EN BREF – L’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes signale une « forte suspicion de cas autochtone de chikungunya » sur la commune de Claix, dans la Métropole de Grenoble. Une opération de démoustication est prévue dans la nuit du 8 au 9 juillet, tandis qu’une enquête épidémiologique en porte-à-porte sera réalisée par la suite sur le secteur concerné.
L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes signale une « forte suspicion de cas autochtone de chikungunya » sur la Métropole de Grenoble, et plus précisément sur la commune de Claix. Dans un communiqué publié le lundi 7 juillet 2025, l’Agence régionale de santé indique que le cas lui a été signalé trois jours plus tôt. Il s’agit du deuxième cas autochtone enregistré cette année sur le territoire Aura, après celui de Montoison dans la Drôme, lequel a été suivi de deux autres cas de contamination.
« On parle de cas autochtone quand une personne a contracté la maladie sans avoir voyagé en zone contaminée dans les 15 jours précédant l’apparition des symptômes« , rappelle l’ARS. Maladie (de moins en moins) tropicale, le chikungunya est transmis d’une personne à une autre par le biais des piqûres du moustique-tigre. La maladie entraîne, entre autres, des douleurs articulaires et musculaires qui lui ont inspiré son nom: chikungunya signifie en Makondé « l’homme qui marche courbé« .
Une opération de démoustication déjà programmée
Quelles sont les actions mises en œuvre? Une opération de démoustication est programmée dans la nuit du 8 au 9 juillet, sur une « zone restreinte » de la commune de Claix. Menés par l’Eirad, les traitements visent à « limiter les risques de transmission à d’autres personnes en éliminant les gîtes larvaires et les moustiques adultes, vecteurs du virus« , précise l’ARS. Les personnes concernées ont été informées par un prospectus déposé dans leur boîte aux lettres.

Un cas autochtone de chikungunya est fortement suspecté par l’ARS à Claix. Des opérations contre le moustique-tigre vont être mise en place sur le secteur concerné. DR
En parallèle, une enquête épidémiologique sera réalisée en porte-à-porte dans le quartier où réside la personne atteinte de la maladie. « L’objectif est de s’assurer que les personnes vivant dans le secteur n’ont pas été contaminées par une piqûre de moustique-tigre, de les sensibiliser sur les symptômes du chikungunya et de leur indiquer la conduite à suivre en cas de symptômes« . Une fois encore, les personnes concernées ont été informées, de même que le maire de la commune et les professionnels de santé.
L’ARS rappelle les recommandations d’usage: les personnes revenant de voyage en zone tropicale doivent éviter de se faire piquer par des moustiques-tigres. La consultation d’un médecin doit par ailleurs être immédiate en cas d’apparition de symptômes. Les personnes qui résident dans un secteur où le moustique-tigre est présent doivent également faire preuve de vigilance et consulter en cas de doute. L’Agence renvoie enfin vers sa page dédiée, avec des conseils sur comment se protéger et se débarrasser de l’insecte.









