REPORTAGE VIDÉO – La plateforme chimique Vencorex de Pont-de-Claix en redressement judiciaire depuis septembre 2024 ne sera pas reprise par ses salariés via une société coopérative d’intérêt collectif (Scic). Le tribunal de commerce de Lyon lui a en effet préféré, jeudi 10 avril 2025, l’offre de BorsodChem du groupe chinois Wanhua, qui ne reprendra, dans le meilleur des cas, qu’une cinquantaine de salariés sur 460. Une véritable douche froide et un « un sentiment d’écœurement » pour les salariés en lutte depuis huit mois pour sauver leur entreprise.
C’est avec beaucoup d’appréhension que les salariés de la plateforme chimique Vencorex de Pont-de-Claix attendaient, jeudi 10 avril 2025, le délibéré du tribunal de commerce de Lyon. Ce dernier devait statuer sur le sort de leur entreprise, en redressement judiciaire depuis septembre 2024 et menacée de liquidation. Résultat ? Les juges ont tranché en faveur du projet de reprise du concurrent de Vencorex, le chinois Wanhua qui reprendra tout au plus, via sa filiale hongroise BorsodChem, une cinquantaine de salariés sur les 464 que comptait initialement le site.
Une immense déception pour les deux salariés CGT et Olivier Six, le PDG de l’entreprise de chaudronnerie SIC Orio située à Champ-sur-Drac qui avaient monté en urgence un projet de coopérative d’intérêt collectif (Scic) et demandaient quatre semaines de délai supplémentaire au tribunal pour le finaliser. Lequel projet aurait permis, selon eux, de sauvegarder davantage de postes et de garder cet acteur majeur de la filière chimie du sud de l’agglomération grenobloise dans le giron de l’industrie française.
Leur offre n’a cependant pas convaincu le tribunal qui l’a jugée « irrecevable », invoquant notamment un plan de financement inabouti. Ce malgré l’annonce, mercredi 9 avril, du soutien de poids d’un industriel étranger apportant 44 millions d’euros dans l’escarcelle de la Scic.
Et en dépit de l’engagement financier de la Métropole de Grenoble et de la commune de Pont-de-Claix, confirmé par Christophe Ferrari, qui en est respectivement le président et le maire. Les deux entités avaient en effet déclaré être prêtes à devenir actionnaires du projet coopératif des salariés lors de la visite de l’ex-président de la République, François Hollande. Sans oublier la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui s’était déclarée prête, elle aussi, à participer financièrement au projet de Scic.
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Une réflexion sur « Reprise de Vencorex : la justice a choisi l’offre chinoise plutôt que celle des salariés, 300 nouveaux emplois supprimés »
Le collectif d’extrême gauchécolo Stop Micro voulait la peau de Vencorex, ils l’ont. Maintenant ils vont pouvoir concentrer tous leurs efforts sur ST Micro.
Et rappelons au passage que le maire de Grenoble et mentor de Laurence Ruffin dit des anarchistes qu’il « considère qu’on est de la même famille politique, et on ne dit pas de mal de sa famille ».
https://www.placegrenet.fr/2024/10/08/pollution-de-lisere-aux-pfas-le-collectif-stop-micro-denonce-un-scandale-sanitaire-et-appelle-a-faire-un-autre-choix-de-societe/637533