Le projet de reprise de Vencorex n’est pas mort ! », a-t-il ainsi assuré avec enthousiasme, en liminaire d’une conférence de presse organisée par d’anciens salariés et des élus locaux sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix, lundi 7 juillet.
Deux mois après l’annonce de la liquidation de Vencorex par le tribunal de commerce de Lyon et le refus de la proposition de reprise des salariés sous forme de société coopérative d’intérêt collectif (Scic), l’espoir renaît en effet. Ce alors que la reprise partielle de l’entreprise chimique par la société hongroise BorsodChem, filiale du groupe chinois Wanhua, a laissé 400 salariés sur le carreau.

« Le projet de reprise de Vencorex n’est pas mort ! » a lancé Christophe Ferrari devant la presse. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Pourquoi ce regain d’optimisme ? Rien moins que l’annonce du projet de « renaissance industrielle » baptisé Exalia, qui promet de « créer la chimie de demain, décarbonée et souveraine », sur la plateforme pontoise.
À la barre, Olivier Six, PDG de la société d’ingénierie et d’installations métalliques CIC Orio basée à Champ-sur-Drac, épaulé par Séverine Dejoux, déléguée CGT, ex-technicienne chimiste chez Vencorex, tous deux soutenus à bout de bras par Christophe Ferrari, très impliqué dans le dossier Vencorex, comme président de la Métropole de Grenoble mais aussi maire de Pont-de-Claix.
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Une réflexion sur « Exalia : le projet de la dernière chance des ex-salariés de Vencorex pour « créer la chimie de demain » sur la plateforme de Pont-de-Claix »
D.accord, la nouvelle entreprise mise sur une approche « moderne, décarbonée et biosourcée ». Mais va-t-elle rester, comme il semble, dans le domaine de la chimie de base où elle va se retrouver confrontée comme Vencorex à des surcapacités mondiales avec des prix de marché très bas ?