FOCUS – Situation chaotique en marge du conseil municipal de Grenoble ce mardi 29 septembre. Des heurts ont éclaté lorsque des policiers municipaux ont empêché des élus LFI d’accéder à l’hémicycle avec des inscriptions pro-Palestine. Agents comme élus affirment chacun avoir été victimes de violences, et annoncent déposer plainte. Le conseil municipal, d’abord suspendu, a été ajourné. La maire de Grenoble Laurence Ruffin dénonce des actes « particulièrement graves », et cible le président du groupe LFI de Grenoble Allan Brunon, lequel conteste sa version des faits.
C’est par un refus autoritaire et insistant d’apparaître en photo ou en vidéo que les policiers municipaux de Grenoble ont accueilli Place Gre’net dans le hall de l’Hôtel de Ville mardi 29 septembre 2026. Des policiers chauffés à blanc, voire agressifs, alors que quelques heures plus tôt des heurts avaient éclaté avec… des élus LFI, quelques minutes après le début du conseil municipal. Une situation inédite qui a amenée la maire Laurence Ruffin à suspendre la séance, avant de finalement décider de la remettre à une date ultérieure.

Capture d’écran de la vidéo du Dauphiné libéré montrant l’altercation entre élus et policiers municipaux.
Le déroulé des faits ? Alors que Laurence Ruffin prenait la parole en ouverture de la séance, les élus du groupe d’opposition insoumis, absents de l’hémicycle, ont voulu la rejoindre, certains portant des keffiehs, et d’autres des inscriptions en soutien à la Palestine. Ils entendaient ainsi dénoncer le refus de Laurence Ruffin d’inscrire à l’ordre du jour une délibération visant à mettre fin au jumelage entre Grenoble et la ville israélienne de Rehovot. Une action s’apparentant, selon la maire, à une manifestation, interdite dans l’enceinte d’un conseil municipal.
Des policiers municipaux ont déposé plainte
Les trois policiers municipaux en faction devant la salle du conseil ont, dès lors, refusé son accès aux élus insoumis. S’en est suivi une confrontation musclée, notamment filmée par Le Dauphiné libéré, au cours de laquelle les agents, après avoir appelé des renforts, ont repoussé physiquement les élus, qui ont tenté de résister.
Trois policiers municipaux ont dû se rendre à l’hôpital, sans que leur état ne présente de gravité. De leur côté, les Insoumis dénoncent des traumatismes au bras et au poignet de leur collaboratrice de groupe, ou une entorse à la cheville incapacitante pour leur élue Kenza Doukhi.
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