FOCUS – Les tensions entre personnels grévistes et direction de la Clinique du Dauphiné ne retombent pas, cinq jours après le lancement d’un mouvement de grève. Après avoir fait appel à des salariés extérieurs à l’établissement pour remplacer ceux en arrêt de travail, les dirigeants de la clinique privée ont obtenu l’autorisation de réquisitionner des personnels pour assurer un service minimum. En retour, les salariés grévistes se tournent vers la justice.
Les tensions ne retombent pas à la Clinique du Dauphiné, établissement psychiatrique privé situé à Seyssins, dont les salariés sont en grève depuis lundi 11 novembre 2024 au soir. Alors que les personnels dénoncent le mode de management de leur hiérarchie, une baisse des effectifs qui dégrade les conditions de travail et des hausses salariales en berne malgré l’inflation, la direction a fait appel à des salariés extérieurs pour remplacer les grévistes… avant de leur adresser des réquisitions.
Jeudi 14 novembre en début d’après-midi, plusieurs salariés donnaient ainsi rendez-vous à la presse pour faire le point sur la situation. À ce moment-là, les négociations étaient au point mort, comme l’expliquait Laure1Les intervenants ont souhaité que seuls leurs prénoms soient diffusés, eu égard à leurs patients., représentante du personnel CGT.
Une seule entrevue avait eu lieu, vingt heures après le début du mouvement. Quand bien même la syndicaliste estimait que la situation relevait de l’urgence. Et de préciser que l’Agence régionale de santé ainsi que la préfecture avaient été alertées de la situation.
La Clinique du Dauphiné accusée d’entrave au droit de grève
Une nouvelle réunion entre grévistes et direction était prévue en début de soirée. Laure ne se faisait toutefois guère d’illusions sur son résultat, en particulier après avoir constaté que le groupe Emeis (anciennement Orpea) avait dépêché des salariés externes. Une manœuvre qui représente un délit d’entrave au droit de grève, selon l’avocat des salariés en lutte, Pierre-Henri Janot.
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