FOCUS – L’annonce, jeudi 10 avril 2025, du rejet de l’option d’une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) portée par les salariés pour la reprise de la plateforme chimique Vencorex de Pont-de-Claix s’est propagée comme une traînée de poudre en Isère. Aussitôt la décision du tribunal de commerce de Lyon en faveur du chinois Wanhua connue, les réactions se sont multipliées, tant au niveau local que national. Tour d’horizon.
L’annonce de la reprise de la plateforme chimique Vencorex du Pont-de-Claix par le Hongrois BorsodChem, entité du groupe chinois Wanhua, s’est propagée comme une onde de choc. La décision prise par le tribunal de commerce de Lyon, jeudi 10 avril 2025, a en effet suscité nombre de réactions, tout particulièrement dans le landerneau politique isérois et régional, avec force communiqués de presse adressés aux rédactions.

Christophe Ferrari accompagné des porteurs du projet de Scic pour Vencorex. © Joel Kermabon – Place Gre’net
« Sentiment de colère », « véritable catastrophe industrielle », « profonde indignation », ou encore « décision regrettable », voire « indifférence coupable du gouvernement »… Les expressions n’ont pas manqué pour fustiger tant la décision du tribunal que le manque d’engagement du gouvernement dans ce dossier. Ce alors même qu’Emmanuel Macron et son ministre de l’Industrie mettent régulièrement en avant les impératifs de relocalisation, d’autonomie stratégique et de souveraineté industrielle.
Les élus socialistes dénoncent « une faute politique » de la Région
La Région Auvergne-Rhône-Alpes n’a, elle non plus, pas été épargnée. Ainsi le groupe Socialiste, écologiste et démocrate a-t-il fait part « de son indignation face à la réaction trop tardive de la Région qui revendique aujourd’hui sa mobilisation mais dont l’engagement concret et formel en faveur du projet de société coopérative d’Intérêt collectif n’a jamais été acté à temps ». Ce en réaction à un communiqué de la collectivité se félicitant de son côté « de la préservation d’une cinquantaine d’emplois » par le repreneur chinois.

Najat Vallaud-Belkacem, présidente du groupe socialiste à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que les conseillers régionaux socialistes de l’Isère ont rencontré l’intersyndicale d’Arkema, lundi 7 avril 2025. © Joël Kermabon – Place Gre’net
De quoi agacer les élus socialistes. « Il est facile de se féliciter de la sauvegarde de 54 postes, mais comment ne pas regretter que [les autres] n’aient pu l’être, faute d’un véritable élan régional ?, ont-ils rétorqué. Malgré des déclarations publiques et des promesses orales, [la Région] n’a jamais concrétisé son soutien. Aucune lettre officielle signée, aucun montant engagé, aucune visibilité donnée aux porteurs du projet », a ainsi asséné le groupe. Lequel affirme que « ce rendez-vous manqué est une faute politique ».
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4 réflexions sur « Vencorex sous pavillon chinois : la consternation domine après la décision du tribunal de commerce de Lyon »
C’est vraiment le concert des politiciens et le bal des faux c…
Les mêmes qui s’indignent au nom de la souveraineté et du nucléaire, s’indignaient encore tout récemment du projet de centrale EPR2 au Bugey.
Amandine Germain (fausse PS vraie LFIcolo), Elisa Martin à 2 balles (pardon, 400 €), Guillaume Gontard (sénateur communiste repeint en vert), etc.
https://www.placegrenet.fr/2025/03/05/departement-de-lisere-un-voeu-vote-en-faveur-de-deux-reacteurs-epr-au-bugey-sur-fond-de-vives-tensions/647578
« C’est toute notre souveraineté industrielle qui se voit bradée »
Je rigole! La braderie n’est pas d’aujourd’hui …
Et les pôles « droite gauche » de ces pouvoirs alternés, non pour le « bien commun », mais pour l’intérêt d’un parti (qui se remodèle en arrosant suivant les saisons)
n’est pas innocent à la décomposition.
Mais la souveraineté industrielle après la guerre de 39-45 a bénéficié du plan Marchall, qui a aussi conduit à des entreprises « amis » made in USA. Là l’heure n’est-elle pas venu d’ avoir du made in China « ami » ?
« Ami » est aussi à prendre dans le même sens que « solidaire » , donc dans le sens politico-économique.
NB: « Si ma décomposition date (dès le début) de marchés amis (« Arabie Saoudite, Chili, Pérou, Brésil, Libye … à qui appartient le Paris FC à présent ?) mon anéantissement date lui de 1993 … 30 ans ont passé … et la terre tente toujours de tourner rond.
Ah c’est nouveau cette passion pour la chimie par ceux qui l’accusaient de détruire la planète.
Toujours à être contre quand il faut, et pour quand il faut … « Impossible n’est pas français », il faut être toujours eu quête d’un électorat de moutons, (à qui l’on apprend qu’à braire).
Je ne vois pas de salarié apte à fabriquer du jus de pissenlit, ni même un berger boire du jus de pissenlit.