REPORTAGE – À l’appel d’une intersyndicale, des chercheurs, techniciens et étudiants se sont rassemblés dans la cour de la délégation régionale du CNRS de Grenoble, mardi 11 février 2025 sur le coup de midi. Au centre de leurs préoccupations, l’instauration de “Key Labs” au sein de l’organisme de recherche. En l’occurrence un nouveau label, annoncé au mois de janvier par le PDG du CNRS, décerné à des unités de recherche jugées d’excellence.
« Le CNRS se propose de mettre en valeur, parmi les laboratoires dont il assure la tutelle, les plus remarquables d’entre eux, ceux qui sont réellement de rang mondial. » Cette simple phrase figurant dans le projet de contrat d’objectifs, de moyens et de performance du Centre national de la recherche scientifique pour la période 2024 – 2028 a mis le feu aux poudres. Depuis, la grogne monte parmi les 30 000 salariés, remontés contre la création du label “Key Labs”1Laboratoires clés en français. décidée par Antoine Petit, le président de l’organisme de recherche. Des laboratoires seraient ainsi dotés de plus de moyens humains et financiers, au détriment d’autres unités de recherches.

L’entrée de la délégation régionale du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net.
Ainsi, à l’appel d’une intersyndicale, une quarantaine de chercheurs, de techniciens et d’étudiants se sont-ils rassemblés, mardi 11 février 2025 à midi, dans la cour de la délégation régionale du CNRS, sur la Presqu’île scientifique de Grenoble.
Ce pour protester contre ce label qui, selon eux, « favorisera la compétition plutôt que la coopération entre laboratoires » mais aussi pour dénoncer « l’opacité du mode de sélection unilatéral de la direction du CNRS », fait savoir l’intersyndicale.
La crainte des salariés et syndicats c’est que l’implication du CNRS soit alors plus forte, et plus pérenne, dans les laboratoires labellisés. « Cela va favoriser 25 % de laboratoires par rapport à d’autres. Il y a eu immédiatement une forte contestation de la part du personnel, de la part des instances et de la part, bien sûr, des syndicats », explique Pierre Giroux, secrétaire régional du SNTRS CGT Alpes.
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6 réflexions sur « Grenoble : levée de bouclier de chercheurs, techniciens et d’étudiants du CNRS contre les “Key Labs” »
Machin inutile
Faisons des économies
Des chercheurs qui cherchent, on en trouve.
Dès chercheurs qui trouvent, on en cherche.
Fermez ces usines à gaz…
« favorisera la compétition plutôt que la coopération entre laboratoires » ??? Il faudrait un calculateur du CNRS pour me dire lequel des 2 prédomine.
CNRS : Comme pour les présidents, ne faudrait-il pas lui réduire sa durée de vie … d” autant plus que si le CNRS est apte à analyser la décroissance, il pourrait aussi est apte à analyser pour ce qui concerne aussi sa croissance débridée.
40 pelés rassemblés 30 minutes à midi et ça fait l’objet d’une information nationale.…Pas étonnnant qu’on soit de plus en plus à la traîne des labos américains et asiatiques.…
Ceux là pourraient bien la grève toute l’année… Cela ne pénalisera personne ! Lol
Dans toute activité, il y a ce qui est clé et ce qui ne l’est pas.
Et moi, en tant que citoyen qui paye des impôts, je veux qu’ils aillent prioritairement à ce qui est clé.