FLASH INFO – La situation reste bloquée à la Clinique du Dauphiné (groupe Emeis) de Seyssins, où une grande partie du personnel participe à un mouvement de grève depuis le lundi 11 novembre 2024 au soir. Si 90 % des soignants et 80 % des non-soignants ont cessé le travail ce jour-là selon les représentants du personnel, dix jours plus tard, les négociations demeurent toujours au point mort.
La Clinique du Dauphiné tourne désormais au ralenti, la plupart des personnes étant en grève. L’établissement privé refuse en effet toute nouvelle entrée et a transféré ou accéléré la sortie de plusieurs patients. À ce jour, seules 80 personnes (sur les 150 places dont dispose la clinique) sont encore prises en charge, selon les représentants du personnel.
Le bras de fer entre la direction et les tenants du mouvement social entamé lundi 11 novembre se poursuit et a permis de confirmer les craintes des grévistes. « Ils nous ont présenté des plannings qui prouvent vraiment qu’ils veulent baisser les effectifs. Ils ne s’en cachent même plus« , explique ainsi Laure, représentante CGT du personnel.
La direction de l’établissement souhaite ainsi supprimer un poste par service… et conditionne l’acceptation de cette mesure aux autres négociations. « Là, on a eu une réunion à 14 heures, qui a duré quinze minutes. On leur a proposé de passer au point suivant, ce qu’ils refusent« , résume la syndicaliste.

Philippe Poutou s’est rendu sur le piquet de grève des salariés de la Clinique du Dauphiné. © CGT Clinique du Dauphiné
Le jeudi 14 novembre, à l’issue d’une réunion avec la direction, les membres du conseil social et économique (CSE) avaient en outre eu la mauvaise surprise de découvrir un ordre de réquisition de personnels, alors qu’une plainte avait été déposée pour entrave au droit de grève. Une réquisition contestée, le samedi suivant, devant le tribunal administratif de Grenoble… lequel a donné raison aux salariés grévistes et condamné la Clinique du Dauphiné à verser 1 500 euros.
Et maintenant ? Les grévistes ne désarment pas. Ils misent sur une vente de gâteaux organisée dans le centre-ville de Grenoble samedi 23 novembre, accompagnée d’une soirée dans un bar « pour essayer de trouver des sous« . Le tout suivi d’un appel aux dons. En attendant, les salariés se réjouissent d’avoir eu la visite de Philippe Poutou, porte-parole du NPA, qui a fait un crochet par leur piquet de grève lors de sa venue en Isère pour soutenir les salariés de Vencorex. Un autre mouvement inscrit dans la durée…
Image de une: piquet de grève devant la Clinique du Dauphiné. © CGT









