FLASH INFO – La Confédération paysanne Auvergne-Rhône-Alpes a renouvelé la liste de ses représentants, lors du congrès national de l’organisation. Et profité de l’occasion pour adopter une motion dénonçant sans ambages le projet de ligne ferroviaire Lyon-Turin via les Alpes.
La Confédération paysanne Auvergne-Rhône-Alpes a renouvelé la liste de ses représentants, lors du congrès national du syndicat qui s’est tenu du mardi 15 au vendredi 18 avril 2025 à Langres, en Haute-Marne. Un rendez-vous pour lequel « près de 50 paysannes et paysans de la Région Aura se sont réunis pour partager ce temps syndical avec des confédéré·e·s des quatre coins de la France« , relate l’équipe de l’organisation régionale.
Les nouveaux représentants en question, au sein de la Confédération nationale? Vincent Mouginot pour l’Allier, Nicolas Clair pour la Loire, Vincent Delmas et Christophe Morantin pour la Drôme, Fanny Metrat pour l’Ardèche, et Raphaël Baltassat pour la Haute-Savoie. Sans oublier l’Isère, représentée par Pierre Berthet (La Ferme des pierres gardées, Velanne) et Paloma Cuevas (Les Sablières, Saint-Lattier).

La liste Confédération paysanne de l’Isère lors des élections à la Chambre d’agriculture en 2025. © Confédération paysanne de l’Isère
Le congrès national a aussi été l’occasion pour les confédérations paysannes d’adopter des motions, notamment « pour le droit au logement paysan, pour une viticulture paysanne et pour une utilisation d’outils numériques éthiques et sécurisés dans nos réseaux internes« . Du côté de l’organisation Aura, c’est le Lyon-Turin qui a été abordée, avec l’adoption d’une motion venant réaffirmer l’opposition du syndicat au projet de liaison ferroviaire à travers les Alpes.
Un « dangereux projet » menaçant 1 500 hectares de terres agricoles
« Le syndicat s’engage à lutter activement contre ce dangereux projet d’un autre âge inutile et imposé: 1 500 hectares de terres agricoles menacées, 265 kilomètres de tubes sous les montagnes, des millions de mètres cubes de déblais à déplacer, dépolluer et stocker… pour un budget de 26 milliards d’euros!« , dénonce ainsi la motion, adoptée par les confédérations Savoie, Isère, Rhône et Ain, et co-signée par l’entité régionale qui manifeste son opposition au projet depuis plus de dix ans.
Outre la Confédération paysanne, le projet de tunnel ferroviaire entre la France et l’Italie au travers des Alpes suscite une forte opposition de la part d’associations et de collectifs environnementalistes, qui se sont récemment réunis à Grenoble, mais aussi de la Ville de Grenoble et de son maire Éric Piolle. Alors que le Smmag a, pour sa part, engagé un million d’euros en sa faveur, au nom de l’amélioration de la desserte ferroviaire du territoire grenoblois.










