FOCUS – À quelques mois de la fin de son mandat, le groupe Métropole des territoires de progrès solidaire (MTPS) dénonce le « fonctionnement délétère » de la Métro et dresse un constat d’échec. En cause ? Les divisions au sein de la majorité mais aussi l’accord local dénoncé par la Ville de Grenoble concernant la représentation des communes. Aussi, le groupe MTPS, fort de plusieurs propositions, exhorte-t-il les conseillers métropolitains « au sursaut et à l’union », dans la perspective des élections de 2026.
« À quelques mois de la fin de notre mandat métropolitain, nous ressentons un profond sentiment d’échec. Si, au cours du mandat précédent, la constitution de la Métropole a permis de faire naître un territoire et de faire émerger plusieurs projets stratégiques, ce second mandat restera marqué avant tout par les divisions de la majorité et ses conséquences désastreuses. » Ainsi débute le courrier adressé le 4 avril 2025 à l’ensemble des conseillers métropolitains par le groupe centriste Métropole des territoires de progrès solidaire (MTPS).
« Ce qu’on a voulu dire, c’est qu’on ne peut pas permettre que la Métropole, qui a tourné au ralenti depuis des mois, reparte sur les mêmes bases que pour le mandat précédent », explique l’élu fontainois Laurent Thoviste, président du groupe. De fait, les élus MTPS dressent un constat d’échec mêlé de dépit concernant le fonctionnement « délétère » de la Métro.
« Au lieu de traiter des priorités du territoire, nous aurons consacré beaucoup de temps à arbitrer des débats internes et des querelles intestines, écrivent-ils dans leur courrier. L’explication principale tient sans aucun doute au fait que la majorité du président n’est pas celle qui l’a élu. Mais, plus profondément, elle tient aussi à une conception erronée du fait métropolitain », affirment-ils.
« On a fait de la tambouille politicienne », selon le groupe MTPS
Laurent Thoviste déplore une situation pour le moins paradoxale. « Qu’avons-nous fait pendant ce mandat ? On a fait de la tambouille politicienne. Vous avez eu un président élu par une majorité qui n’a pas gouverné avec cette majorité mais avec ceux qui avaient voté contre lui. C’est quand même extraordinaire ! , brocarde-t-il. On ne peut pas revivre ça ! »
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