FLASH INFO – Le personnel de la Clinique du Dauphiné annonce avoir lancé un mouvement de grève illimité le lundi 11 novembre 2024 à partir de 19 heures. En cause : le mode de management de la direction et les conditions salariales appliquées dans cet établissement basé à Seyssins, spécialisé dans la prise en charge de troubles dépressifs et doté d’un service de gérontopsychiatrie.
La Clinique du Dauphiné avait déjà connu un mouvement social en octobre 2022. « Depuis cette sortie de grève, des changements de direction sont intervenus », indiquent les organisations syndicales par voie de communiqué. En l’occurrence, un nouveau directeur et un nouveau responsable des ressources humaines qui, affirment-elles, « s’attaquent désormais à l’organisation du travail, qu’ils jugent trop favorables, notamment sur la pose des congés annuels ». Un nouveau management qui « met en souffrance de nombreux salariés », ajoutent-elle.
Les syndicats dénoncent en particulier une dégradation des relations sociales, avec des « propos déplacés » de la direction et son refus de tout débat sur sa politique managériale. Mais aussi des délits d’entrave vis-à-vis des représentants du personnel au sein du comité social et économique (CSE) ainsi que « la menace d’une politique de flicage et d’avertissements ».

Le personnel de la Clinique du Dauphiné avait déjà suivi un mouvement de grève au mois d’octobre 2022. © Laure Drillat
À cela s’ajoutent en outre des revendications salariales: les organisations dénoncent ainsi une hausse des salaires inférieure à l’inflation, ce qui minore les contreparties obtenues lors du précédent mouvement de grève. Plus « un manque de transparence sur l’accord d’intéressement qui permet de ne pas s’acquitter de son paiement », ainsi qu’une demande d’expertise du CSE rejetée par la direction.
Enfin, la direction de la Clinique du Dauphiné et le groupe Emeis (ex-Orpea), auquel elle appartient, sont accusés de « gentrifier l’activité ». Ceci « au détriment des patients qui ne cessent de payer toujours plus pour des salariés […] payés de moins en moins ». Le mouvement serait suivi par 80 % des personnels non soignants et 90 % des soignants, selon les organisations syndicales. La direction a indiqué à Place Gre’net ne pas souhaiter s’exprimer à ce stade.










